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Night of the long knives !!! (Explication du titre provocateur de notre dernier communiqué)

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Nous avons publié un communiqué « perquisition au siège de la France Insoumise : des méthodes dignes de la nuit des longs couteaux. »

 

Certains ont fait exprès de faire un contre-sens, en affirmant que nous comparions nos collègues et les représentants de la Justice à des nazis. Il n’y a rien de plus faux.

 

Nous le redisons une nouvelle fois, nos collègues et les magistrats ont été exemplaires. Ils ont fait une application stricte du droit en vigueur. A leur place nous aurions envoyé en garde à vue toutes personnes entravant une action de police en cours, qu’elles soient élues ou pas.

 

En revanche, nous dénonçons depuis 2014 et le nouveau Code de Déontologie de la Police Nationale décrété par Monsieur VALLS avec la complicité des représentants des syndicats majoritaires. Ce code a été pris de manière illégale et ne met plus les policiers au service du peuple, mais du pouvoir.

 

 

Ce code reprend également des dispositions du code de la fonction publique de Vichy. Ce texte en l’état, montre une vision de la Police Nationale plus 1941, que 1789, permettant toutes les exactions. Ils seraient urgent que les élus de la République abroge ce décret, pour refaire un code de déontologie conforme au code éthique de police européen.

 

Les Renseignements Généraux ne s’occupent plus des partis politiques depuis 1995, car leurs notes de renseignement avantageaient le parti au pouvoir et pouvaient fausser la sincérité des élections.

 

Depuis quelques années, on voit de plus d’action contre les partis d’opposition au pouvoir. Monsieur SARKOZY n’a été inquiété que quand son parti est passé dans l’opposition. François FILLON, Marine LE PEN, François BAYROU et maintenant Jean-Luc MELANCHON sont la cible d’attaques judiciaires. Il faut pouvoir poursuivre les partis politiques et les élus corrompus, sans que le parti au pouvoir puisse être soupçonné de pouvoir accès aux données en possession de la Justice.

 

Ce sentiment que les textes de Lois servent des intérêts politiques est renforcé par exemple par le fait que Monsieur SARKOZY n’a jamais été poursuivi quand sa majorité était au pouvoir ou que dans l’affaire BENALLA/MACRON les perquisitions sont « croquignolesques » pour reprendre l’expression de notre nouveau Ministre de l’Intérieur, Christophe CASTANER.

 

Le Président de la République Monsieur MACRON entérine cette dérive le 15 janvier 2018 quand il déclare que : « le Parquet doit continuer à mes yeux à appartenir à une chaîne hiérarchique dont le sommet est une autorité qui porte cette responsabilité politique, l’assume, car c’est l’exécutif qui est dépositaire du mandat du peuple. » La réforme pénale prévue en 2019 doit légaliser cette vision antirépublicaine d’une autorité judiciaire non indépendante.

 

Nous policiers sommes déjà bien souvent détournés de nos missions et nous perdons le sens de notre métier, ce qui conduit presque un collègue par semaine à se donner la mort, sans compter les suicides des personnels administratifs, techniques, ouvriers d’état, scientifiques, que notre Ministère ne compte pas dans son macabre décompte. N’ajoutons pas encore une perte de sens avec des textes de Lois et des décrets qui permettent de nous utiliser comme une « police politique ».

 

Par ailleurs, le cadre d’enquête préliminaire choisi pour les 15 perquisitions de cette semaine est le moins protecteur pour les mis en cause et celui qui donne le moins de pouvoir aux enquêteurs.

 

Nous renouvelons donc notre proposition à notre nouveau Ministre de l’Intérieur, Monsieur CASTANER, à la Garde des Sceaux, Madame BELLOUBET et à tous les parlementaires :  une simplification des régimes d’enquête de police judiciaire : pour le maintien des seules enquêtes de flagrance et sur mandat judiciaire (instructions Parquet / commission rogatoire) et donc la suppression de l’enquête préliminaire. Bien sûr cela nécessitera des moyens supplémentaires pour que la Justice puisse reprendre le suivi effectif de toutes les enquêtes préliminaires et sans que le coût soit payé par les victimes.

 

 

Parce qu’elle tient lieu d’instruction, l’enquête préliminaire présente certains dangers car elle prive l’individu soupçonné des garanties instituées à son profit au stade de l’instruction.

 

Un problème fondamental au point de vue pratique demeure : c’est celui des rapports entre l’enquête préliminaire et la procédure « véritable », c’est-à-dire celle qui suit l’acte de poursuite. En d’autres termes, la validité de l’instruction doit-elle être affectée par les irrégularités de l’enquête ?

 

Nous avons des propositions pour que la Police Nationale soit à la fois efficace et respectueuse des libertés.

 

En conclusion, nous avons choisi un titre provocateur à notre précédent tract, pour illustrer que le droit français permet d’avoir une police aux ordres du pouvoir et peut être utilisée contre les opposants au pouvoir. Nous disons bien « peut » et non pas « est ». Mais une possibilité de dérive autoritaire et de procédures arbitraires est déjà bien assez dangereuse.

 

Nous assumons ce titre provocateur et nous excusons auprès des personnes qu’il a pu choquer. Nous espérons que notre but sera atteint et que nous allons enfin pouvoir avoir un vrai débat de fond sur :

 

  • A quoi sert la Police Nationale ?
  • Au service de qui elle est ?
  • Le code de déontologie de la Police Nationale de 2014.
  • Une réforme des cadres d’enquête.

 

« C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser (...) Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Montesquieu

 

 

 

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Au lieu de vous en prendre à nos collègues, faites votre boulot de parlementaire !!!

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Hier, 16 octobre 2018, le siège de la France Insoumise a subi le même sort que le siège du Front National le 20 février 2017 : être perquisitionné par la Police Nationale.

 

Les deux fois, des personnalités politiques s’en sont prises à nos collègues en les invectivant et/ou se moquant d’eux.

 

Les deux fois nos collègues ont été professionnels et appliqué les textes en vigueur. Ils ont été très magnanimes, car des outrages et des obstructions justifiaient des interpellations en flagrant délit.

 

Maintenant si les Lois sont mal faites, à qui de faire le boulot pour les changer ? Aux parlementaires qui viennent râler, car ils n’ont pas fait leur boulot. Merci à eux de bosser au lieu de s’en prendre facilement à ce qui mettent en application les Lois et assurent leur sécurité tous les jours.

 

Nous avons alerté depuis 2014, tous les parlementaires que le code de déontologie de la Police Nationale du 1er janvier de 2014 est contraire aux Lois et valeurs de la République française et contraire au code éthique de police européen. Malgré l’envoi d’un argumentaire juridique, aucun n’a levé « le petit doigt ».

 

Nous avons une proposition à faire à tous les parlementaires :  une simplification des régimes d’enquête de police judiciaire : pour le maintien des seules enquêtes de flagrance et sur mandat judiciaire (instructions Parquet / commission rogatoire) et donc la suppression de l’enquête préliminaire, qui ne représente que 15% des enquêtes.

 

On peut définir l’enquête préliminaire comme une procédure diligentée par la police judiciaire agissant d’office ou sur les instructions du Parquet et destinée à obtenir sur une infraction les premiers renseignements afin de permettre au procureur de la République de prendre une décision sur l’opportunité des poursuites. Cette procédure n’est plus utilisée quand une information a été ouverte, la police judiciaire ne pouvant alors opérer que sur la base d’une commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction.

 

Parce qu’elle tient lieu d’instruction, l’enquête préliminaire présente certains dangers car elle prive l’individu soupçonné des garanties instituées à son profit au stade de l’instruction.

 

Or, un problème fondamental au point de vue pratique demeure : c’est celui des rapports entre l’enquête préliminaire et la procédure « véritable », c’est-à-dire celle qui suit l’acte de poursuite. En d’autres termes, la validité de l’instruction doit-elle être affectée par les irrégularités de l’enquête ?

 

Nous sommes à la disposition des parlementaires pour détailler nos propositions d’une Police Nationale à la fois efficace et respectueuse des libertés. Cela leur évitera la prochaine de s’emporter contre ceux qui ne font qu’appliquer ce qu’eux décident.

 

« La police n’a guère de pouvoir. C’est le pouvoir qui a la police. » Jean-Michel WYL.

 

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Perquisition au siège de la France Insoumise : des méthodes dignes de la nuit des longs couteaux

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Aujourd’hui, 16 octobre 2018, le siège de la France Insoumise a subi le même sort que le siège du Front National le 20 février 2017 : être perquisitionné par la Police Nationale.

 

Les Renseignements Généraux ne s’occupent plus des partis politiques depuis 1995, car leurs notes de renseignement avantageaient le parti au pouvoir et pouvaient fausser la sincérité des élections.

 

Depuis 2017, on voit que le pouvoir a su contourner le problème. Pour que le gouvernement « siphonne » des renseignements sur ses opposants politiques, il suffit qu’il y ait une enquête, même sous un prétexte fallacieux, pour lancer une perquisition et qu’il puisse se servir selon ses besoins.

 

D’ailleurs, on note que le parti La République En Marche n’a pas eu à subir les mêmes méthodes d’investigation, alors que ce parti est également poursuivi pour ses comptes de campagne litigieux.

 

De plus, dans l’affaire BENALLA/MACRON, la Police Nationale a été arrêtée par une porte fermée et ne s’est pas inquiétée de la disparition d’un coffre.

 

Cette utilisation de la Justice et de la Police Nationale à des fins politiques par le pouvoir en place va devenir de plus en plus fréquent, si rien n’est fait pour préserver les valeurs de notre République.

 

Le Président de la République Monsieur MACRON entérine cette dérive le 15 janvier 2018 quand il déclare que : « le Parquet doit continuer à mes yeux à appartenir à une chaîne hiérarchique dont le sommet est une autorité qui porte cette responsabilité politique, l’assume, car c’est l’exécutif qui est dépositaire du mandat du peuple. » La réforme pénale prévue en 2019 doit légaliser cette vision antirépublicaine de la séparation des pouvoirs.

 

Les élus de la République, qui aujourd’hui se réveillent avec la Police Nationale dans leurs locaux, n’ont rien fait quand Monsieur VALLS, avec la complicité des syndicats « majoritaires » a décrété un nouveau code de déontologie de la Police Nationale le 1er janvier 2014, qui prévoit que les policiers n’ont plus pour mission « la garantie des libertés individuelles », mais « le respect des Lois », sachant qu’il est plus facile de légaliser que de légitimer. De même nous ne devons plus assurer « la défense des institutions de la République », mais « la défense des institutions et des intérêts nationaux. » Ce code reprend également des dispositions du code de la fonction publique de Vichy. Ce texte en l’état, montre une vision de la Police Nationale plus 1941, que 1789, permettant toutes les exactions. Ils seraient urgent que les élus de la République abroge ce décret, pour refaire un code de déontologie conforme au code éthique de police européen.

 

Par ailleurs, nous avons une proposition à faire à notre nouveau Ministre de l’Intérieur, Monsieur CASTANER, à la Garde des Sceaux, Madame BELLOUBET et à tous les parlementaires :  une simplification des régimes d’enquête de police judiciaire : pour le maintien des seules enquêtes de flagrance et sur mandat judiciaire (instructions Parquet / commission rogatoire) et donc la suppression de l’enquête préliminaire.

 

Dans la pratique, les policiers utilisent bien plus souvent l’enquête de flagrance que l’enquête préliminaire (environ 85 fois pour la première contre 15 pour la seconde).

 

On peut définir l’enquête préliminaire comme une procédure diligentée par la police judiciaire agissant d’office ou sur les instructions du Parquet et destinée à obtenir sur une infraction les premiers renseignements afin de permettre au procureur de la République de prendre une décision sur l’opportunité des poursuites. Cette procédure n’est plus utilisée quand une information a été ouverte, la police judiciaire ne pouvant alors opérer que sur la base d’une commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction.

 

Parce qu’elle tient lieu d’instruction, l’enquête préliminaire présente certains dangers car elle prive l’individu soupçonné des garanties instituées à son profit au stade de l’instruction.

 

Or, un problème fondamental au point de vue pratique demeure : c’est celui des rapports entre l’enquête préliminaire et la procédure « véritable », c’est-à-dire celle qui suit l’acte de poursuite. En d’autres termes, la validité de l’instruction doit-elle être affectée par les irrégularités de l’enquête ?

 

Quelle Police Nationale veulent nos parlementaires et nos ministres ? 

 

Nous sommes à leurs dispositions pour détailler nos propositions d’une Police Nationale à la fois efficace et respectueuse des libertés.

 

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. (…)

Article 12

La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

 

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Remaniement : deux bonnes nouvelles pour la Police Nationale

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Nous avions demandé un politique qui à la fois l’oreille de Matignon et de l’Elysée pour être Ministre de l’Intérieur. Nous voulions également un Ministre de l’Intérieur qui est la « poigne » pour s’imposer et ne pas se laisser enfumer par la haute administration qui régente la Police Nationale depuis des années. Nous avons été entendus car Monsieur Christophe CASTANER correspond parfaitement à ces deux critères.

 

De plus nous avons une opinion favorable de Monsieur CASTANER pour deux raisons.

 

La première est qu’il a permis, avec Monsieur le Premier Ministre Edouard PHILIPPE, un recadrage des directeurs de la Police Nationale qui refusaient le port de la barbe et qui faisait une chasse à nos collègues barbus. La Loi était enfin appliquée avant la coutume !!!

