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Mort de notre collègue de la brigade fluviale : la Préfecture de Police en eau trouble

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Le 5 janvier 2018 se produisait un drame sur la Seine : notre collègue Amandine GIRAUD, plongeuse de la brigade fluviale de la Préfecture de Police, est morte noyée lors d’un entraînement, organisé « au pied levé », alors qu’il était « irréalisable » ce jour là à cause de la crue du fleuve.

 

Le canard enchainé revient sur l’avancée de l’enquête dans son édition de ce jour, 5 septembre 2018, soulignant de nombreux dysfonctionnements, qui ont causé la mort de notre collègue :

 

  • Ligne de vie détachée par nos collègues sur le bateau ;

 

  • Contrôle des équipements fait de matière non rigoureuse, comme par exemple le gilet stabilisateur, que notre collègue n’a pas pu gonfler et qui aurait pu lui sauver la vie ;

 

  • Un témoin, plongeur amateur, a essayé d’alerter nos collègues, mais le temps qu’ils comprennent, il était trop tard.

 

Tous ses dysfonctionnements posent des questions :

 

  • Nos collègues avaient-ils la formation et l’expérience nécessaire pour encadrer notre collègue Amandine ?

 

  • Pourquoi le matériel n’est pas vérifié correctement ? Des raisons budgétaires ?

 

  • Comme dans l’affaire BENALLA, qui la Préfecture de Police veut protéger par ses mensonges ?

 

Cette collègue était adhérente à l’UNSA-Police, qui avait dit qu’il « ne lâcherait rien » pour identifier le ou les responsables des fautes commises. Cependant ce syndicat n’a pas fait le choix de se porter partie civile dans la procédure. Du coup dans l’intérêt de la profession et pour soutenir la famille de notre collègue, notre syndicat VIGI. s’est porté partie civile par la voix de notre avocat, Maître BOUZROU, en juin dernier.

 

Une fois de plus la presse et la nomination d’un juge d’instruction semblent les seuls remparts à l’opacité de la Préfecture de Police, qui au début parlait d’un « entrainement prévu de longue date » et a refusé l’aide des plongeurs du RAID pour participer aux recherches pour retrouver notre collègue. De plus, le plongeur amateur a eu des difficultés pour faire enregistrer son témoignage. Des consignes avaient-elles été données pour éviter que les dires de ce témoins « gênant » pour la Préfecture de Police apparaissent dans la procédure ?

 

« Les vies humaines ne semblent pas avoir une valeur inestimable pour les hommes de pouvoir. Ce ne sont finalement que des statistiques » Christiane VILLON

 

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