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Ministère de l’Intérieur : l’exemplarité c’est pour « le petit personnel » pas pour LE Chef !!!

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Est-ce que Monsieur CASTANER, Ministre de l’Intérieur, est un « commissaire politique » ou le « premier flic de France » ?

 

Si c’est un « commissaire politique », il est au-dessus des Lois, comme les députés qui peuvent nous diriger sans avoir un casier judiciaire vierge et qui ont renié une promesse de campagne du candidat MACRON. Dans ce cas sa mission n’est pas l’application de la Loi, mais de faire la propagande du Parti. On est d’accord ou pas, mais il y a une logique.

 

Si il est bien « premier flic » de France l’article R. 434-12 du code de la sécurité intérieure, portant sur le « crédit et renom de la police nationale et de la gendarmerie nationale », s’applique donc à lui.

 

Que dit cet article :

 

« Le policier ou le gendarme ne se départ de sa dignité en aucune circonstance.

En tout temps, dans ou en dehors du service, (…) il s’abstient de tout (…) comportement de nature à nuire à la considération portée à la police nationale et à la gendarmerie nationale. Il veille à ne porter, par la nature de ses relations, aucune atteinte à leur crédit ou à leur réputation. »

Commentaire officiel du Ministère de l’Intérieur :

Le devoir d'exemplarité découle directement du statut et de la qualité du policier ou du gendarme. Susceptible d'être assimilé à l'institution qu'il sert, il doit en tenir compte dans sa vie professionnelle et personnelle. En ou en dehors du service, le policier ou le gendarme ne saurait adopter un comportement ou une attitude (tenue, propos, ...) susceptibles d'altérer la crédibilité de son action en service et/ou de porter atteinte à l'image et la réputation de l’institution qu'il représente.

(…) Ce manquement recouvre par ailleurs des actes extrêmement diversifiés dont la gravité varie. (…)

Il convient de noter que l'obligation « de ne pas porter atteinte au crédit de l'institution » s'analyse comme une obligation de résultat.

Aussi, le policier ou le gendarme dont les propos tenus en privés sont de nature à porter atteinte au crédit de l'institution et qui ont, in fine, été relayés et portés à la connaissance de son administration ou du public, peut se voir reprocher un tel manquement, indépendamment de l'existence ou non d'une faute distincte. »

 

Monsieur CASTANER a porté atteinte au crédit et renom de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale, par SON comportement filmé et rapporté par la presse qu’il a eu le samedi 9 mars 2019 au Noto, quand bien même il s’agissait de sa vie privée, comme on vient de le voir.

 

Pour rappel de nombreux collègues voient leur carrière brisée suite à des sanctions administratives pour leur comportement dans leur VIE PRIVEE. Ces sanctions sont validées par le Ministre de l’Intérieur, donc en ce moment Monsieur CASTANER. Quel crédit apporter à des sanctions prononcées par un homme, qui ne respecte pas lui-même notre code déontologie ?

 

Pour VIGI. il y a trois solutions légales :

 

  • * Soit modifier le code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale, pour que nous ayons le droit, nous aussi au respect de notre vie privée. En conséquence, annuler toutes les sanctions administratives prononcées contre nos collègues pour manquement au crédit et renom de notre institution, suite à des comportements ayant eu lieu dans le cadre de la vie privée ;
  • * Soit démettre Monsieur CASTANER de ses fonctions, pour manquement à l’article R. 434-12 du code de la sécurité intérieure ;
  • * Soit modifier le code de déontologie sur ce point pour l’avenir ET démettre Monsieur CASTANER de ses fonctions, pour l’ensemble de « son œuvre ».

 

Tout autre solution, comme « un ministre l’intérieur non exemplaire continuant de sanctionner nos collègues pour leur comportement dans leur vie privée », serait incompréhensible dans une République.

 

Il faudrait alors assumer officiellement que la carte du Parti donne des passes-droits et privilèges, y compris de couvrir des agressions sexuelles ou de laisser nos collègues mourir, sans être inquiété par la Justice.

 

Vivement qu’on ait un Ministre de l’Intérieur qui montre l’exemple, comme un Napoléon au pont d’Arcole :

 

 

« La morale publique est le complément naturel de toutes les lois ; elle est à elle seule tout un code » Napoléon Bonaparte.

 

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