 

La seconde est que Monsieur Christophe CASTANER nous a donné raison sur la perquisition de l’appartement de Monsieur BENALLA et la disparition du coffre, en déclarant qu’elle était « croquignolesque » et reconnaît par sa réponse « joker », que le refus de notre réquisitoire supplétif par le Procureur MOLINS est très sérieusement soumis à cautions.

 

Nous avions demandé un secrétaire d’état en charge des questions de sécurité auprès du Ministre de l’Intérieur. Nous avons été entendus.

 

Nous avions demandé pour ce poste de ne pas mettre Monsieur PECHENARD, où tout autre personne qui aurait pour missions d’amadouer une haute hiérarchie, plus fidèle à des intérêts partisans, qu’aux respects des valeurs républicaines. Nous avons été entendus.

 

Nous avons également une bonne opinion de Monsieur Laurent NUNEZ, les collègues qui ont travaillé avec lui ne nous ayons fait que des retours positifs, sur son engagement de la défense des valeurs républicaines et sa connaissance de la sécurité intérieure.

 

Le remaniement aura pris du temps, mais le résultat en valait la peine.

 

« L'art de gouverner, c'est l'art de vaincre les difficultés ; l'art de vaincre les difficultés, c'est l'art de choisir les hommes selon leur aptitude : et cet art, c'est le secret de toute grandeur, c'est l'explication que donne l'histoire de l'éclat des plus illustres règnes. » Emile de GIRARDIN

 

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Analyse de de VIGI. sur la future direction du Ministère de l’Intérieur

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A la tête d’un grand ministère régalien de l’Intérieur, un attelage constitué d’un ministre d’Etat et d’un secrétaire d’Etat aurait le mérite d’une immédiate efficacité dès lors que le ministre à la confiance et l’écoute du Président et le secrétaire d’Etat une très fine connaissance des rouages de l’institution policière au sens large (Police Nationale – Gendarmerie Nationale) et des élus locaux (Police Municipales).

 

Le ministre pourrait très bien, entre autres, se dédier aux dossiers très sensibles et à résonnance supranationale comme les affaires de terrorisme et les dossiers de grande criminalité organisée ainsi qu’à l’architecture des réformes à mener (avec les représentants sociaux) ; le secrétaire d’état, commissaire ou officier, policier ou gendarme, qui aurait passé une grande partie de sa carrière en sécurité publique par exemple avec un regard transversal et une habitude de l’inter ministérialité, pourrait mettre en musique une police du quotidien, préoccupation importante des Français, car parfaitement sensible aux problématiques des collectivités territoriales. En quelque sorte, il se consacrerait à la paix publique et au développement territorial ; une sorte de coordinateur de la co-production de sécurité entre Etat et région, entre Etat et collectivités locales, sensible au problème aigu de la nécessaire conciliation du maintien de l’ordre public avec le respect des libertés publiques, question à laquelle l’opinion publique n’est pas insensible. Et les sujets ne manquent pas :

 

*Généralisation de la police du quotidien après retour d’expérimentation et validation ;

 

*Mise en application du Code Ethique de Police Européen signé par la France en 2001 et l’abrogation du Code de Démonologie de 2014, qui a été pris illégalement et est contraire aux valeurs de la République

 

*Coopération intercommunale de droit commun (communauté de communes) et dans les grandes agglomérations (communautés d’agglomération).  Quels pouvoirs de police administrative ?

 

*L’accomplissement de la police administrative (police générale et polices spéciales) – Revoir l’organisation matérielle des pouvoirs de police, et la répartition des compétences entre autorités qui en sont investies : régime de la police d’Etat, polices municipales, polices intercommunales ?

 

*Simplification des régimes d’enquête de police judiciaire : enquête de flagrance et enquête sur mandat judiciaire (instructions du Parquet / commission rogatoire du juge d’instruction). En finir avec l’enquête préliminaire.

 

*Sécurité publique. Elargir le champ des contrôles d’identité préventifs de l’article 78-2, al. 3 C.P.P.

 

*Procédure et droit pénal. Prévoir un « droit de la preuve ».

 

*Mettre en œuvre une réelle transversalité (interministériel), sur des sujets parfois difficiles. Par exemple, les « gens du voyage ».

 

Le Ministre de l’Intérieur doit être un politique qui sera s’imposer face à des hauts fonctionnaires qui font passer bien souvent leurs intérêts personnels avant l’intérêt général, avec la complicité des syndicats majoritaires actuels.

 

Les profils de secrétaire d’état ne sont pas légions. Quelques exemples, avec des profils issus aussi bien de la Police Nationale, de la Gendarmerie Nationale ou de la magistrature : Pascal LALLE, Frédéric LAUZE, Philippe PICHON, Bertrand SOUBELET ou Marc TREVIDIC.

 

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Si vous êtes contents des syndicats actuels pas la peine de lire plus loin !!!

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Car nous avons un autre projet que de « vendre » nos collègues contre des avantages personnels.

 

Les personnels de tous corps de la Police Nationale se donnent sans compter pour assurer la sécurité de tous. La moindre des choses est qu’un syndicat défende REELLEMENT leurs conditions de travail et ne fasse pas un « chantage » à l’avancement ou la mutation, contre un timbre syndical. Nous sommes dans cette démarche.

 

De nombreux collègues de tous corps nous ont rejoint. Leurs cotisations nous ont permis, non de s’assurer des suppléments de salaires ou de recevoir le Ministre de l’Intérieur en grande pompe, mais de lancer des procédures judicaires dans l’intérêt de notre profession :

 

  • Dépôt de plainte pour mettre fin à la falsification des chiffres (faux en écriture publique) pour lesquels nos chefs de service touchent des primes, alors qu’il n’y a que du « vent » (escroquerie et détournement de fonds publics). Une fois libérée de ces statistiques de complaisance nous pourrons nous concentrer sur notre travail.

 

  • Constitution de partie civile pour honorer la mémoire de notre collègue de la brigade fluviale parisienne décédée à la suite de manquements graves, que notre administration a essayé de « camoufler ». Il est ignoble et scandaleux que nos collègues puissent trouver la mort par des négligences de notre institution.

 

  • Dépôt de plainte et constitution de partie civile dans l’affaire BENALLA/MACRON. Comment exercer nos missions en confiance, quand le plus haut sommet de l’Etat ne respecte pas ses obligations légales et met sciemment en danger les personnels de tous corps de la Police Nationale en laissant tourner une vidéo, qui a fait le buzz avec le sous-titre violences policières ? Cela n’impacte pas que les personnels actifs, à MAGNANVILLE, il y avait un collègue commandant et une collègue administrative, tous les deux visés car ils travaillaient pour la Police Nationale.

 

En élisant nos candidats aux Comités Techniques, nous pourrons participer aux instances de concertation, pour essayer d’améliorer nos conditions de travail et peut-être qu’enfin le Ministère de l’Intérieur nous traite en être humain et non en matricule déshumanisé.

 

Pour les Commissions Administratives Paritaires (CAP et CAPI) ou les Commissions d’Avancement (CNAD et CLAD) nous n’avons qu’un seul programme : que les avancements et mutations soient basés sur des critères objectifs et non sur un copinage en fonction de l’appartenance syndicale. Pour ce faire nos listes ont été ouvertes à tous les collègues, adhérent ou non, pour garantir la plus grande transparence.

 

 

Les revendications de VIGI. concerne tous les personnels :

 

  • La hausse du point d’indice et non son gel ;

 

 

 

  • Le maintien de l’indemnité de résidence et non sa suppression ;

 

  • Le maintien des règles liées à la majoration des indemnités des fonctionnaires en postes Outre-Mer et non leurs modifications à notre désavantage ;

 

  • Le maintien du supplément familial de traitement et non sa suppression ;

 

  • Une retraite calculée sur les 6 derniers mois et non les 20 dernières années ;

 

  • La réinstauration de l’Avantage Spécifique d’Ancienneté (ASA) pour les services départementaux ;

 

  • Un 13e mois, voir aussi le 14e comme le prévoit les conventions collectives des grosses entreprises ;

 

  • Des chèques restaurant ;

 

  • Une mutuelle digne de ce nom et prise en charge au minimum à 50% par l'administration ;

 

  • Des heures de nuit payées double et non 0,97€ ;

 

  • Des jours fériés payés triple ;

 

  • Des heures supplémentaires majorées de 25%, puis 50%, récupérées ou payées selon le choix des personnels et non récupérées à temps égal ;

 

  • Une répartition des primes de performance entre tous les personnels de façon équivalente et non plus de 100 000€ pour un directeur et 300€ pour un adjoint technique ou un gardien de la paix ;

 

  • Fin jour de carence punissant les fonctionnaires malades ;

 

 

 

  • Une médecine du travail indépendante ayant pour objectif de soigner les agents et non une médecine statutaire aux ordres pour « virer » les personnels arbitrairement voir les pousser au suicide ou à la dépression ;

 

  • Le respect des textes en vigueurs par notre hiérarchie, plus particulièrement concernant le droit au respect de la vie privée et familiale ;

 

« Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse » proverbe.

 

Un moyen : le vote VIGI.

 

Une excuse : « tu comprends j’ai voté pour les mêmes car j’ai mon adhésion et cette année ils m’ont promis, sûr de sûr, mon avancement, ma mutation, un poste, une prime… »

 

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Elections professionnelles du 30-11 au 06-12 : DEVENEZ CANDIDAT VIGI. pour mettre fin au système « magouille »

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A la fin de l’année les instances représentatives du personnel vont être renouvelées.

 

Cette année vous pouvez choisir entre la poursuite du chantage aux mutations et aux avancements ou d’agir pour changer les choses en vous impliquant.

 

A VIGI. on ne pense pas que ce soit aux syndicats de gérer la carrière de nos collègues. Aussi nous ouvrons nos listes pour les Commissions Administratives Paritaires (CAP) à tous les collègues voulant de la transparence, qu’il soit adhérent ou non. Un seul engagement à respecter : attribuer les mutations et avancements de façon objective et non par copinage.

 

Que vous soyez administratif, technique, ouvrier d’état, gardien, gradé, officier ou commissaire, vous pouvez faire le choix de faire changer les choses en vous portant candidat sur nos listes.

 

Nous sommes un syndicat qui n’oppose pas les catégories de personnels entre elles. Quelque soit notre corps, notre métier, nos fonctions nous participons TOUS au bon fonctionnement de la Police Nationale et nous partageons les mêmes conditions de travail.

 

Rejoignez-nous pour vous présenter sur les listes VIGI. présentées dans les Comités Techniques (CT), qui ont pour missions de gérer notre quotidien, ainsi que les instances disciplinaires.

 

Contactez-nous pour qu’on vous fasse parvenir les fiches de candidatures pour les CAP et CT où voulez vous présenter.

 

Pour plus de précisions ne pas hésiter à appeler Alexandre LANGLOIS au 06 22 77 85 43.

 

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La défense d’Alexandre BENALLA à l’épreuve du Droit

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Pour sa défense, M. Alexandre BENALLA invoque un acte pouvant être accompli par tout membre de la police judiciaire et même par un simple citoyen : l’appréhension appelée aussi parfois arrestation.

 

Un acte peut être effectué par n’importe quelle personne : l’arrestation avant la garde à vue. En effet, l’article 73 du C.P.P. décide que « dans des cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche ». Dans « l’affaire BENALLA », des précisions sont toutefois nécessaires.

 

Le droit d’appréhension un domaine assez strict.

 

En effet l’infraction doit être flagrante et l’apparence d’une telle situation, si elle est sérieuse, évitera l’annulation de l’arrestation et de la procédure subséquente. En ce sens Grenoble, 4 octobre 1978, J.C.P. 1979.IV.333, le citoyen ne peut agir que si les apparences sont telles qu’il peut penser qu’une infraction a été commise, ce qui revient à lui interdire de procéder à un contrôle systématique pour s’assurer qu’un individu n’a pas commis d’infraction.

 

L’infraction doit aussi être un crime ou, s’il est puni d’emprisonnement, un délit.

 

Enfin, le droit d’arrestation appartient à « toute personne » et l’on songe par exemple plutôt qu’à M. BENALLA, aux surveillants affectés à un magasin à grande surface et qui, assistant à la commission d’un vol à l’étalage, peuvent procéder à l’arrestation de son auteur. On précisera ici immédiatement que pour les policiers ou gendarmes, OPJ ou APJ, l’arrestation peut constituer au contraire un devoir. Et certains fonctionnaires et agents chargés de fonction de police judiciaire trouvent dans des lois spéciales l’obligation de procéder à l’arrestation (art. 323 C.D. ; L329LPF ; art. 24 C.P.P.). Devant les membres de la commission d’enquête du Sénat, M. BENALLA s’est évertué à convaincre qu’il n’occupait aucune charge de police judiciaire…

 

Dans son exercice, ce droit d’appréhension est loin de tout permettre. L’arrestation, si elle autorise l’usage de la force, implique que cette force soit « nécessaire et proportionnée aux conditions de l’arrestation ». Cette double exigence jurisprudentielle évoque les conditions de la légitime défense et il peut advenir que l’arrestation de l’auteur d’une infraction se combine avec une situation de légitime défense. Mais les conditions de la légitime défense peuvent n’être pas remplies et, en l’espèce, il se peut même que M. BENALLA, auteur d’une arrestation spectaculaire, n’ait pas été le moins du monde menacé lui-même…

 

En outre, l’appréhension effectuée, son auteur doit aviser immédiatement la police judiciaire ou conduire la personne de suite au poste de police le plus proche. Car le pouvoir d’appréhension est une mesure d’urgence permettant seulement de pallier l’absence ou la défaillance momentanée de la police. M. BENALLA aurait-il l’outrecuidance d’affirmer que, sans son intervention, les effectifs de police présents sur les lieux de la manifestation parisienne Place de la contre-escarpe, soit une section de CRS (20 personnes) doublée d’effectifs locaux (17 personnes), se seraient montrés incapables d’appréhender seuls le couple d’auteurs présumés ? Une galéjade.

