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Rapport parlementaire sur le continuum de sécurité

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Le rapport parlementaire des députés Jean-Michel FAUVERGUE et Alice THOUROT sur la coproduction de sécurité a été rendu aujourd’hui officiellement. Il propose 78 mesures pour compléter la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ).

 

L’une d’entre elles est l’armement des policiers municipaux.

 

Dans le contexte actuel, où la Police Nationale n’a pas les moyens matériels, ni le personnel pour assurer ses missions convenablement, une recrudescence des actes de terrorismes ou de déséquilibrés et où les policiers municipaux sont pris pour cibles, il semble cohérent de les armer, d’autant que nous travaillons de plus en plus sur des missions communes.

 

En revanche, une fois sorti de ce contexte il faudrait que l’Etat reprenne 100% de ses missions régaliennes.

 

Cependant le but de ce rapport semble uniquement de faire des économies sur la Police Nationale, pour ne pas augmenter le budget du Ministère de l’Intérieur, pour basculer la dépense sur les communes. Finalement, nous sommes une fois de plus dans une recherche d’économie budgétaire au niveau national, au détriment de la sécurité de tous.

 

En effet, armer les policiers municipaux coûtent chers, car en plus des armes, il y a la formation, leur stockage, etc. Une obligation d’armement, mais pas de budget pour accompagner les communes, qui ne peuvent pas payer toutes ces charges. Dans l’application cela causerait une rupture de l’Egalité sur le territoire concernant la sécurité.

 

Et la justification que 84% des policiers sont déjà armés ne peut que faire rire, cette comptabilité mettant au même niveau une gazeuse et un calibre 38.

 

Les autres mesures sont de vendre des missions régaliennes aux sociétés privées, qui « pèse 6,6 milliards d’euros ». Là on ne se cache même plus, c’est une histoire de « gros sous ».

 

Demain des policiers nationaux pourraient se voir interdit l’accès à leur commissariat, car un agent de sécurité estimerait qu’ils ne peuvent pas entrer. Quand on voit les difficultés pour nos collègues de la Police Aux Frontières pour travailler avec les sociétés de sûreté dans les aéroports, on préfèrerait que le système ne soit pas étendu à toutes les directions, en pire.

 

Pour les missions à déléguer, le transfert de scellés, vu le salaire d’un agent de sécurité, l’un d’entre eux pourrait se laisser tenter, contre un « petit billet » de perdre un scellé. De même, l’accompagnement d’un détenu non dangereux semble utopique, car qui dit que le détenu ne va pas devenir dangereux ?

 

Tout n’est pas à jeter : au moins deux bonnes idées à retenir.

 

Transférer au secteur privé la surveillance et la gestion des Centres de Rétention Administrative. En effet, la surveillance de retenus administratifs n’est pas une mission de police et mobilise une grande quantité d’effectifs inutilement.

 

Créer un tronc commun de formation des forces de sécurité, permettrait effectivement une meilleure compréhension des autres forces de la sécurité intérieure, tout facilitant le passage d’une carrière à une autre.

 

« Quis custodiet ipsos custodes ? » JUVENAL

 

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