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Nous n’appelons pas à l’état d’urgence contre les gilets jaunes, mais à la démission de ceux qui (dés)organisent les maintiens de l’ordre

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Nous saluons tous nos collègues policiers et gendarmes pour leur dévouement, professionnalisme et courage qui, durant une journée interminable, ont bravé des bandes d'individus dont le seul but était d'en découdre avec les forces de l'ordre public.


Nous exprimons toute notre reconnaissance et sympathie à nos collègues blessés lors de cette journée infernale et leur souhaitons un prompt rétablissement.


Nous dénonçons cette violence et ces actes de vandalisme qui démontrent la présence de groupes extrémistes et groupes de casseurs-voleurs, entachant de fait le mouvement des gilets jaunes.


Mais de nombreuses autres manifestations de gilets jaunes se sont déroulées pacifiquement. A PAU nos collègues ont même enlevé leurs casques en soutien aux revendications du mouvement pour l’augmentation du pouvoir d’achat.

 

Le syndicat Alliance Police Nationale demande pourtant l’état d’urgence… pour demander une chose pareille, ça doit faire bien longtemps, que leurs permanents ne savent plus de quoi ils parlent. En effet cela ne résoudrait rien. La violence appelle la violence. Cependant parler des conditions de travail de nos collègues oui !!!

 

Hier sur le plateau de CNews, la porte-parole de la Préfecture de Police, la commissaire divisionnaire Johanna PRIMEVERT a déclaré à notre représentant, avec mépris et arrogance, que nos collègues engagés sur les missions de maintien de l’ordre à Paris devraient de nouveau faire des vacations de plus de 20h et qu’ils n’auraient pas tous le temps de manger.

 

 

On constate que les plus gros débordements sont arrivés quand nos collègues avaient déjà atteint les 13h légales d’amplitude de travail. La Préfecture de Police a une nouvelle fois laissé volontairement nos collègues épuisés sur le terrain. Et on ne réagit pas de même façon au bout de 13h de boulot.

 

La commissaire divisionnaire Johanna PRIMEVERT, qui parle au nom du Préfet de Police, touche des primes de plusieurs dizaines de milliers d’euros tous les ans pour être une « y a cas, faut qu’on » dans un bureau. Pendant ce temps, nos collègues sur le terrain, qu’elle confond avec des matricules déshumanisés, n’ont au mieux que 300€ de prime, voient leurs heures de nuit indemnisées 0,97 centimes de l’heure et eux doivent assurer le job pour de vrai en prenant de vrais risques !!!

 

L’arrogance de nos bureaucrates est telle, que Madame Johanna PRIMEVERT, porte-parole de la Préfecture de Police, pense que nous les « flics » nous n’avons pas de liberté d’opinion, quand nous ne sommes pas en service. Alors oui c’était vrai, mais dans le code de la fonction publique de VICHY. Serait-il de nouveau en vigueur ? Sinon c’est une honte de payer une commissaire aussi chère tous les mois, pour qu’elle vienne dire n’importe quoi à la télévision.

 

Nous demandons que la commissaire divisionnaire Johanna PRIMEVERT puisse suivre une formation de remise à niveau en droit administratif.

 

Mais Madame Johanna PRIMEVERT n’est que la porte-parole du Préfet de Police. Aussi nous demandons la démission de Monsieur Michel DELPUECH pour sa gestion catastrophique des maintiens de l’ordre des gilets jaunes à Paris. En effet, comment pouvoir faire notre travail alors même que nous sommes épuisés et utilisés en dehors du temps légal de travail ? Les CRS sont reconnus dans le monde entier pour le savoir-faire, encore faut-il avoir des personnes compétentes pour les diriger !!!

 

Nous demandons également la démission de Monsieur Alain GIBELIN, Directeur de l’Ordre Public et de la Circulation (DOPC). Depuis qu’il occupe ce poste son incompétence en matière de gestion du maintien de l’ordre n’est plus à démontrer. Mais il est bien en cour, vu qu’il a été fait officier de l’ordre national du mérite le 7 novembre dernier. Une récompense pour ses parjures devant les parlementaires dans l’affaire BENALLA-MACRON ?

 

Enfin il est urgent que les responsables politiques légifèrent afin d'interdire aux manifestants le port de cagoules, masques ou autres éléments camouflant le visage. Cela permettrait aux forces de l'ordre une interpellation immédiate pour les retirer de toute manifestation pacifique et cela dans un cadre légal. 


De plus, il est nécessaire que la justice adopte des mesures fermes à l'encontre de ces auteurs qui agressent physiquement ou verbalement les représentants des forces de l'ordre.


L'ensemble de nos collègues, en préservant la sécurité des citoyens, n'ont pas à être pris pour cible, à subir une telle violence par des délinquants et ceci, en toute impunité.

 

Extrait du discours de Jean JAURES à la Chambre en juin 1906 :

 

 

« Oui, monsieur le ministre ; la violence, c’est chose grossière, palpable, saisissable chez les ouvriers : un geste de menace, il est vu, il est noté. Un acte de brutalité, il est vu, il est retenu. Une démarche d’intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges. (…) 

 

Ah ! Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale.

 

Cela ne fait pas de bruit ; c'est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoires, dans ses courroies, a pris l'homme palpitant et criant ; la machine ne grince même pas et c'est en silence qu'elle le broie.

 

La même opposition, elle éclate dans la recherche des responsabilités. De même que l'acte de violence ouvrière est brutal, il est facile au juge, avec quelques témoins, de le constater, de le frapper, de le punir ; et voilà pourquoi toute la période des grèves s'accompagne automatiquement de condamnations multipliées.

 

Quand il s'agit de la responsabilité patronale ? Ah ! laissez-moi dire toute ma pensée, je n'accuse pas les juges, je n'accuse pas les enquête, je n'accuse pas, parce que je n'ai pu pénétrer au fond du problème, je n'accuse pas ceux qui ont été chargés d'enquêter sur les responsabilités de la Courrières, et je veux même dire ceci, c'est que quel que soit l'esprit d'équité, même s'ils avaient le courage de convenir que de grands patrons, que les ingénieurs des grands patrons peuvent être exactement des délinquants comme les ouvriers trainés par charrettes devant les tribunaux correctionnels, même s'ils avaient ce courage, ils se trouveraient encore devant une difficulté plus grande, parce que les responsabilités du capital anonyme qui dirige, si elles sont évidentes dans l'ensemble, elles s'enveloppent dans le détail de complications, de subtilités d'évasion qui peuvent dérouter la justice. Tel ingénieur peut dire : "Oui, on est descendu dans la mine quoique l'incendie fût déjà déclaré, mais en vertu des recherches chimiques et théoriques antérieurs, il n'y avait pas le péril qui n'a été révélé qu'après, par l'événement".

 

Ainsi, tandis que l'acte de violence de l'ouvrier apparaît toujours et est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrières des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle d'évanouit dans une sorte d'obscurité (...). »

 

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