 

En Droit, les arguties juridiques de M. BENALLA prennent aussi une sérieuse claque.

 

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On avait demandé la démission de M. COLLOMB : c’est chose faite !!!

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L’Express titrait « VIGI, le syndicat policier qui veut se payer COLLOMB ». Pendant que certains font des discours et des coups de com’, à VIGI. on se fixe des objectifs et on obtient des résultats.

 

Dans l’affaire BENALLA/MACRON, où nous sommes le seul syndicat à avoir déposé plainte et s’être constitué partie civile pour défendre, non notre institution « corrompue » au plus haut niveau, mais l’honneur de tous nos collègues, qui assurent quotidiennement la sécurité de tous, nous avions demandé la démission de Monsieur Gérard COLLOMB.

 

En effet Monsieur Gérard COLLOMB, bien qu’humainement une personne très sympa, n’était pas à sa place en tant que Ministre de l’Intérieur. Monsieur MORVAN, directeur général de la Police Nationale (DGPN), refusait d’exécuter certains de ses ordres. Il ne maîtrisait pas ses dossiers et dans l’affaire BENALLA/MACRON, en dehors du fait d’avoir affirmé que la responsabilité incombait à l’Elysée, rien. Il n’était au courant de rien et surtout il n’a rien fait pour mettre à jour les graves dysfonctionnements institutionnels internes. Une occasion manquée pour réformer l’institution Police Nationale, qui pousse à la dépression et aux suicides nombres de nos collègues.

 

En parallèle, il faut aussi constater que le Président de la République a tout fait pour déposséder le Ministre de l’Intérieur de son rôle : mise en place d’une task force antiterroriste dépendant directement de l’Elysée, application du plan de l’Elysée à la lettre dans la mise en place de la Police de Sécurité du Quotidien, mise en place des 80 km/h contre sa volonté et découverte durant l’affaire BENALLA/MACRON, d’une volonté de l’Elysée de court-circuité le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR)…

 

Le Président de la République aura poursuivi dans sa lancée jusqu’au bout en refusant une première fois la démission de Gérard COLLOMB.

 

Il aura fallu attendre sa deuxième demande, pour que Monsieur Emmanuel MACRON daigne accepter la démission de Monsieur Gérard COLLOMB de son poste de Ministre de l’Intérieur. Jupiter reprend ainsi les codes en vigueur à l’époque de Louis XIV, quand le monarque autorisait un de ses ministres à se retirer sur ses terres. Car sous la Vème République, légalement, ce n’est pas le Président de la République qui gère les membres du gouvernement, mais le Premier Ministre.

 

Le Premier Ministre Edouard PHILIPPE va assurer l’intérim, en attendant de trouver un nouveau Ministre de l’Intérieur. Nous sommes soulagés de cette décision et que ce ne soit pas Madame Jacqueline GOURAULT, Ministre de l’Intérieur bis, qui assure ce rôle, car elle est encore moins qualifiée que Monsieur Gérard COLLOMB pour occuper le poste. Mais nous ne pouvons que constater que « gouverner c’est prévoir » et que là rien est prévu pour un poste aussi important, surtout dans le contexte actuel.

 

« L’art de gouverner, c'est l'art de vaincre les difficultés ; l'art de vaincre les difficultés, c'est l'art de choisir les hommes selon leur aptitude : et cet art, c'est le secret de toute grandeur, c'est l'explication que donne l'histoire de l'éclat des plus illustres règnes. » Emile de GIRARDIN

 

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Débattre avec Yann MOIX, c’est comme vouloir jouer aux échecs avec un pigeon...

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… tu as beau être très fort aux échecs, il arrive, chie sur l’échiquier et s’en va l’air supérieur comme s’il avait gagné.

 

Qu’à dit ce Monsieur lors de l’émission les terriens du samedi :

 

« Si vous venez dire ici que les policiers ont peur, vous savez bien que la faiblesse attise la haine. Dire que vous chier dans votre froc, alors que vous faite un métier qui devrait prendre en compte cette peur (…). Je trouve franchement que venir vous victimiser à longueur d’émissions de télévision non seulement vous ridiculise auprès de la population mais vous ridiculise au carré auprès des populations que vous asseyez à longueur de journée par des humiliations. Car vos cibles préférées, ce sont les pauvres et les milieux défavorisés (…). Je suis moi-même spectateur du harcèlement que vous pratiquez sur des gens inoffensifs (…) parce que, effectivement, la peur au ventre, vous n’avez pas les couilles d’aller dans des endroits dangereux (…). »

 

Du coup lever de boucliers des associations, des syndicats de police et même du Ministre de l’Intérieur sur le départ, qui continue de condamner, mais sans agir.

 

 

 

Pour les remercier du buzz, Yann MOIX a confirmé ses propos dimanche sur Europe 1 :

 

« La grossièreté et l’indécence de Gérard COLLOMB, je ne les ai jamais vues dans ses paroles. Je les ai vues dans les coups de matraque qu’il prodigue aux migrants à CALAIS à longueur de journée, quand 4,5,6,7,8 policiers se mettent sur un gamin de 16 ans, le laminent de coups et le gazent. (…) J’ai passé un an à CALAIS, à voir comment les policiers se comportent de manière barbare et criminelle face à des migrants complétement innocents et bien souvent inoffensifs. »

 

Oui les propos péremptoires de Monsieur MOIX sont scandaleux et VIGI. les condamne. Laissons ce Monsieur à ses « fantasmes idéologiques », qui ne seront que des « délires » tant qu’il n’amène pas des preuves, ce qui ne devraient pas être difficile à une époque où les policiers sont filmés par tout le monde.

 

Nous proposons aux organisation police d’arrêter le concours de qui a la plus « grande » sur Twitter, pour s’occuper du quotidien des collègues. Pour polémiquer il y a du monde. En revanche pour agir quand une collègue meurt noyée dans la Seine, quand la hiérarchie falsifie les chiffres de la délinquance, quand il faut monter au créneau quand l’Elysée jette l’opprobre sur la Police Nationale en ayant permis les actions de Monsieur BENALLA, là il n’y a plus personne… sauf VIGI.

 

« Le dialogue, relations des personnes, a été remplacé par la propagande ou la polémique, qui sont deux sortes de monologue. » Albert CAMUS

 

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« Il n’a véritablement rien à cacher » Maître LIENARD, avocat de Monsieur BENALLA

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Rien à cacher, mais qui, toujours selon son avocat, « ne veut pas aller devant une commission faire des déclarations qui lui seraient reprochées par les magistrats instructeurs. »  Du coup entre transparence et choses à cacher, de nombreux rebondissements. Dans un premier temps, il demande à être auditionné par le Sénat. Puis quand la convocation devient effective, il ne veut plus y aller. Puis finalement, il va y aller sous la contrainte. Du coup son avocat étudie tous les recours possibles pour ne y pas aller. Le suspens est à son comble, ira ou ira pas mercredi 19 septembre devant la commission d’enquête du Sénat ?

 

La méthode de communication de LREM, de l’Elysée et maintenant de son avocat pour défendre Monsieur BENALLA, pour éviter qu’on creuse plus avant les responsabilités de chacun, a toujours été la même : ne pas se battre sur le terrain légal, mais sur le terrain émotionnel. Une technique déjà décrite par Aristote dans « la rhétorique », il y a plus de 2000 ans !

 

Sur LCI, on ne voit plus l’homme du premier mai, mais un garçon bien sage. Pour détourner l’attention des délits qu’il a commis, on jette l’opprobre sur les personnes agressées (méthode de l’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer). Pour les éléments dérangeants de l’enquête et ce qui pourrait être une dissimulation de preuve, on parle de « dignité humaine » …

 

 

Du coup, grand plan com’ du gouvernement pour aller sauver le soldat BENALLA, devenu simple particulier, mais qui pourrait mettre à jour de graves dysfonctionnements au sein de la République « irréprochable » de Monsieur MACRON.

 

Madame Nicole BELLOUBET, garde des sceaux, après avoir dit que Monsieur BENALLA ne pouvait pas être auditionné par la commission d’enquête sénatoriale, au nom de la séparation des pouvoirs, confirme ses propos dans une tribune publiée dans Le Monde, le 15 septembre 2018.

 

« Le principe de la séparation des pouvoirs interdit au Parlement d’empiéter sur le domaine judiciaire. » Nous sommes bien d’accord avec elle, mais le Sénat n’est pas là pour juger Monsieur BENALLA, mais pour comprendre les dysfonctionnements au plus haut sommet de l’Etat, qui ont abouti à cette situation, la faute n’étant pas personnel. A ce titre les sénateurs ont besoin d’entendre Monsieur BENALLA pour parfaire leurs propositions et éviter qu’une affaire d’Etat de ce type ne se reproduise.

 

A noter que Madame BELLOUBET ne peut s’empêcher de faire de l’humour en affirmant qu’ « une immixtion du pouvoir exécutif dans une procédure judiciaire serait choquant ». On ne va pas lui rappeler le cas particulier du Procureur MOLINS, qui est à ses ordres et attend une promotion en novembre, mais les propos plus généraux du Président de la République Monsieur MACRON : « le Parquet doit continuer à mes yeux à appartenir à une chaîne hiérarchique dont le sommet est une autorité qui porte cette responsabilité politique, l’assume, car c’est l’exécutif qui est dépositaire du mandat du peuple. »

 

 

Maître Laurent-Franck LIENARD, dont nous saluons le travail juridique dans la défense de nos collègues, a fait le choix de défendre Monsieur BENALLA, tout le monde ayant le droit d’avoir un avocat.

 

Quand il défend nos collègues, il utilise des arguments juridiques avec efficacité. Dans la défense de Monsieur BENALLA, il est dans l’émotionnel et non le droit, comme le démontre une nouvelle fois son passage sur BFMTV ce week-end.

 

« C’est un homme qui a toujours répondu aux questions dans la limite de ce qu’il pouvait faire juridiquement. » Si on excepte que Monsieur BENALLA a refusé :

 

  • De donner les coordonnées de sa femme, pour une « remise des clés » de son appartement (à noter que la Police Judiciaire a déployé les moyens pour la retrouver, mais ça a coûté un « pognon dingue » ;

 

  • D’indiquer l’endroit où il a fait déménager le coffre de son appartement par un ami ;

 

  • De donner le nom de son « ami » qui a déménagé son coffre ;

 

  • De donner son téléphone portable personnel ;

 

Mais Maître LIENARD, qui évoquait une affaire d’été qui serait vite oubliée, a réponse à tout :

 

  • « L’endroit où se trouve sa femme ça le regarde. » Mais ça regarde aussi la Justice pour au moins les clés et peut-être plus, mais pour le savoir il faut lui poser des questions, comme dans une procédure judiciaire normale.

 

  • Le coffre disparu « c’est un détail. » C’est sûrement pour ranger ses affaires personnelles. » Non « ce n’est pas de la dissimulation de preuve », Monsieur BENALLA sait mieux que la Justice ce qui peut l’intéresser ou non. D’ailleurs, ne pas donner le coffre « c’est conserver un peu de dignité. » Du coup, quand nos collègues font une perquisition à partir de maintenant, ils doivent faire attention à ne pas prendre d’affaires personnels, au nom de la dignité humaine ? D’ailleurs comment faire différence entre affaires personnelles et éléments d’enquête ? Est-ce que c’est le mis en cause qui décide ou la Justice ?

 

 

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Rapport parlementaire sur le continuum de sécurité

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Le rapport parlementaire des députés Jean-Michel FAUVERGUE et Alice THOUROT sur la coproduction de sécurité a été rendu aujourd’hui officiellement. Il propose 78 mesures pour compléter la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ).

 

L’une d’entre elles est l’armement des policiers municipaux.

 

Dans le contexte actuel, où la Police Nationale n’a pas les moyens matériels, ni le personnel pour assurer ses missions convenablement, une recrudescence des actes de terrorismes ou de déséquilibrés et où les policiers municipaux sont pris pour cibles, il semble cohérent de les armer, d’autant que nous travaillons de plus en plus sur des missions communes.

 

En revanche, une fois sorti de ce contexte il faudrait que l’Etat reprenne 100% de ses missions régaliennes.

 

Cependant le but de ce rapport semble uniquement de faire des économies sur la Police Nationale, pour ne pas augmenter le budget du Ministère de l’Intérieur, pour basculer la dépense sur les communes. Finalement, nous sommes une fois de plus dans une recherche d’économie budgétaire au niveau national, au détriment de la sécurité de tous.

 

En effet, armer les policiers municipaux coûtent chers, car en plus des armes, il y a la formation, leur stockage, etc. Une obligation d’armement, mais pas de budget pour accompagner les communes, qui ne peuvent pas payer toutes ces charges. Dans l’application cela causerait une rupture de l’Egalité sur le territoire concernant la sécurité.

 

Et la justification que 84% des policiers sont déjà armés ne peut que faire rire, cette comptabilité mettant au même niveau une gazeuse et un calibre 38.

