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Le Préfet de Police de Marseille au garde à vous devant les chiffres « truqués » de la délinquance

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Lors de ses vœux à la presse le Préfet de Police des Bouches du Rhône, Olivier de MAZIERE, a évoqué les chiffres « plutôt positif » de la délinquance sur son département.

 

Monsieur le Préfet n’a dû ni lire nos communiqués, ni les divers articles de presse, dont celui très détaillé du Canard Enchaîné, ni l’audit, qui confirme le « trucage » des statistiques de la délinquance à Marseille. « Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir » comme le dit le proverbe.

 

Oui les cambriolages baissent quand les tentatives sont requalifiées en dégradations.

 

Oui les violences baissent quand les vols avec violence sont requalifiés en vol simple.

 

La magie des chiffres permet que la réalité objective cède face aux rapports officiels.

 

Mais comment un système aussi corrompu peut-il perdurer ?

 

A l’origine la Police Nationale était censée se concentrer sur la protection de la population et garantir les libertés individuelles, les statistiques ne devaient être qu’un moyen de mesurer l’efficacité de l’institution. Assez naturellement, cependant, les préfets, directeurs et chefs de service ne tardèrent pas à se concentrer sur la quête de bonnes statistiques. Comme le sait aussi bien la population et les policiers de terrain, les mesures mises en œuvre pour avoir de bonnes statistiques ne sont pas les mêmes que celles dont on a besoin pour lutter contre la délinquance et le crime. Notre institution quand elle doit choisir entre les deux privilégie les statistiques.

 

Si un policier proteste en disant que ces statistiques ne sont que des chiffres sans valeur et se conduit comme si ce n’était que des chiffres sans valeur pour se concentrer sur son « vrai » travail, il n’aura pas d’avancement, de mutation et subira souvent le « harcèlement » de sa hiérarchie. Cette perte de sens de notre métier pousse les policiers au burnout, à la dépression voir au suicide, dans l’indifférence générale.

 

Il en va de même quand l’institution policière déclare que l’utilisation des statistiques est la meilleure méthode pour évaluer son activité. Le système a suffisamment d’autorité pour influencer les normes devant servir de base à la production statistique. Les chefs de service consacrent tout leur temps à obtenir de bonnes statistiques. Les postes convoités reviennent à ceux qui ont les meilleures statistiques, lesquels soutiennent naturellement le système qui les a mis en place. Le contrôle du système de la production de statistique lui donne plus de pouvoir et lui permet de s’autojustifier.

 

Cette gestion par statistiques a été utilisé par Mao ZEDONG pour gérer de la production céréalière, lors de son « Grand Bon » en avant entre 1958 et 1961. Les statistiques étaient formelles, la production a augmenté de 50%, mais le peuple mourrait de faim.

 

Aujourd’hui en France les chiffres de la délinquance sont bons, mais dans la « vraie » vie des victimes continuent de souffrir de crimes et de délits, qui ne sont mêmes pas enregistrés par les pouvoirs publics qui veut que, comme dans la Chine communiste d’il y a 60 ans, la réalité soit conforme à leurs attentes !!!

 

 « Les faits ne cessent pas d'exister parce qu'on les ignore. » Aldous Huxley

 

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