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Police de Sécurité du Quotidien : beaucoup de bruit pour pas grand-chose

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Les personnels de la Police Nationale attendait beaucoup de la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ), mais on va devoir encore attendre. Nous n’avons eu qu’une tentative de coup de com’ basé uniquement sur des annonces et rien de concret. Et c’est marrant dans la Police Nationale on ne croit plus aux promesses, on veut du concret.

 

En avant-propos, notons que malgré l’autosatisfaction du Ministre de l’Intérieur, 70 000 réponses aux questionnaires sur 250 000 policiers, ça fait 72% de nos collègues qui n’ont pas pu répondre !!! Et pour cause il fallait avoir un accès à l’intranet via un ordinateur Police Nationale. La bonne nouvelle c’est que la PSQ prévoit une « révolution numérique ». Comme ça tous nos collègues de terrain pourront répondre à la prochaine consultation.

 

Une mesure intéressante :

 

  • Recruter des personnels administratifs et techniques, pour permettre des policiers actifs sur le terrain.

 

 Des mesures pouvant être intéressantes avec quelques correctifs :

 

  • 10 000 recrutements sur 5 ans.

 

Problème n°1 : le concours n’attire pas des personnes ayant le niveau de le passer. Malgré plus de 25 000 inscrits au premier concours de 2017, 300 postes n’ont pu être pourvus.

Solution : revaloriser le salaire et proposer un dérouler attractif de carrière, ce qui semble compliqué avec un point d’indice gelé, la remise en place du jour de carence, les limitations de l’avancement, etc.

 

Problème n°2 : ces 10 000 recrutements potentiels, ce n’est pas 10 000 policiers en plus, comme sous-entendu, car la com’ ministérielle ne tient pas compte des départs à la retraite, disponibilités et démissions.

Solution : baser la réflexion sur des chiffres complets

 

  • Une révolution numérique avec l’équipement des policiers de 50 000 tablettes.

 

Problème : c’est d’ici 2020 et le XXIème siècle a déjà commencé il y a 18 ans. Problème n°2 : 66% des effectifs ne passeront pas dans l’aire du numérique, malgré ce déploiement.

 

Solution : investir plus et plus vite. Les policiers veulent tous pouvoir utiliser le numérique, comme notre Président de la République aux deux smartphones sur son portrait officiel.

 

  • Mettre fin à la politique du « chiffre » et que la population participe à l’évaluation de sa police.

 

Problème n°1 : la politique du « chiffre » a été remplacée par une politique de « l’indicateur » selon le Directeur Départemental de la Sécurité Publique du 91 et le Directeur Général de la Police Nationale.

Solution : arrêter de nous prendre pour des « cons » en jouant sur les mots ;

 

Problème n°2 : quand et comment la population pourra évaluer sa police ?

Solution : donner une date tout de suite, pour éviter que le projet soit « oublié ».

 

  • Mettre fin à certaines tâches indues.

 

Problème n°1 : les déléguer à la sécurité privée, quand on sait les problèmes connus dans la sûreté aéroportuaire et ce que soulève le récent rapport de la Cour des Comptes pour l’habilitation des agents de sécurité privé par le CNAPS, semble pour le moins dangereux.

De même on voit bien l’incohérence à utiliser des sociétés privées pour gérer les « contraventions » pour le stationnement payant.

Solution : créer des nouveaux corps de fonctionnaire pour certaines missions, si les corps déjà existant ne peuvent pas assurer ces tâches. Une idée : recréer le corps des Agents de Surveillance de Paris (ASP).

 

  • + 150 millions d’euros de budget par an :

 

Problème n°1 : on ne sait pas comment il va être dépensé. Si ces pour grossir les primes nos hauts hiérarques ça ne va rien changer pour nous, policiers et la population. Pas plus que si cet argent passe en réceptions « petits fours, champagne ».

Solution : affecter clairement ces crédits aux matériels et locaux des collègues allant sur le terrain, avec un bilan pouvant être consulté en toute transparence.

 

La mesure provoc’ de la « reconquête républicaine » pour faire croire qu’avec Macron, « on est des durs » :

 

Notre Ministre de l’Intérieur a ouvert son « show » par « la sécurité est la première des libertés ». Oui parce que notre Ministre c’est un « dur ». Sauf que la phrase ne veut rien dire. La sécurité n’est pas une Liberté. Elle permet de garantir les libertés individuelles. Enfin jusqu’en 2014, date à laquelle cette mission a été supprimée de notre Code de Déontologie.

 

Donc, 30 zones de « reconquête républicaine » en 2018 et 30 nouvelles zones en 2019. Cela fera 60 zones au total.

 

Pour trouver ces zones de « reconquête » les équipes de com’ ont presque copié la carte des Zones de Sécurité Prioritaire de VALLS.

 

Désigner 60 zones, permet d’éviter d’avoir à assurer la sécurité de tous sur tout le territoire, car le gouvernement n’aura besoin de communiquer que sur ces zones dans son bilan. Le reste des français peut vivre dans l’insécurité ce n’est pas grave. Et qu’on se rassure pour la sécurité de notre Président de la République, il a doublé sa garde prétorienne fin 2017.

 

1300 effectifs dédiés. Traduction on va les ponctionner dans d’autres services, qui ne pourront plus fonctionner, pour dédier des effectifs à la « reconquête » .

Mais d’où vont venir ces effectifs le 1er septembre prochain ? Des mutations : personne ne veut aller dans ces zones, sans aucune compensation. Des sorties d’école : ce serait une fois de plus envoyer nos collègues avec le moins d’expérience dans des zones qui en nécessité beaucoup. A croire que notre Ministre veut pousser les policiers à la faute !!!

 

Les mesures incantatoires du « sorcier » Gérard COLLOMB pour la Police Nationale :

 

  • « Une ambition retrouvée »: mais rien pour redonner un sens à notre métier (50 suicides en 2017 et déjà 8 en 2018).

 

  • « Du sur-mesure » : annonce sans rien de concret

 

  • « Un travail partenarial avec la Gendarmerie Nationale »: comme le dit un proverbe russe « on n’est jamais ami par la force ». A quand la fusions de la Gendarmerie, qui assure 95% de missions civiles, avec la Police Nationale ? Car ça se serait concret.

 

  • « La réforme pénale »: la Justice doit faire ci ou ça… mais elle indépendante. De plus cette réforme vise uniquement à adapter la Justice au budget prévu par Bercy, plutôt que d’adapter le budget de Bercy en fonction des besoins de la Justice.

 

La mesure la plus incohérente : « pas de respect sans crédit »

 

On aimerait bien savoir à combien s’achète le respect ? C’est peut-être en croyant en cette affirmation que le Ministère de l’Intérieur donne à nos hiérarques des primes pouvant aller jusqu’à plus de 100 000€. C’est pour acheter leur respect !!! Tout s’explique finalement.

 

Sauf que dans la « vraie » vie le respect ça ne s’achète pas, ça se gagne, se mérite. On achète juste la servilité.

 

 

 

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