 

Les autres mesures sont de vendre des missions régaliennes aux sociétés privées, qui « pèse 6,6 milliards d’euros ». Là on ne se cache même plus, c’est une histoire de « gros sous ».

 

Demain des policiers nationaux pourraient se voir interdit l’accès à leur commissariat, car un agent de sécurité estimerait qu’ils ne peuvent pas entrer. Quand on voit les difficultés pour nos collègues de la Police Aux Frontières pour travailler avec les sociétés de sûreté dans les aéroports, on préfèrerait que le système ne soit pas étendu à toutes les directions, en pire.

 

Pour les missions à déléguer, le transfert de scellés, vu le salaire d’un agent de sécurité, l’un d’entre eux pourrait se laisser tenter, contre un « petit billet » de perdre un scellé. De même, l’accompagnement d’un détenu non dangereux semble utopique, car qui dit que le détenu ne va pas devenir dangereux ?

 

Tout n’est pas à jeter : au moins deux bonnes idées à retenir.

 

Transférer au secteur privé la surveillance et la gestion des Centres de Rétention Administrative. En effet, la surveillance de retenus administratifs n’est pas une mission de police et mobilise une grande quantité d’effectifs inutilement.

 

Créer un tronc commun de formation des forces de sécurité, permettrait effectivement une meilleure compréhension des autres forces de la sécurité intérieure, tout facilitant le passage d’une carrière à une autre.

 

« Quis custodiet ipsos custodes ? » JUVENAL

 

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Reprise des auditions au Sénat dans le cadre de l’affaire BENALLA-MACRON

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Monsieur MACRON président de la République le dit : circulez il n’y a rien à voir.

 

Rien à voir, nous sommes d’accord, par contre à cacher, nous ne le sommes pas (liste non-exhaustive) :

 

  • Aucun signalement des délits de Monsieur BENALLA au Procureur par la Préfecture de Police ou l’Elysée ;

 

  • Coffre de Monsieur BENALLA toujours dans la nature, ainsi que son contenu réel ;

 

  • Refus de Monsieur BENALLA de donner le nom de son « ami » qui a déménagé son coffre ;

 

  • Refus de Monsieur BENALLA de donner son téléphone portable personnel ;

 

  • Refus de l’Elysée de donner la fiche de paie de Monsieur BENALLA ;

 

La « République irréprochable » du candidat MACRON est remplacée par « pas vu, pas pris » du Président de la République MACRON. Le fait que le sommet de l’Etat ne soit pas exemplaire entrave les policiers de terrain dans le travail. Mais comme les statistiques officielles sont « truquées », ça ne se voit pas en haut lieu.

 

Heureusement que le Sénat se donne le temps de « connaître la réalité des faits ». Mais cela déplaît au pouvoir exécutif.

 

Aussi la Garde des Sceaux souligne qu’il « y a un principe fort de séparation des pouvoir. Une information judiciaire a été ouverte sur la base des événements qui se sont déroulés autour du 1er mai et sur la transmission des vidéos. Cette information judiciaire doit pouvoir progresser en toute indépendance. »

 

Nous ne voudrions pas dire que Madame la Ministre de la Justice est une hypocrite, mais la séparation des pouvoirs semble à sens unique.

 

Le Procureur en charge de l’affaire, Monsieur François MOLINS, refuse notre réquisitoire supplétif sur la « la disparation » du coffre de Monsieur BENALLA et la perquisition qui l’entoure, digne d’une aventure des « Pieds Nickelés ».

 

Outre que le Parquet n’est pas indépendant, Madame Nicole BELLOUBET ne voit pas de conflit d’intérêts au fait que le Procureur MOLINS soit en attente d’une promotion pour devenir Procureur Général près la Cour de Cassation…

 

« En politique, une absurdité n’est pas un obstacle. » Napoléon Bonaparte

 

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Les auto félicitations du Ministère de l’Intérieur sur les chiffres « truqués » de la délinquance

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Ce matin, le Ministre de l’Intérieur a annoncé les chiffres de la délinquance avec un baisse historique des cambriolages de 6,6%, qu’on se le dise !!!

 

Le problème est que pour arriver à un tel résultat, les tentatives de cambriolage sont requalifiées en dégradations volontaires. Même chose si rien n’a été volé, parce que la cave ou le garage visités étaient vides.

 

Comme le Directeur Général de la Police Nationale et le Ministre de l’Intérieur n’ont rien voulu faire, nous avons saisi le Parquet en avril 2018, par le biais de notre avocat Maître BOUZROU, pour mettre fin à cette pratique de faux en écriture publique, qui ont pour but d’attribuer des primes de dizaines de milliers d’euros à des chefs de service, ce qui est une escroquerie et un détournement de fonds publics, ainsi qu’alimenter la propagande gouvernementale, qui peut publier de « bons chiffres ».

 

Comme il y a avait une mauvaise gestion des deniers publics nous avons également saisi la Cour des Comptes.

 

Un autre chiffre est présenté : une hausse de 23% des agressions sexuelles. Dans les faits la parole s’est simplement libérée. Il n’y a pas plus ou moins d’agressions sexuelles, simplement un plus grand nombre connu des services de police. En revanche, au sein de la Police Nationale aucune mesures particulières mises en place pour accompagner les victimes de violences sexuelles, en dehors de quelques exceptions. Les auteurs d’infraction ont pour le moment plus de droits

 

Même les chiffres des fiches S, permettant de lutter contre le terrorisme, sont « truquées ».

 

Ils seraient temps que dirigeants vivent dans la réalité et non dans leurs « chiffres » fournis par des « courtisans ».

 

Cette déconnexion de la réalité et ce détournement de nos missions engendrent une perte de sens du métier de policier ou/et des conditions de travail intenables. Encore un nos collègues a mis fin à ses jours cette semaine et 90% d’une compagnie de Nice est en arrêt maladie. Depuis le début de l’année, il y a 5 fois plus de policiers qui se ont réussi à se suicider (sans compter les tentatives donc) que de policiers morts en service…

 

« Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent » George ORWELL

 

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Mort de notre collègue de la brigade fluviale : la Préfecture de Police en eau trouble

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Le 5 janvier 2018 se produisait un drame sur la Seine : notre collègue Amandine GIRAUD, plongeuse de la brigade fluviale de la Préfecture de Police, est morte noyée lors d’un entraînement, organisé « au pied levé », alors qu’il était « irréalisable » ce jour là à cause de la crue du fleuve.

 

Le canard enchainé revient sur l’avancée de l’enquête dans son édition de ce jour, 5 septembre 2018, soulignant de nombreux dysfonctionnements, qui ont causé la mort de notre collègue :

 

  • Ligne de vie détachée par nos collègues sur le bateau ;

 

  • Contrôle des équipements fait de matière non rigoureuse, comme par exemple le gilet stabilisateur, que notre collègue n’a pas pu gonfler et qui aurait pu lui sauver la vie ;

 

  • Un témoin, plongeur amateur, a essayé d’alerter nos collègues, mais le temps qu’ils comprennent, il était trop tard.

 

Tous ses dysfonctionnements posent des questions :

 

  • Nos collègues avaient-ils la formation et l’expérience nécessaire pour encadrer notre collègue Amandine ?

 

  • Pourquoi le matériel n’est pas vérifié correctement ? Des raisons budgétaires ?

 

  • Comme dans l’affaire BENALLA, qui la Préfecture de Police veut protéger par ses mensonges ?

 

Cette collègue était adhérente à l’UNSA-Police, qui avait dit qu’il « ne lâcherait rien » pour identifier le ou les responsables des fautes commises. Cependant ce syndicat n’a pas fait le choix de se porter partie civile dans la procédure. Du coup dans l’intérêt de la profession et pour soutenir la famille de notre collègue, notre syndicat VIGI. s’est porté partie civile par la voix de notre avocat, Maître BOUZROU, en juin dernier.

 

Une fois de plus la presse et la nomination d’un juge d’instruction semblent les seuls remparts à l’opacité de la Préfecture de Police, qui au début parlait d’un « entrainement prévu de longue date » et a refusé l’aide des plongeurs du RAID pour participer aux recherches pour retrouver notre collègue. De plus, le plongeur amateur a eu des difficultés pour faire enregistrer son témoignage. Des consignes avaient-elles été données pour éviter que les dires de ce témoins « gênant » pour la Préfecture de Police apparaissent dans la procédure ?

 

« Les vies humaines ne semblent pas avoir une valeur inestimable pour les hommes de pouvoir. Ce ne sont finalement que des statistiques » Christiane VILLON

 

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01-09-2018 prise de poste officielle du commissaire divisionnaire « Cleptomane » de la DRPP à IVRY-SUR-SEINE

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Sombre date pour notre noble institution, garante de la défense des valeurs républicaines, et principalement composée de membres loyaux et exemplaires.

 

En effet, Monsieur DE LEFFE, après une période de chargé de mission diverses au sein de la Préfecture de Police, a été officiellement intronisé chef de la circonscription d'Ivry sur Seine, bien qu’en poste depuis le 26 juin.

 

Confondu pour avoir « emprunté », il semblerait que son sang bleu lui ait conféré une certaine immunité, jusqu’alors réservée aux parlementaires, aux présidents de la République et aux diplomates étrangers. En pleine affaire BENALLA, cette nomination passe mal.

 

Quelque mois après les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre, le commissaire divisionnaire De LEFFE avait été "épinglé" pour ce qui n'est ni plus ni moins que du vol de numéraire dans les frais d'enquête du service, initialement  destinés à rémunérer les sources chargées de la lutte antiterroriste.

 

Pour sa défense, M. De LEFFE, qui avait reconnu les faits, assurait n'avoir "jamais emprunté plus de 2000 euro à la fois", au prétexte de difficultés financières liées à l'achat d'un château en province. Pour rappel, cette somme équivaut à plus d’un mois de salaire pour un gardien de la Paix.

 

Curieusement, aucun lien n’a été fait entre les « déficits budgétaires » d’un service chargé de contribuer à la lutte antiterroriste sur les zones de Paris et de la petite couronne,  et le volume importants d’attentats qui ont frappé cette zone pendant le mandat de M. DE LEFFE.

 

A noter que comparativement, l’IGPN, qui a diligenté un simulacre d’enquête et de sanction, demande la révocation d’un cuisinier CRS.  Celui-ci est accusé de vol de denrées alimentaires périmées, en l’occurrence un lot de steaks qu’il destinait à son animal de compagnie.  Il convient de s’interroger sur le respect et l’application du principe d’Egalité, cher à notre belle République.

 

VIGI.  Alerte nos collègues d’IVRY-SUR-SEINE, la population de la ville, ainsi que ses élus sur les antécédents de la personnalité qui va diriger la circonscription. Outre l'infraction pénale, administrative et déontologique pour laquelle Monsieur le commissaire divisionnaire a obtenu une indulgence suspecte, il convient de s’interroger sur la viabilité des interpellations à venir, effectuées par des policiers « agissant sur les ordres et consignes » d'un « délinquant ».

 

Enfin, nous recommandons à nos collègues et aux habitants de la commune de maintenir leurs effets personnels ainsi que leurs objets de valeur sous clé.

 

 

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« Le gaulois réfractaire au changement » : ce ne sont pas mes amis privilégiés !!!

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Quand il s’agit d’expliquer à la Police Nationale de travailler avec moins de moyens et moins de sécurité, Monsieur le Président de la République et ses amis de La République En Marche (LREM) répondent présents.

 

Cependant les efforts et le changement c’est pour les autres, pas pour l’équipe des privilégiés des « ors de la République ». Les « Césars » de l’oligarchie ne seraient être confondus avec un « gaulois réfractaire au changement ».

 

Quand il s’agit de tenir la promesse du candidat Macron, pour une République irréprochable, d’avoir un casier judiciaire vierge pour les élus, finalement LREM vote contre. En résumé, les policiers ont un casier judiciaire vierge, mais pas ceux qui les dirigent.

 

 

Quand les CRS protestent parce que LREM fiscalisent l’indemnité journalière d’absence temporaire (IJAT), qui est comprise entre 5000€ et 6000€ par AN, pour le Président de la République ce sont des gaulois réfractaires au changement.

 

En revanche, ne pas tenir la promesse du candidat MACRON qui avait promis la fiscalisation des Indemnité Représentative de Frais de Mandat (IRFM) des députés, comprise entre 5000€ et 6000€ par MOIS, vote contre sans appel des députés de LREM.

 

1 an d’IJAT = 1 mois d’IRFM, mais d’un côté il y a les CRS gaulois réfractaires au changement, qui doivent payer et de l’autres les députés LREM, qui sont une force de progrès, qui continuent d’encaisser le « pognon » …

 

« Quand on veut conserver un privilège, on fait toujours croire que sa fin entrainerait la ruine de tous. » Jacques ATTALI

 

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Qui était présent le 1er mai 2018 dans la salle de commandement de la DOPC lors du visionnage des vidéos du PVPP ?

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VIGI. constate suite aux déclarations effectuées devant la commission parlementaire par le préfet de police de PARIS, Monsieur Michel DELPUECH, que le 1er mai 2018 au soir une réunion aurait eu lieu dans la salle d’information et de commandement de la direction de l’ordre public et de la circulation.

 

Selon Monsieur DELPUECH, Monsieur BENALLA était présent lors de cette réunion.

