Inscription      Connexion      Contact         picto fb     picto twitter     logo youtube

4 minutes reading time (749 words)

Une médecine de contrôle ou une médecine servant la pression hiérarchique ?

Mdecine-aux-ordres-950-x-500

 

Un médecin contrôleur de la Police Nationale est avant tout un médecin qui a prêté le serment d’Hippocrate et qui s’est donc engagé en ces termes : « Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. »

 

Alors comment expliquer que lors de contrôles médicaux demandés par la hiérarchie certains médecins sans aucune spécialité se permettent de prendre des positions sur des arrêts médicaux de leurs confrères spécialisés ?

 

 

Nous rappelons à ces médecins que selon le code de santé publique :

 

-        Article R4127-101

 

Lorsqu'il est investi de sa mission, le médecin de contrôle doit se récuser s'il estime que les questions qui lui sont posées sont étrangères à la technique proprement médicale, à ses connaissances, à ses possibilités ou qu'elles l'exposeraient à contrevenir aux dispositions du présent code de déontologie.

 

-        Article R4127-102

 

Le médecin de contrôle doit informer la personne qu'il va examiner de sa mission et du cadre juridique où elle s'exerce et s'y limiter.

Il doit être très circonspect dans ses propos et s'interdire toute révélation ou commentaire.

Il doit être parfaitement objectif dans ses conclusions.

 

-        Article R4127-103

 

Sauf dispositions contraires prévues par la loi, le médecin chargé du contrôle ne doit pas s'immiscer dans le traitement ni le modifier. Si à l'occasion d'un examen, il se trouve en désaccord avec le médecin traitant sur le diagnostic, le pronostic ou s'il lui apparaît qu'un élément important et utile à la conduite du traitement semble avoir échappé à son confrère, il doit le lui signaler personnellement. En cas de difficultés à ce sujet, il peut en faire part au conseil départemental de l'ordre

 

 

 

Bien que nous ayons déjà dénoncé ces pratiques en octobre 2016, dans un communiqué intitulé « médecine statutaire de la Police Nationale, une médecine de mort ? »,  de nombreux collègues continuent de nous faire remonter des agissements inacceptables de certains médecins contrôleurs (menaces de commission de réforme, obligations de reprises alors que l’objet de l’arrêt n’est pas de leur compétence médicale, décisions de reprise avant la date de fin de l’arrêt médical alors que le collègue décrit son malaise professionnel et est encore malade), plus particulièrement sur Marseille et Paris.

 

A l’heure où les suicides se multiplient dans notre profession, comment expliquer ces comportements ? Ces pressions ?

 

Quand nous avions saisi le médecin-chef national afin que ces médecins soient rappelés à l’ordre en 2016, il nous avait accusé de calomnie et n’avait déclenché aucune enquête interne. Nous attendions qu’il porte plainte pour diffamation contre notre organisation, mais rien non plus. Dommage pour une fois la plainte n’aurait pas été classée sans suite et nous aurions pu présenter nos preuves à la Justice.

 

Dans le cadre de la prévention du suicide dans notre profession, VIGI. a saisi Monsieur le Ministre de l’Intérieur le 22 novembre, dans une lettre ouverte, afin, entre autre, que la médecine de contrôle ne soit plus utilisée comme un moyen de pression sur les collègues.

 

Comment résister à ces médecins ayant préféré un serment d’hypocrites ?

 

Si jamais l’un de ces « médecins » de contrôle veut vous faire reprendre contre l’avis médical du médecin qui vous a prescrit l’arrêt, c’est possible mais seulement et seulement si, le médecin de contrôle a saisi l’Ordre des médecins et fait condamner son confrère pour certificat médical de complaisance et/ou l’administration a déposé plainte pénalement contre votre médecin pour faux en écriture et qu’un juge a constaté un faux en écriture.

 

Dans tous les autres cas un médecin ne peut pas déjuger un de ses confrères, à moins d’avoir une spécialité que son homologue ne possède pas.

 

Pour se protéger de tels agissement de « harcèlement » retourner immédiatement voir votre médecin pour qu’il vous prescrive un nouvel arrêt de travail.

 

A défaut que l’administration respecte ses obligations de nous assurer des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver notre santé et notre intégrité physique durant notre travail, pallions une fois de plus à ses carences, cette fois, pour nous protéger.

 

COLLEGUE si tu as subi ou si tu subis ce genre de pressions n’hésite pas à nous contacter afin de défendre ta dignité, mais également celle de tous les collègues, qui sont restés silencieux quand la « médecine » statutaire de contrôle a abusé de leur faiblesse, n’étant pas justement en état de se défendre.

Nous aussi nous aimerions avoir une médecine du travail INDEPENDANTE, à l’image de celle-ci :

 

 

 

 

Le porteur d’un T-shirt « Un bon flic est un flic ...
Force est restée à la Loi et non à un « conseiller...

Newsletter

Recevez la newsletter Vigimi en remplissant les champs ci-dessous
J'accepte la Politique de confidentialité

Contact

tel footer06 22 77 85 43

Suivez-nous