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Un an après la tentative d’assassinat de deux de nos collègues à VIRY-CHATILLON : le bilan

Viry-chatillon-un-an-2

 

Est-ce que la colère des policiers a été entendue ?

 

Octobre 2016 : la réponse de Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale à la colère sociale des policiers est l'ouverture d'une enquête IGPN contre nos collègues ayant manifesté Paris. Il estime que « les policiers ne peuvent outrepasser les devoirs que leur impose leur statut ».

 

Un an après : la réponse de Monsieur le Ministre de l’Intérieur à la colère sociale des policiers est « Lorsqu'on fait partie des forces de l'ordre, je crois qu'il faut montrer l'exemple et d'abord maintenir l'ordre chez soi ».

 

Dans les deux cas est : reprenez le boulot et silence dans les rangs.

 

Octobre 2016 : Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale « Le ministre de l'intérieur m'a demandé expressément de mettre en œuvre et de lui faire des propositions dans le courant de la semaine prochaine sur un plan dit de sécurité publique. Maintenant il faut qu'on passe à une phase pour mieux équiper, rééquiper, donner plus de moyens ».

 

Un an après : Monsieur le Ministre de l’Intérieur « Quelques dizaines de millions d’euros à la libre la disposition des préfets pour qu’ils puissent mettre le petit coup de peinture qui va bien la réparation de la fenêtre qui ne se ferme plus bref on a déconcentré les crédits pour qu’effectivement les policiers puissent travailler dans de meilleures conditions. »

 

Dans les deux cas une promesse de budget et on ne voit jamais l'ombre d'un centime.

 

Octobre 2016 : le Ministre de l'Intérieur ne reçoit que les syndicats dit « majoritaires », qui sont ses auxiliaires, pour « museler » la colère des policiers. Ils n'obtiendront que des promesses, non tenues à ce jour.

 

Un an après : exactement le même scénario.

 

Le gouvernement s'appuie une fois de plus sur les syndicats dits majoritaires, qui ne le sont que par un odieux "chantage " à l'avancement et à la mutation des policiers.

 

Octobre 2016 : tentative de récupération du mouvement des policiers en colère par les 3 syndicats majoritaires, par des effets d'annonce et de coup de com'.

 

Un an plus tard : on prend les mêmes et on recommence.

 

Aujourd’hui la situation est même peut-être encore pire qu’il y a un an car Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale et Monsieur le Ministre de l’Intérieur sont encore plus déconnectés de la réalité que vivent les policiers au quotidien… 

  

Aujourd’hui nous n’avons donc toujours pas les moyens de travailler sur le terrain, mais notre Ministre de l’Intérieur arrive à ironiser sur le sort des policiers qui risquent leur vie tous les jours, quand on lui parle des voitures qui ont plus de 300 000 km : "On vient de me dire votre voiture vous savez Monsieur le Ministre votre voiture faut qu’on vous la change car elle est tout le temps en panne. Vous voyez il n’y a pas que les policiers."

 

VIGI. a quelques questions pour notre Ministre de l'Intérieur : quel est le modèle de sa voiture ? Combien de kilomètres elle avait quand elle a été changée ? Combien de temps a-t-il fallu pour que sa voiture soit remplacée ?

 

Le 15 septembre 2017 Éric Morvan, le directeur de la Police Nationale, déclarait sur France Info : « Le quotidien des policiers s'est amélioré ».

 

VIGI. a des questions pour notre DGPN : le quotidien des policiers à partir de quel corps ou grades ? Comment expliquez-vous qu’avec une telle amélioration de notre quotidien 5 collègues ce soient encore donnés la mort en septembre et que nous restons à un collègue par semaine qui réussit son suicide (car il y a aussi ce qui tentent de se suicider), la cause étant presque toujours lié aux conditions de travail ?

 

VIGI. propose une piste de réflexion pour savoir comment améliorer réellement les conditions de travail des policiers : arrêter les réunions entre personnes déconnectées de la réalité du terrain et venir à la rencontre des policiers de terrain pour leur demander ce qu’ils pensent, sans qu'ils ne risquent de sanctions.

 

 

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