 

Selon un des policiers mis en cause, étaient notamment présents : Monsieur DELPUECH, Monsieur COLLOMB, Monsieur GIBELIN, Monsieur MIZERSKI et Monsieur BENALLA.

 

Notre collègue affirme que lors de cette réunion des séquences vidéo du PVPP de la journée ont été montrées.

 

Monsieur CRASE a indiqué avoir vu la vidéo dès le soir du 1er mai 2018 dans la salle de commandement de la préfecture de police.

 

Il est important de rappeler que nos trois collègues sont mis en examen pour avoir, le 18 juillet 2018, fait accéder à une personne non habilitée aux images d’une vidéo protection.

 

Or, si des images de la vidéo protection ont été diffusées le 1er mai 2018 au soir en présence de différentes personnes, il est permis de penser que cette infraction a pu avoir été commise dès le 1er mai 2018.

 

Ainsi, il est indispensable d’établir en présence de quelles personnes ces images ont été diffusées le 1er mai 2018 au soir et si toutes les personnes présentes étaient habilitées à les voir.

 

VIGI. a donc demandé une audition, par l’intermédiaire de son avocat Maître BOUZROU, de Messieurs DELPUECH, COLLOMB, GIBELIN et MIZERSKI sur les faits et que soit réalisé toutes les investigations nécessaires.

 

Ces auditions permettront de confirmer ou non la diffusion des images de vidéo protection dans la salle de commandement le 1er mai 2018 au soir et de savoir si cette diffusion a eu lieu en présence de personnes non habilitées, et notamment de Messieurs BENALLA et CRASE.

 

 

« La vérité est un lion, le mensonge une hyène » Proverbe

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Le conseiller particulier du Président de la République : l’homme que la Justice a « oublié » … pour le moment.

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Les policiers mis en cause dans l’affaire BENALLA/MACRON ont déclaré que le CD comportant la vidéo des faits du 1er mai 2018 avait été transmis par Monsieur BENALLA à Monsieur Ismaël EMELIEN, conseiller spécial du Président de la République.

 

L’un d’entre eux a également précisé que Monsieur BENALLA est passé le matin du 19 juillet par son bureau et celui du GSPR. En passant devant l’écran télé, qui était sur la chaîne BFM, Monsieur BENALLA a pris une photo de l’écran et d’un air très décontracté plaisantait sur ce qui était en train de se passer. Monsieur BENALLA lui a alors déclaré que le CD était dans les étages supérieurs avec, lui semblait-il, Monsieur Ismaël EMELIEN, conseiller particulier de Monsieur le Président.

 

Monsieur EMELIEN n’a pourtant pas été entendu par les services enquêteurs.

 

Dans la mesure où l’information judiciaire porte sur les faits de recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo protection, il est indispensable à la manifestation de la vérité d’établir si Monsieur EMELIEN a ou non participé à ces faits.

 

Cela est d’autant plus important que, sur les réseaux sociaux, des personnes ont affirmés avoir vu ces vidéos de la Préfecture de Police diffusées sur les sites de soutien au Président de la République, avant qu’elles ne soient très rapidement effacées. L’enquête pourrait déterminer si cela est vrai ou non. Si cela était confirmé l’enquête devrait déterminer qui a donné les vidéos aux militants de La République En Marche.

 

VIGI. a demandé aux juges d’instruction, par l’intermédiaire de son avocat Maître BOUZROU, que Monsieur EMELIEN soit auditionné sur ces faits dans les meilleurs délais.

 

« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice » MONTESQUIEU

 

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Le bal des promotions : général, procureur général…

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Début août notre avocat Maître BOUZROU avait déposé un réquisitoire supplétif concernant la perquisition « grandguignolesque » au domicile de Monsieur BENALLA les 20 et 21 juillet 2018. Un résumé de cette perquisition et de ses suites :

 

 1 Arrivée sur les lieux à 19h45. Monsieur BENALLA n’a pas ses clés, mais sa femme oui. Problème elle est en voyage à l’étranger.

 

2 La police judiciaire appelle un serrurier, qui n’arrive pas à ouvrir la porte.

 

3 Le bélier du commissariat n’est pas disponible.

 

4 La BAC du 92 ne peut pas venir.

 

5 Quel dommage, il est 21h, on reviendra demain matin.

 

6 Apposition de scellés, qui sont de simples autocollants.

 

8 Le lendemain, l’IGPN, la « police politique » illégale depuis 2001, est présente mais pas le coffre censé contenir les armes et autres affaires.

 

9 Monsieur BENALLA dit qu’il a demandé à un ami, dont les enquêteurs ne lui demandent pas le nom, de venir chercher le coffre pour le mettre en sécurité.

 

10 Le Procureur MOLINS estimant que l’enquête ne porte pas sur les armes décide de ne pas suivre notre réquisitoire supplétif. Oui ce même François MOLINS que la Garde des Sceaux, Nicole BELLOUBET, a proposé de nommer Procureur Général près de la Cours de Cassation d’ici fin novembre. Indépendance de la Justice ?

 

À la suite de notre réquisitoire, le 30 juillet, Monsieur BENALLA rapportait les armes, qui selon lui, se trouvaient dans le coffre : un fusil à pompe, ainsi que trois Glocks, un 17, un 19 et un 26. Cependant pas de trace du Glock 43, celui qu’il avait déclaré, dans la presse, posséder.

 

En revanche, une étrange coïncidence, le colonel Lionel LAVERGNE, promu général le 1er août 2018, avait déclaré devant la commission d’enquête du Sénat également le 30 juillet 2018, que Monsieur BENALLA n’avait pas d’armes administratives fournies par le GSPR, son service n’utilisant pas de Glocks 43, mais des Glocks 17, 19 et 26…

 

Affaire des armes de BENALLA : circulez il n’y a rien à voir. On peut croire les personnes qui l’affirment car la première a été promue général et la seconde est en attente de sa nomination de procureur général près de la Cours de Cassation. On imagine pour leurs compétences et non pas pour leur complaisance envers le pouvoir…

 

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La petite vidéothèque du Directeur de l’Ordre Public et de la Circulation, M. GIBELIN

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On a été nombreux à se poser la question : « comment des vidéos datant du 1er mai 2018, peuvent-elles être données à Monsieur BENALLA et diffusées sur les sites LREM illégalement, alors que leur date de conservation est d’un mois MAXIMUM ? »

 

La réponse, simple, vient de Monsieur GIBELIN, cet homme qui a menti sous serment, qui a créé la cellule SYNAPSE en janvier 2017, pour analyser les 36 000 caméras de vidéosurveillance de la capitale. Analyser parfait et même louable. En revanche ordonner de copier sur cd-rom lesdites vidéos, nous sommes dans de la barbouzerie.

 

La CNIL n’était pas au courant de ce procédé et elle va faire une enquête pour faire la lumière sur de telles pratiques.

 

D’ailleurs, Monsieur le Directeur de la DOPC, qui a pris une note de service pour expliquer ses consignes, reconnaît « une difficulté juridique ». Comprendre par difficulté juridique 5 ans de prison et 300 000€ d’amende.

 

Bien qu’il soit inamovible de son poste depuis le Président de la République Monsieur SARKOZY et qu’il devait devenir Directeur Central des CRS au 1er septembre 2018, nous demandons qu’il soit suspendu de ses fonctions et mis à pied à titre conservatoire. Un directeur comme lui pousse nos collègues à la faute, donc dehors.

 

A moins bien sûr que l’IGPN n’arrive à le laver plus blanc que blanc, comme c’est un directeur…

 

« C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. » Montesquieu

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Coffre-fort mystère de M. BENALLA : demande d’un réquisitoire supplétif

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Après BENALLA garde du corps, BENALLA lieutenant-colonel, BENALLA concierge, BENALLA policier, BENALLA CRS, BENALLA agent secret, BENALLA bagagiste, BENALLA en Bretagne, BENALLA à l’Assemblée Nationale, ne ratez pas le nouveau tome des aventures de BENALLA aux éditions Elysée/MACRON :

 

BENALLA magicien ou comment faire disparaître un coffre

 

 

Alors que Monsieur BENALLA est en garde à vue le 20 juillet 2018, les policiers de la police judicaire de Paris décident d’aller perquisitionner à son domicile privé à ISSY-LES-MOULINAUX à 19h45, pour chercher les armes qu’il a dit avoir stocké dans son armoire forte.

 

Une erreur bête personne n’a pensé à prendre les clés de l'appartement. D’ailleurs ont-elles bien été enlevées à Monsieur BENALLA et consignées sur le PV de garde à vue ?

 

Impossible de trouver une solution pour ouvrir la porte avant 21h, heure où les perquisitions ne sont plus possibles et ce jusqu’à 6h le lendemain matin. Un autocollant est mis sur la porte pour la sceller.

 

Avec toute la panoplie de policier de Monsieur BENALLA, peut-être que lui ou ses amis avaient en leur possession des autocollants de scellé ?

 

Le lendemain matin, 21 juillet 2018, la PJ revient avec des renforts de l’IGPN. Oui l’IGPN cette police politique, qui ne devrait plus exister depuis 2001. Sans compter un mélange des genres entre enquête judiciaire et administrative, ce qui est parfaitement illégal également.

 

Bonne nouvelle pour nos collègues, l’appartement est tout propre. Un petit loupé dans le ménage : la personne qui a tout nettoyé a oublié de remettre le coffre-fort à sa place. D’ailleurs, il n’est même plus dans l’appartement. Pour rappel, dissimuler des preuves c’est 3 ans de prison et 45 000€ d’amende.

 

 

Qui est cette personne qui nettoie vite et bien ? Monsieur BENALLA répond « un ami ». Si nous étions au jeu « qui veut gagner des millions », que l’ami reste anonyme, pas de problème. Mais dans une affaire d’état ne pas avoir l’identité de cet « ami » pose un sérieux problème.

 

Heureusement le 30 juillet 2018, notre avocat Maître BOUZROU dépose un réquisitoire supplétif pour siffler la fin de la récréation. Du coup, Monsieur BENALLA retrouve le même jour ses armes et les apporte à la Justice. Les armes, qui sont listées officiellement bien sûr !!!

 

Les trois juges d’instruction nommées dans cette affaire vont avoir beaucoup de boulot, pour retrouver les traces et indices, pour que la vérité éclate.

 

On pourrait croire que le Parquet, aux ordres de la Garde des Sceaux et indirectement de l’Elysée, a voulu savonner la planche avant de passer le dossier. Heureusement que nous sommes dans une République irréprochable et qu’une telle chose est impossible.

 


 

« Quand dans un royaume il y a plus d'avantage à faire sa cour qu'à faire son devoir, tout est perdu. » Montesquieu

 

 

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Affaire BENALLA : Capitaine verre d’eau à la barre

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Capitaine verre d’eau assume toute la responsabilité dans l’affaire BENALLA. Dommage que le responsable soit le seul irresponsable, aussi bien pénalement que politiquement. Dans ces conditions il est facile de fanfaronner…

 

Capitaine verre d’eau a invité les français à venir le chercher. Le problème c’est que personne n’a le droit d’approcher de l’Elysée et lui ne veut pas en sortir.

 

Mais une invitation présidentielle n’est pas une invitation que le peuple peut décliner. Aussi VIGI. s’associe et soutient toutes manifestations ou mouvements, qui permettraient aux français de réaliser la demande du Président de la République.

 

Nous demandons également à nos collègues de bien vouloir laisser passer le peuple français, conformément aux instructions du chef suprême de notre Nation.

 

Nous pourrions ainsi comprendre la pensée complexe de Capitaine verre d’eau et sa notion de sanction proportionnée. Pour avoir commis les délit d’usurpation de fonction et  port illégal d’un uniforme Capitaine verre d’eau estime que 15 jours de vacances bonus est cohérent.

 

Pourtant la Justice estime quant à elle que c’est quatre mois de prison avec l’interdiction de détenir une arme soumise à autorisation et interdiction d’exercer un métier dans la fonction publique durant dix ans, pour les mêmes infractions, sans inclure les violences volontaires…

 

Où est passée l’Egalité de la République irréprochable de Capitaine verre d’eau ? On comprend qu’il n’ait pas saisi le Procureur de la République, contrairement à l’obligation qui lui est faite par le Code de Procédure Pénale. Mais pourquoi s’ennuyer à respecter la Loi, quand on est irresponsable de tout.

 

Une bonne nouvelle, quand même, dans ce verre d’eau. Elle est pour le colonel Lionel LAVERGNE, chef du groupe de sécurité de la présidence de la République, qui a déclaré le 25 juillet devant les députés de la commission d’enquête, qu’Alexandre BENALLA n’avait « aucune autorité sur les services de sécurité » au sein de l’Elysée, mais un « rôle de chef d’orchestre ». Pour le remercier, le même jour Capitaine verre d’eau le nommait général avec effet au 1er août 2018. Félicitation général.

 

« Les faits ne cessent pas d'exister parce qu'on les ignore. » Aldous Huxley

 

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Objet : lettre ouverte à Monsieur le Président de la République concernant l’affaire BENALLA

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Notre syndicat vient d'écrire à Monsieur le Président de la République via le site de l'Elysée

 

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 Monsieur le Président de la République,

 

Vous avez déclaré hier soir : « On ne peut pas être chef que par beau temps et s’y soustraire quand le temps est difficile. S’ils veulent un responsable il est devant vous. »

 

Monsieur le Président de la République êtes-vous conscient que vous mobilisiez depuis une semaine la Justice, la Police Nationale, l’Assemblée Nationale et le Sénat, qui cherchent à connaître les responsables dans cette affaire, alors que c’est tout simplement vous ?

