Inscription      Connexion      Contact         picto fb     picto twitter     logo youtube

4 minutes reading time (851 words)

Ultra-Droite et Ultra-Gauche, VIGI. réagit dans 20 minutes

Lu-pour-vous-ultra-droite-et-ultra-gauche-20-minutes

Le secrétaire général et le secrétaire fédéral en charge du renseignement de VIGI expliquent à 20 minutes la monté des "Ultras" de droite et de gauche, qui veulent imposer leurs idées par la violence.

 

 

 

ULTRA-DROITE: COMMENT LOGAN ALEXANDRE NISIN S’EST AUTORADICALISÉ DEVANT SON ÉCRAN D’ORDINATEUR ?

 

 

RADICALITE Le jeune Logan Alexandre Nisin, soupçonné d’avoir préparé un attentat contre plusieurs responsables politiques, était très actif sur Internet…

 

L’homme de 21 ans interpellé en juin, qui projettait des attentats contre plusieurs responsables politiques, était passé par plusieurs groupes d’extrême-droite.

 

Il tenait une page Facebook à la gloire du tueur norvégien Anders Breivik.
Plusieurs sites et forums influencent les plus radicaux de ces militants.

 

« Il jugeait l’AF trop politique, trop consensuelle, pas assez extrême dans l’action », a expliqué François Bel-Ker quand on lui demandait les raisons du départ de ce militant. Autre description du bonhomme : « Blessures intérieures profondes, un léger handicap physique qui aurait généré une victimisation, et par la suite un besoin de reconnaissance, d’où son culte pour Breivik. » Anders Breivik justement. Logan avait sa page Facebook à la gloire du Norvégien (« un meurtrier », insiste l’Action française) sur laquelle il posait, en décembre 2016, avec son fusil à pompe Baikal calibre 12, raconte Le Monde.« La crainte, c’est un individu isolé, déséquilibré, surtout des jeunes qui veulent de l’action ».Antoine Berth n’évite pas la question sur l’activisme en ligne : « Notre chef de section à Marseille nous avait avertis, il lui avait demandé d’arrêter avec ses pages pro-Breivik. C’est ce qui l’a poussé à partir de lui-même. ».Une Action française insuffisamment dans l’action, selon Logan, profil-type du jeune en déshérence idéologique, de ceux qui inquiètent le plus les services de renseignement du côté de l’extrême droite.

 

« La crainte, c’est un individu isolé un peu déséquilibré, surtout des jeunes qui veulent de l’action. Les autres on commence à les connaître, ce sont des groupes bien identifiés, pas très nombreux, qui partent parfois s’entraîner à manipuler des armes en Pologne et ou autres pays de l’Est », explique Jérôme Gigou, secrétaire national du syndicat Vigi.

 

En juillet 2016 paraissait dans les médias un extrait de l’audition de Patrick Calvar, ex-patron de la DGSI déclarant redouter « une confrontation entre l’ultra-droite et le monde musulman - pas les islamistes mais bien le monde musulman »...

 

ULTRA GAUCHE: QUI SONT CES GROUPUSCULES REDOUTÉS PAR LES FORCES DE L'ORDRE?

 

SECURITE Ces derniers mois, policiers et gendarmes ont été pris pour cibles à plusieurs reprises par des groupes se réclamant de l’ultra-gauche…

 

Lors de son discours devant les forces de l’ordre, Emmanuel Macron a pointé du doigt les groupuscules d’ultra-gauche.
Depuis plusieurs mois, ils multiplient les attaques contre les policiers et les gendarmes....

 

« Ils s’attaquent aux banques, aux forces de l’ordre, à tout ce qui peut représenter la mondialisation, l’autorité », explique à 20 Minutes Jérôme Gigou, secrétaire national en charge du renseignement au syndicat Vigi ministère de l’Intérieur.

 

Ce sont souvent « des personnes assez jeunes, ultra-violentes », qui se déploient dans les cortèges sous la forme de « blacks blocs », c’est-à-dire cagoulés et habillés en noir, et qui ont reçu des formations pour apprendre à « résister aux forces de l’ordre », ajoute-t-il. Parfois, ils reçoivent même l’aide de militants venant d’autres pays.

 


Ces activistes « se retrouvent après avoir répondu aux appels lancés sur les réseaux sociaux puis se dispersent juste après », souligne Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat Vigi, très au fait des questions liées au renseignement. Selon lui, il s’agit « de gens bloqués dans leur idéologie, avec qui il est impossible de débattre ». « Si on n’est pas d’accord avec eux, c’est qu’on est fasciste. Du coup, ils utilisent la violence pour tenter d’imposer leurs idées », poursuit-il. Selon lui, ces militants, qui se mêlent aux manifestants pacifiques en dissimulant du matériel de combat comme des cocktails molotov ou des barres de fer, se montre à travers les années de plus en plus violents.

 

Néanmoins, ces groupuscules représentent bel et bien « un danger que les services de renseignement essaient de canaliser tant bien que mal », assure Jérôme Gigou.

 

Mais les autorités redoutant d’autres attentats commis par Daesh, l’ultra-gauche n’est plus une priorité pour le renseignement territorial et la DGSI, estime une source proche du dossier contactée par 20 Minutes. Il manque aux enquêteurs, dit-elle, « une vision d’ensemble » de ces groupuscules disséminés un peu partout en France.

 

« Des techniques de guerre » Alexandre Langlois s’inquiète notamment des activistes partis en Syrie combattre Daesh et Bachar al-Assad, aux côtés des Kurdes, à l’image des membres de la brigade « Henri Krasucki ». « Quand ils reviennent sur le territoire, ils maîtrisent des techniques de guerre », poursuit-il. Pourtant, selon lui, ni la DGSI, ni le renseignement territorial ne les suivent. « Une fois rentrés, on ne sait pas ce qu’ils font, ni où ils se trouvent. »

 

Une chose est sûre : ils sont de plus en plus redoutés.

 

×
Stay Informed

When you subscribe to the blog, we will send you an e-mail when there are new updates on the site so you wouldn't miss them.

Incendie chez les gendarmes de Meylan: "Une escala...
Comment appliquer le discours philosophique de Mon...

Newsletter

Recevez la newsletter Vigimi en remplissant les champs ci-dessous
J'accepte la Politique de confidentialité

Contact

tel footer06 22 77 85 43

Suivez-nous