 

Vous nous parlez de faire des économies, mais connaissez-vous le coût de tous ces efforts déployés pour connaître la vérité ?

 

A moins que vous soyez tellement déconnecté de la réalité pour croire que dans la Police Nationale nous avons tous des voitures comme celles de Messieurs BENALLA et CRASE et que nous ne manquons de rien.

 

Par ailleurs, si vous êtes le seul responsable, vous nous avez menti à nous policiers, Monsieur le Président de la République. Lors de votre discours aux forces de la sécurité intérieure en octobre 2017, non devant les policiers de terrains à Lyon, mais devant des institutionnels à l’Elysée, vous avez déclaré : « Mesdames et Messieurs, vous me trouverez toujours à̀ vos côtés lorsque (…) allégations mensongères vous cibleront, parce que vous avez fait le choix de servir vos concitoyens, de porter l’uniforme, et de servir la loi républicaine avec engagement et détermination. »

 

La vidéo montrant vos deux collaborateurs, Messieurs BENALLA et CRASE, vous l’avez laissé tourner pendant plus de deux mois avec la mention « violences policières ». Pourtant c’est une allégation mensongère, la Police Nationale n’a commis aucune violence. C’est d’autant plus grave, que par votre silence, vous avez mis en danger la vie de tous les policiers. En effet ces vidéos servent d’excuses à des délinquants et des criminels pour nous attaquer en service, mais de plus en plus hors service ces derniers mois.

 

Vous aviez poursuivi dans votre discours de fin 2017 : « Il faut également – et c'est notre défi – lutter contre les comportements ou les agissements qui pourraient ternir votre image. »

 

Il semble que le défi s’arrête quand c’est un de vos proches collaborateurs. Nous tenons à vous rappeler que pour nous la police doit défendre les institutions de la République, même si depuis 2014 Monsieur VALLS a remplacé la notion de République par « intérêts nationaux », et que malgré notre alerte à ce sujet vous avez fait le choix de conserver la nouvelle formulation. Il est toujours plus facile de légaliser que de légitimer une dérive autoritaire du régime. D’ailleurs, sur ce point Monsieur COLLOMB parlait d’un « doux despotisme », vous-même de la « sortie de l’état de droit » et Madame GOURAULT de la mise en place de polices privées devant l’Assemblée Nationale. Finalement, la mise en application de police privée armée, qui fait régner la Loi d’un doux despote après la disparition de l’état de droit, ne séduit pas le peuple.

 

Toujours en ce mois d’octobre 2017 vous aviez conclu qu’à « chaque moment où il y a, sur ce point une faiblesse, elle doit faire l’objet d’une sanction. Parce que s’il n’y a pas de sanction, c’est l'affaiblissement collectif ! C'est l'acceptation collective du fait que là aussi, il n'y a pas de réponse à une forme d'infraction. Et c'est l'affaiblissement collectif du fait que nous ne savons pas faire, en notre sein, respecter nos propres règles ! »

 

Dans l’affaire, dont vous assumez la responsabilité, vous n’avez pas saisi Monsieur le Procureur de la République, conformément au code de procédure pénale, vous substituant de fait à la Justice, ce qui est une très grave atteinte à la séparation des pouvoirs.

 

Est-ce faire respecter en notre sein les règles, que de sanctionner Monsieur BENALLA à 15 jours d’exclusion de fonction ?

 

Nous sommes dans « le fait du prince » sauf à comprendre que demain, n’importe qui peut agresser son voisin, s’il est déguisé en policier, s’il accepte de perdre 15 jours de salaire.

 

Dans cette dernière hypothèse, est-ce que cette jurisprudence s’applique au commun des mortels ou en plus d’être déguisé il faut faire partie de vos amis ?

 

Vous avez poursuivi hier soir devant vos amis : « qu’ils viennent le chercher. »

 

Êtes vous conscient de votre provocation et qu’une fois de plus on va devoir assurer votre sécurité, car de nombreuses personnes vous ont pris au mot.  Si vous étiez sincère, pourriez-vous donner le lieu où passer vous chercher ?

 

A moins que ce n’est été qu’une déclaration crane d’un enfant turbulant, qui joue au Président de la République ? Sauf que Monsieur à ce niveau de responsabilité on ne peut pas faire l’enfant.

 

« Et ce responsable il répond au peuple français, au peuple souverain. »

 

 

Il y a une incohérence avec ce discours, car durant vos déplacements officiels, vous demandez à la Police Nationale de vous protéger du peuple. Dernier exemple en date, plutôt que fêter la victoire des bleus sur les Champs Elysée avec le peuple, vous avez préféré, une réception privée au palais.

 

« Chacun assume ses responsabilités. J’assume les miennes de là où je suis. »

 

Vous dites assumer vos responsabilités, mais cela fait une semaine que vous vous cachez. Sans les révélations de la presse, ce délit serait resté caché sous le tapis.

 

Par ailleurs, vous savez parfaitement qu’un Président de la République en fonction n’a pas à répondre de ses actes.

 

Comment comptez-vous dans ce cas assumer votre responsabilité ?

 

Qui vont être les fusibles qui vont sauter pour vous protéger ? Des personnes partant bientôt à la retraite ?

 

Monsieur le Président de la République nous devons déjà accepter de travailler pour un pays dont les élus représentants du peuple ont voté de pouvoir avoir un casier judiciaire, alors qu’on nous demande, à juste titre, d’être irréprochable. Aujourd’hui nous constatons que vous Monsieur le Président de la République avez un service de sécurité privé et qu’il est mieux équipé, mieux payé et mieux logé, que nous « simples flics. »

 

Nous vous avions écrit il y a un an pour vous faire part du malaise dans la Police Nationale. Depuis le nombre d’agression de nos collègues a explosé, les suicides toujours aussi nombreux et le manque de moyens aussi criant. Sauf votre protection que vous avez doublé discrètement fin 2017.

 

Nous avions demandé à vous rencontrer, mais vous aviez préféré recevoir RIHANNA, qui a pris rendez-vous par un tweet, ainsi BONO. « The show must go on. »

 

Nous vous nous renouvelons une demande d’audience auprès de votre autorité pour faire lumière sur cette affaire d’Etat pour éviter que la traduction qu’aucun fusible ne doit sauter, soit une simple une réorganisation au sein du palais de l’Elysée en septembre. A minima nous aimerions une réponse écrite à nos questions. On parle d’une affaire pénale quand même.

 

En l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Alexandre LANGLOIS

Secrétaire Général

 

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Monsieur GIBELIN ment sous serment devant la commission d’enquête

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Lors de son audition à la commission d’enquête parlementaire, Monsieur GIBELIN a déclaré devant les députés présents : « Je ne pouvais pas, moi non plus, demander la saisie de l’IGPN (…). C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu de demande particulière du DOCP car je n’en ai pas le pouvoir. »

C’est marrant parce que nous avons ce document signé de sa main, qui prouve exactement le contraire :

 

 

Du coup un mentir sous serment c’est du pénal avec 5 ans de prison et 75 000€ d’amende. Il existe déjà un précédent pour avoir menti devant le Sénat avec une condamnation de 6 mois de prison avec sursis et 50 000€ d’amende.

 

« Chacun préfère son intérêt à celui du prochain. » Proverbe latin

 

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Affaire BENALLA : choix d’auditionner les syndicats dans lesquels les policiers en colère ne se reconnaissent plus

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Le Sénat a fait le choix d’auditionner les syndicats dits « majoritaires », mais qui ne le sont que parce qu’ils exercent un chantage sur les avancements et les mutations de nos collègues, que le Ministère de l’Intérieur leur a délégué en échange de la paix sociale.

 

Le Sénat fait le choix une nouvelle fois de nous écarter, comme ce fut le cas dans le cadre de la commission d’enquête relative à l’état des forces de sécurité intérieure, des auditions.

 

Très curieux, d’autant que nous sommes les seuls à avoir déposé plainte dans l’affaire concernée et que nous nous sommes constitués partie civile.

 

« Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même. » De La Rochefoucauld

 

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Après la plainte : constitution de partie civile

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Nous nous sommes portés partie civile, lundi 23 juillet 2018, après avoir eu la satisfaction de voir un juge d’instruction nommé pour s’occuper de l’affaire BENALLA/MACRON.

 

Nous voulons avoir accès au dossier pour qu’aucun des responsables hiérarchiques au plus haut sommet de l’Etat ne soit « oublié », comme il a été « oublié » de saisir le procureur dès que ces mêmes personnes ont eu connaissance des délits commis par le sbire de l’Elysée.

 

Car non une sanction administrative de 15 jours d’exclusion de fonction, non effective selon le directeur de la DOPC, ne peut pas remplacer la décision pénale d’un juge.

 

Être partie civile va nous permettre de vérifier que nos trois collègues fautifs soient sanctionnés, mais uniquement pour leur manquement et non qu’ils soient les boucs-émissaires d’un système de « magouilles ».

 

 

« Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent. » George ORWELL

 

 

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Affaire BENALLA : conclusion des auditions personne ne sait rien et c’est la faute des autres

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Les rêves de « doux despotisme » de Gérard COLLOMB, de « sortie de l’Etat de droit » d’Emmanuel MACRON et de « polices privées » de Jaqueline GOURAULT rencontrent un grain de sable avec la réaction de l’opinion publique à l’affaire BENALLA/MACRON.

 

Finalement la mise en application de police privée armée, qui fait régner la Loi d’un doux despote après la disparition de l’état de droit ne séduit pas le peuple.

 

Pas grave la majorité présidentielle fait auditionner des personnes sélectionnées et nous écarte des auditions.

 

Le Ministre de l’Intérieur ouvre cette parodie d’enquête en accusant la responsabilité de la Préfecture de Police ou de l’Elysée.

 

Puis le Préfet de Police poursuit en arguant que c’est de la responsabilité du Ministère de l’Intérieur ou de l’Elysée.

 

Monsieur MACRON ne viendra se faire auditionner mais on peut vous faire sa réponse : ce n’est pas moi c’est de la responsabilité de la Préfecture de Police ou du Ministère de l’Intérieur.

 

Ensuite sont interrogés :  

 

 

 

 

VIGI. demande, aux parlementaires représentants du peuple, la démission de Monsieur le Préfet de Police, de Monsieur le directeur de la DGPN, de Madame la directrice de l’IGPN, de Monsieur le directeur de la DOPC, de Monsieur le Ministre de l’Intérieur, ainsi que son ombre la Ministre auprès du Ministre, la grande absente de ce drame.

 

Une fois le mal coupé à la tête, on pourra attaquer la réforme de notre institution qui tue, par le suicide un de nos collègues toutes les semaines, en détruisant le sens de notre métier.

 

« Quand tu montes à l’échelle, souris à tous ceux que tu dépasses, car tu recroiseras les mêmes en redescendant. » Proverbe américain

 

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Violences policières, de quoi parle-t-on ?

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Pour commencer, les violences commises par des policiers peuvent être légitimes ou illégitimes suivant qu’elles s’inscrivent dans un cadre légal ou non. Donc nous ne pouvons pas prendre postions sans une enquête préalable, qui détermine dans quel contexte les policiers ont fait usage de la force.

 

Dans la grande majorité des cas la Justice reconnaît un usage légitime de la force. Pour les quelques cas restants, nous les condamnons bien évidement fermement, comme nous condamnons toutes formes de violences illégitimes plus généralement.

 

Par malhonnêteté intellectuelle, certaines associations et même Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale comptabilisent toutes les violences, sans distinctions.

 

Le peuple a délégué l’usage légitime de la force aux policiers et ce depuis 1789. Certaines situations nécessitent l’usage de la force, car malheureusement nous ne vivons pas dans « un monde de Bisounours. »

 

L’usage de la force par les policiers n’a rien de comparable avec l’usage de la force par des membres de l’Elysée. Eux n’ont aucune délégation d’user de la force légitime par le peuple.

 

Si une délégation de Monsieur le Président de la République suffit, alors nous ne sommes plus en République.

 

Dans ces conditions Monsieur Alexandre BENALLA et son comparse commettent forcément des violences illégitimes. Opprobre sur la Police Nationale et danger pour la population.

 

« Il est plus facile de croire sans comprendre que de vouloir tout expliquer. » Sosthène De la ROCHEFOUCAULD

 

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Nous déposons plainte contre Alexandre BENALLA et contre x

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Les syndicats comme l’UNSA-Police et Alliance ont appelé à voter Emmanuel MACRON et maintenant ils viennent s’étonner dans les médias. Des paroles. D’autres comme Unité SGP Police garde un silence… complice ?

 

A VIGI. des paroles oui, mais suivies par des actes. Nous avons fait le choix de déposer plainte contre Monsieur Alexandre BENALLA et contre X, par l’intermédiaire de notre avocat Maître BOUZROU.

 

Nous n’avons aucune confiance dans la Présidence de la République qui n’a pas  saisi le Procureur de la République, en contradiction avec le Code de Procédure Pénale, pour les délit d’usurpation de fonction et  port illégal d’un uniforme.

 

Nous n’avons aucune confiance dans Monsieur le Ministre de l’Intérieur, depuis qu’il a saisi l’Inspection Générale de la Police Nationale. L’IGPN n’a qu’une vocation : blanchir la haute hiérarchie et le pouvoir en place, par des enquêtes « truquées ».

 

Si Monsieur COLLOMB a saisi l’IGPN, qui n’a pas la compétence pour rendre un rapport sur Alexandre BENALLA, c’est pour trouver un policier responsable de la situation et sauver le Palais de l’Elysée.

 

Nous rappelons une nouvelle fois que l’IGPN est un service illégal, car il est contraire au Code Européen d’Ethique de Police Européen (signé par la France en 2001), qui précise entre autre que « la police doit être responsable devant l’Etat, les citoyens et leurs représentants. Elle doit faire l’objet d’un contrôle externe efficace. »

 

Pour éviter de laisser les mêmes « magouiller » entre eux, nous avons fait le choix de venir participer à la procédure, lancée uniquement sous la contrainte médiatique. Sans cela, nous savons que les responsables au plus haut sommet de l’Etat n’auront pas à répondre de leurs actes.

 

A moins que de ne mettre que 15 jours de mise à pied (en soit un congé sans solde de 15 jours) ne soit le nouveau plan du Président Emmanuel MACRON pour faire des économies et libérer de la place en prison.

 

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Jean de La Fontaine

 

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Après le Président cosplay, son conseiller cosplay ET violent

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Nous avions dénoncé le chaos du 1er mai 2018 voulu par le gouvernement, mais nous ne pouvions imaginer que l’Elysée participait activement au chaos et s’autorisait la répression d’opposant politique par la force !!!

 

En effet, Alexandre BENALLA, chargé de mission à l’Elysée, avait reçut l’autorisation du directeur de cabinet d’Emmanuel MACRON à participer à cette manifestation en tant qu’observateur.

 

Demander une autorisation pour participer à une manifestation ? Serions-nous en dictature ? Sinon qu’elle a été l’autorisation donnée par le directeur de cabinet d’Emmanuel MACRON ?

 

La présidence de la République au courant de l’incident a mise à pied Alexandre BENALLA du 4 au 19 mai.

 

15 jours de mise à pied, au lieu de saisir le Procureur de la République sans délai, conformément au Code de Procédure Pénale, pour des deux infractions pénales :

 

  • Les violences volontaires suivant qu’elles soient inférieur ou supérieur à 8 jours d’Incapacité Total de Travail sont soit contraventionnelles et punies de 1500€ d’amende, soit délictuelles et punie de 3 ans de prison et 45 000€ d’amende.

 

De plus ce conseiller jette un discrédit sur toute la Police Nationale et l’Elysée laisse faire en toute connaissance de cause. Il vaut mieux laisser la Police Nationale être accusée de violences policières, que de dénoncer l’imposture d’un proche d’Emmanuel MACRON. Ecœurant, surtout quand on sait que ces vidéos servent d’excuses pour agresser des policiers en service mais de plus en plus hors service.

 

Nos collègues CRS autour de ce délinquant ne savent pas que la personne n’est pas un VRAI policier en civil. Sinon ils l’auraient interpellé immédiatement pour violences illégitimes. Encore une fois nous ne pouvons que mettre en cause l’organisation du service d’ordre pour protéger la manifestation…

 

VIGI. rappelle à Monsieur le Président de la République, que si il veut voir de vrais policiers, il peut toujours nous recevoir pour que nous lui parlions de notre quotidien, même si nous ne sommes pas RIHANNA ou BONO.

 

« On est reçu selon l’habit, reconduit selon l’esprit » proverbe russe.

 

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Une nouvelle piste pour expliquer les suicides dans la Police Nationale ?

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Objet : lettre ouverte à Monsieur Gérard CLERISSI, Directeur des Ressources et Compétences de la Police Nationale, concerant la mutation dérogatoire du gardien de la paix K.

                  

Monsieur le Directeur,

 

Nous vous avions écrit le 29 janvier 2018. Aujourd’hui nous prenons acte que vous refusez la mutation de Madame K. pour des motifs fallacieux.

 

Madame K. a eu sa visite de contrôle à Cabanis, ce jour 16 juillet 2018, pour la dernière prolongation de son Congé Longue Maladie. 

 

La médecine statutaire lui a refusé son placement en Congé Longue Durée à l'issue de CLM. 

 

De même, la mise en disponibilité d'office pour raison de santé lui a été refusée car elle n'est pas apte à reprendre le travail, alors qu’elle apte à reprendre à Toulouse auprès de sa famille, pour pouvoir se reconstruire de tous les traumatismes que l’administration lui fait subir depuis 3 ans et auxquels vous participez.

 

Elle a ensuite été intimidée et menacée : " soyez sûr de vous en septembre quand vous reviendrez de la décision que vous voulez prendre : réformée ou reprise du travail à Bondy." 

 

Je vous rappelle que la DRCPN n'a rien fait pour lui proposer des reclassements depuis 2015 et s'est bornée à lui demander de reprendre à Bondy sous les ordres de sa cheffe de service contre un avis médical d'un expert psychiatre et celui du docteur G., expert psychiatre de la Préfecture de Police qui lui a conseillé de prendre ses enfants et de rejoindre son mari à Toulouse pour se reconstruire.

 


Depuis 3 ans la DRCPN laisse pourrir la situation, en laissant sa hiérarchie la harceler, la sanctionner arbitrairement, la forcer à vendre sa maison, briser sa famille au point de pousser sa fille à faire une tentative de suicide, en détournant la médecine statutaire de ses missions, etc. Vous avez fait le choix de poursuivre ce harcèlement en prétextant une note de service, contraire à la Loi.

 

En effet, comment une décision administrative peut-elle aller à l’encontre d’une décision médicale, qui a pour but de protéger la santé de cette fonctionnaire ?

 

L’article 6 quinquiès de la Loi 83-634 précise que : « Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Cela est également une infraction pénale réprimée par l’article 222-33-2 du Code Pénal.

 

L’article 23 de cette même Loi rappelle que : « des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique sont assurées aux fonctionnaires durant leur travail ».

 

D’ailleurs, vous êtes conscient de vos mensonges. Lors de la dernières CAPN vous avez muté une collègue de la 235ème promotion affectée sur le SGAMI de Paris à Toulouse pour prendre soin d'un de ses beaux-parents gravement malade. Elle est donc titulaire depuis 1 an et 3 mois, mais elle peut quand même partir. Il faut dire que vous devez sûrement avoir des « arrangements » avec le syndicat Alliance, qui a défendu le dossier.

 

De même, une seconde collègue a enchaîné un congé maladie puis un congé de maternité, mais elle a pu être mutée à Lille sans reprendre son service. Motif : anticipation de la mutation de son mari car ils ont 3 enfants et sont mariés depuis 10 ans. La situation de Madame K. est semblable mais vous lui refusez même la simple étude de son dossier.

 

Je vous rappelle également que Monsieur P. avait pu en mutation dérogatoire du CSI de Paris vers une CRS de Marseille. D’ailleurs vous êtes en train d’appliquer les « méthodes » utiliser à l’époque par l’administration pour se « débarrasser » de ce collègue dont le quotidien était devenu un enfer. Il était parti en dépression, non pas qu'il soit malade, mais parce que sa hiérarchie le rendait malade. Finalement les "grands malades" sont les seuls à ne pas aller voir des experts-psychiatres. Nous obtenons la mutation de ce collègue au 1er septembre 2016 à Marseille. Sur place, le médecin statutaire le déclare apte et il reprend le travail qu'il aime dans un climat apaisé. Tout le mois de septembre se passe bien. Le 1er octobre 2016 son nouveau service lui présente, bien embêté, un arrêté pris par le préfet de police de Paris, qui avait soutenu la hiérarchie dans son harcèlement et ses pratiques délictuelles. Il apprend qu'il est mis en disponibilité à la suite d’un avis favorable du comité médical du 06 septembre 2016 (soit donc 6 jours après sa reprise à Marseille) pour raison de santé. En conséquence, il perd la moitié de son traitement, de son indemnité de résidence et la totalité du supplément familial. Normalement, un fonctionnaire est mis en disponibilité pour raison médicale, quand il a une pathologie rendant impossible son reclassement ou sa reconversion. Ici, l'administration n'avait bien sûr rien fait en ce sens, son seul but étant de le remettre dans un climat anxiogène.

 

Les directeurs changent mais pas les méthodes. On comprend mieux le nombre de "burn-out" et la moyenne d'un suicide par semaine, sans compter les tentatives, quand on sait que les directeurs de la DRCPN et le médecin chef de la Police Nationale sont des délinquants, au sens du Code Pénal.

 

Je vous remercie de me faire parvenir sous 15 jours, les mutations « ponctuelles » pour la région de Toulouse pour les années 2016, 2017 et 2018, pour savoir combien de fonctionnaires ont pu bénéficier d’une mutation en dehors de tout cadre légal, mais avec votre bénédiction, au détriment de la santé du gardien de la paix K..

 

Vous disposez d’un sursis pour régler la situation de Madame K. et réparer tous les préjudices que Madame K. a subi, le temps des vacances judicaires du 16 juillet 2018 au 31 août 2018. Dans le cas contraire, nous n’aurons pas le plaisir de vous voir en audience, mais à une audience devant une cours correctionnelle. D’ailleurs, le cas de Madame K. n’est malheureusement pas isolé et nous en profiterons pour qu’un juge statut également sur ces autres dossiers.

 

En l’attente de vous lire.

 

Alexandre LANGLOIS

Secrétaire Général

 

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Un criminel à la tête de la Police Nationale ?

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Bravo à Monsieur MORVAN, DGPN, il rejoint Monsieur GIBELIN, directeur de la DOPC, au club très fermé des directeurs de la Police Nationale, qui nous ont attaqué pour diffamation et se sont ridiculisés. Il nous permet également de maintenir un 100% de victoire dans les procédures pour diffamation déposées à notre encontre.

 

En effet, Monsieur MORVAN, Directeur Général de la Police Nationale a poursuivi pour diffamation le secrétaire général de VIGI. pour un tract, où nous nous demandions s’il était complice ou auteur d’actes criminels. Le 28 mars 2018, la Police Judiciaire au nouveau « 36 », nous auditionnait. Nous constatons aujourd’hui une absence de décision sur Procureur, le délai de 3 mois étant passé.

 

Cette absence de réponse du Procureur sous-entend que Monsieur MORVAN, DGPN, aurait donc fermé les yeux sur la falsification des chiffres de la délinquance, dans le but de toucher des primes et favoriser sa carrière.

 

Mais que pouvions nous attendre de la connaissance de la procédure pénale de Monsieur MORVAN, qui, bien qu’il soit directeur de la Police Nationale, n’a pas aucune connaissance de la Police et n’a pas de carte de réquisition ?

 

Par ailleurs, plus de nouvelles de la procédure administrative illégale diligenté par Monsieur MORVAN à l’encontre de notre secrétaire général, avec des méthodes d’interrogatoire digne de la STASI. 

 

En revanche, notre plainte pour faux en écritures publiques et escroquerie suit son cours. Le parquet financier ne l’a pas classée sans suite et a transféré le dossier au parquet de Marseille.

 

Enfin, nous avions porté à la connaissance de Monsieur MORVAN, DGPN, d’autres faits délictuels et criminels, dont un pour lequel le Ministre de l’Intérieur l’a même missionné personnellement pour faire lumière sur la situation. Il a fait le choix de ne rien faire, se rendant complice de ces actes.

 

D’autres dépôts plaintes vont donc suivre.

 

Nous laisserons la conclusion, provisoire, à Sénèque :

 

« Certains sont jugés grands parce qu’on mesure aussi le piédestal »

 

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Nantes : pas de légitime défense mais un tir accidentel

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Notre collègue a menti sur ses déclarations, ce qui est inacceptable quand on est policier assermenté.

 

La culpabilité d’avoir ôté une vie le ronge, mais cela n’enlève rien au fait que nous ne devons faire usage de notre arme uniquement dans un cadre légal pour sauver des vies. Aussi nous espérons une sanction administrative lourde, car il a terni l’image de tous les policiers et les a mis en danger, son déni ayant provoqué des émeutes.

 

Quelle est la peine encourue par notre collègue pour son geste ?

 

Article 222-8 du Code Pénal : « Les violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission est punie de vingt ans de réclusion criminelle. »

 

Est-il le seul responsable de la situation ? NON

 

Dans la Police Nationale la grande majorité des policiers ont plus peurs des sanctions arbitraires de leur hiérarchie ou de l’IGPN, que d’affronter des criminels. Tant que la police enquêtera sur la police, ce qui est contraire au Code Européen d’Ethique de Police Européen, pourtant signé par la France en 2001, notre institution poussera les fonctionnaires au déni, plutôt qu’à assumer leurs actes.

 

De plus, si tous les policiers étaient équipés de caméras piétons, comme la population et nous même le demandons, la situation aurait été figée directement. La Police de Sécurité du Quotidien en prévoit 10 000 pour les forces de l’ordre : soit 5% des effectifs. Pour nous c’est une priorité budgétaire plus importante que la vaisselle de l’Elysée ou une campagne de propagande de recrutement pour la Police Nationale à plus d’un million d’euro.

 

Par ailleurs, un policier n’a aucune formation sur que faire après avoir fait usage de son arme, alors que ce geste est souvent lourd de conséquence. Peut-être qu’en ayant une haute hiérarchie, qui sait ce qu’on vit sur le terrain (par exemple le Directeur Général de la Police Nationale n’a pas de carte de police), on aurait des notes de service sur le sujet, plutôt que sur la taille de caractère à utiliser dans les procédures…

 

Il y a également plus de 22 millions d’heures supplémentaires accumulées dans la Police Nationale. Quand on est fatigué on ne réagit pas de la même façon, rien de prévu pour y remédier sérieusement par le gouvernement.

 

 

Les textes sur l’usage de l’arme ne se basent pas sur des critères objectifs mais sur une appréciation subjectives de la situation a posteriori que ce soit, la légitime défense définit à l’article 122-5 du Code Pénal ou l’article 435-1 du Code de la Sécurité Intérieure . Les policiers ne savent donc pas légalement quand ils font une sortie d’arme s’il y a un cadre légal, vu le flou juridique autour de cette notion. Si jamais les textes étaient plus clairs, peut être que notre collègue n’aurait pas sorti son arme et provoquer un accident de tir mortel.

 

Enfin si la victime du tir avait bien été en prison pour exécuter sa peine, rien de tout cela ne serait produit.

 

« Le plus grand mal, à part l'injustice, serait que l'auteur de l'injustice ne paie pas la peine de sa faute. » Platon

 

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Notre collègue CRS de Nantes placé en garde à vue pour « calmer » les émeutiers ?

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Cette mesure coutumière de mettre en garde à vue un policier, qui tue un individu en faisant usage de son arme, très efficace pour « acheter la paix sociale », est très critiquable d’un point de vue juridique.

 

Etudions les cas justifiant d’une garde à vue légalement :

 

  • « Garantir la présentation de la personne devant le procureur de la République afin que ce magistrat puisse apprécier la suite à donner à l'enquête. » Notre collègue ne va pas s’enfuir et la justice sait où le trouver.

 

  • « Empêcher que la personne ne modifie les preuves ou indices matériels. » Notre collègue ne peut modifier aucune preuve et encore moins plus de 48h après les faits.

 

  • « Empêcher que la personne ne fasse pression sur les témoins ou les victimes ainsi que sur leur famille ou leurs proches. »Notre collègue ne peut pas faire pression, même s’il le voulait, sur un quartier complet de Nantes.

 

  • « Empêcher que la personne ne se concerte avec d'autres personnes susceptibles d'être ses coauteurs ou complices. » Il n’y a pas de coauteur ou de complice, c’est lui seul qui fait usage de son arme.

 

  • « Garantir la mise en œuvre des mesures destinées à faire cesser le crime ou le délit.» Il n’y a aucun crime ou délit à faire cesser.

 

On constate que la garde à vue n’a aucune motivation liée à l’enquête pour découvrir la vérité.

 

 

En revanche on comprend bien qu’il budgétairement plus économique pour rétablir l’ordre de sacrifier à un collègue à la vindicte des émeutiers, que déployer les policiers en nombre suffisant pour rétablir l’ordre. Dans la même logique, un policier sacrifié coûte moins cher que de mettre en place un « plan banlieue », car selon le Président de la République les pauvres « ça coûte un pognon de dingue et ils restent pauvres. »

 

De plus, dans le cas présent, l’IGPN se retrouve à la fois en charge de l’enquête administrative et judiciaire, ce qui entraîne une confusion des genres et une violation probable du secret de l’instruction, comme ce fut le cas dans l’affaire du commandant PICHON.

 

En conclusion, VIGI. demande, dans un premier temps, que l’IGPN, qui est une police politique à la solde du pouvoir et du haut de la hiérarchie policière, soit dessaisie du dossier au minimum concernant la partie judiciaire. Dans un second temps nous demandons la suppression de l’IGPN car ni la population, ni les policiers n’ont confiance dans cette institution aux enquêtes opaques et contraire au Code Européen d’Ethique de Police Européen (signé par la France en 2001), qui précise entre autre que « la police doit être responsable devant l’Etat, les citoyens et leurs représentants. Elle doit faire l’objet d’un contrôle externe efficace. »

 

« En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin.” Chamfort

 

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Violences urbaines à Nantes suite à la mort d’un délinquant

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Rappel des faits par le Procureur de la République : « hier soir aux environs de 22 h dans le quartier de Breil, des policiers ont procédé à un contrôle de police. Le conducteur ayant donné une fausse identité, ils ont décidé de l'emmener au poste mais ce dernier a fait marche arrière dans une démarche de fuite. Un policier a tiré un coup de feu et un seul pour tenter de l'arrêter. »

 

Quelques précisions la victime, Aboubakar F., était originaire de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Connu des services de police, notamment pour des faits de vols, le jeune homme faisait l’objet d’une fiche de recherche en date du 15 juin 2017 pour l’exécution d’un mandat d’arrêt dans le cadre d’une procédure pour vol en bande organisée et recel, avec instruction de procéder à l’interpellation de l’intéressé.

 

Saluons la réaction du Ministre de l’Intérieur, qui « condamne avec la plus grande fermeté les violences et les inacceptables dégradations commises la nuit dernière dans plusieurs quartiers nantais. » Le problème c’est que Monsieur COLLOMB condamne toujours fermement, mais derrière rien, si ce n’est des statistiques officielles qui sont formelles : la délinquance baisse. De plus, il parle du « décès d’un automobiliste suite à un contrôle de police. » Très politiquement correct, alors qu’il s’agit de la mort d’un délinquant qui a tenté d’écraser un policier pour prendre la fuite, car cela faisant plus d’un an qu’il devait être en prison.

 

Monsieur le Président de la République est tout de suite venu au soutien de nos collègues et va les recevoir à l’Elysée… en fait non depuis le Nigéria il a déclaré qu’un « Président de la République n'est pas là pour écumer les choses mais pour agir sur le long terme. »

 

Les enquêteurs sont entrain de récupérer sur les réseaux sociaux tous les documents visuels utiles pour définir le positionnement de toutes les personnes présentes… parce que les caméras piétons promises depuis des années et dont les policiers sont demandeurs, ne sont toujours pas achetée… Heureusement la Police de Sécurité du Quotidien va déployer 10 000 caméras piétons pour les policiers et gendarmes d’ici 2019. Un grand nombre, mais seulement 5% des effectifs seront équipés au final… Même dans le « nouveau monde », la modernité n’arrive pas vite et on aura toujours autant de mal à prouver la réalité de nos interventions. Soulignons que le rapport du Sénat sur l’état des forces de sécurité intérieure demande ces caméras dans sa proposition 32.

 

Concernant le cadre légal deux possibilités :

 

  • La légitime défense 122-5 du Code Pénal : un policier est menacé de mort par une arme par destination, un véhicule, idée renforcée que l’individu est un délinquant faisant l’objet d’un mandat d’arrêt. Il y a donc une riposte simultanée et proportionnée.

 

  • Application de l’article 435-1 du Code de la Sécurité Intérieure : « les agents de la police peuvent (…) faire usage de leurs armes en cas d'absolue nécessité et de manière strictement proportionnée (…) lorsqu'ils ne peuvent immobiliser, autrement que par l'usage des armes, des véhicules (…) dont les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt et dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d'autrui. »

 

L’enquête déterminera si l’un ces deux cadres légales est respecté, ce qui aurait pu fait rapidement si des caméras piétons avaient été fournies aux policiers. A noter que ces deux textes sont flous, ce qui est dangereux à la fois pour les policiers et la population.

 

Pour la partie administrative l’IGPN est saisie, alors même que, ni les délinquants, ni les policiers n’ont confiance dans cette institution aux enquêtes opaques et contraire au Code Européen d’Ethique de Police Européen (signé par la France en 2001), qui précise entre autre que « la police doit être responsable devant l’Etat, les citoyens et leurs représentants. Elle doit faire l’objet d’un contrôle externe efficace. »

 

D’ailleurs, l’IGPN a rendu un rapport sur le nombre de tués par la Police Nationale au cours de cette année pour que la population puisse connaître l’action de sa police en toute transparence, mais cette « comptabilité » ne va qu’alimenter la propagande des associations comme « urgence notre police assassine ».

Comme l’a déclaré la patronne de l’IGPN, « c’est un projet où on va simplement comptabiliser, ce n’est pas un projet où on va séparer ce qui est légitime et ce qui n’est pas légitime ».

Aucun rôle pédagogique pour expliquer pourquoi il y a eu usage légitime de la force et toujours un « flou artistique » entretenu volontairement pour que le nombre réel de « bavures policières » reste du domaine du fantasme et non de la réalité objective.

Pour le moment deux versions s’affrontent :

 

  • Celle des « amis » d’un délinquant ;

 

  • Celle de policiers en missions assermentés.

 

Jusqu’à preuve du contraire, il y a une version qui plus de crédibilité d’un point de vue juridique.

 

Courage à nos collègues, qui vont devoir gérer les émeutes à Nantes.

 

« Il y a ce que les gens ont envie d'entendre, ce que les gens ont envie de croire et puis seulement après il y a la vérité » proverbe

 

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Rapport du Sénat : confirmation que la Police Nationale va mal

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La commission d’enquête relative à l’état des forces de sécurité intérieure a rendu son rapport hier.

 

Sans surprise, ce rapport confirme ce que nous dénonçons depuis plus de 10 ans.

 

Sans surprise la Ministre de l’Intérieur remplaçante a immédiatement annoncé que nos d’heures supplémentaires (plus de 20 millions) ne seraient pas payées. Les restrictions budgétaires passent avant d’indemniser l’investissement sans faille de tous les personnels de la Police Nationale. Il faut dire que l’Elysée à de la vaisselle à payer et que le Directeur Général de la Police Nationale a préféré une campagne de pub à un million d’euros. A chacun ses priorités.

 

Sans surprise le gouvernement préfère modifier nos cycles de travail, en pire, avec l’APORTT et nous imposer nos jours de récupération, pour détruire définitivement détruire nos vies de familles. Une fois encore nos vies valent moins qu’une organisation du travail permettant de faire des économies…

 

Nous remercions le Sénat pour son énième rapport, qui malheureusement, comme tous les précédents ira prendre la poussière sur une étagère. Nous regrettons cependant, qu’il n’ait pas tenu compte des documents que nous avions envoyé sur la gestion interne de la Police Nationale.

 

En effet, les gouvernements successifs, quel que soit leur couleur politique ne VEULENT pas prendre des mesures pour éviter que la cause première de la mort, et de loin, des policiers : le suicide. Bravo au Ministère de l’Intérieur de tenir un décompte statistique macabre plutôt que de prendre de faire REELLEMENT le nécessaire pour sauver des vies.

 

D’autant que par malhonnêteté intellectuelle le Ministère de l’Intérieur ne tient pas compte, dans ses statistiques, des suicides des personnels administratifs, techniques et scientifiques, qui subissent les mêmes pressions et le même management délétère et eux aussi se suicident.

 

 

« Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse » Proverbe.

 

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Une prof’ diffame la Police Nationale auprès de ses élèves dans une émission de France 3 !!!

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Bravo à l’Education Nationale de sélectionner des profs, qui diffament la Police Nationale auprès de leurs élèves et les incitent à se méfier de nos collègues.

 

De 27’49’’ à 29’56’’ de l’émission cette professeur explique à une élève que si Zyed et Bouna sont morts c’est à cause de la Police Nationale, alors même que nos collègues ont été relaxés au bout de 10 ans de procédures. Mais que vaut une décision de Justice après tout…

 

Elle continue en disant que si Hadama TRAORE est mort c’est à cause de la Police Nationale, alors même que c’est une intervention de le Gendarmerie Nationale, basée sur le Code de la Défense, les gendarmes étant des militaires. Merci à l’Education Nationale de mieux former ses professeurs pour éviter de raconter n’importe quoi.

 

Elle confirme également les propos délirant de son élève, qui pense que les policiers français, généralement blancs, ont une volonté de tuer des jeunes noires et des jeunes arabes. A sa décharge elle n’a pas dû prendre l’option : « la diffamation, qu’est-ce que c’est ? »

 

Bonne nouvelle, cette professeure ni voit pas un complot orchestré par l’Etat, seulement par l’institution Police Nationale, qui, selon elle, a tendance à couvrir ce genre de bavures pour que les policiers ne soient pas condamnés.

 

On lui rappelle que la Police Nationale a sanctionné encore plus de 2000 policiers en 2017, la plupart des collègues sur le terrain, l’IGPN préférant le plus souvent croire les versions de délinquants ou criminels, que celles de nos collègues assermentés.

 

Seul notre haute hiérarchie bénéficie d’une carte joker impunité, qu’elle partage avec ses « partenaires » des syndicats dits majoritaires, qui peuvent tenir des propos racistes sans être inquiétés.

 

VIGI. demande à l’Education Nationale de prendre des mesures, pour rendre impossible que ses agents forment les élèves à une suspicion de l’action de la Police Nationale et à la « culture de l’excuse », qui ne vont que renforcer une haine anti-flic, fondée sur des éléments fantasmés.

 

« Il y a ce que les gens ont envie d'entendre, ce que les gens ont envie de croire et puis seulement après il y a la vérité. » Proverbe.

 

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La patronne de l’IGPN : « Aucun policier n’est intouchable. »

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Madame MONGER, directrice de l’IGPN rendait aujourd’hui son rapport en voulant faire croire que ces services sont impartiaux et que la haute hiérarchie peut être inquiétée quand elle commet des crimes… Rien de plus mensonger.

 

L’IGPN ne devrait pas exister en France, cette institution où la Police enquête sur la Police étant contraire au Code Européen d’Ethique de Police Européen (signé par la France en 2001), qui précise entre autre que « la police doit être responsable devant l’Etat, les citoyens et leurs représentants. Elle doit faire l’objet d’un contrôle externe efficace. »

 

Si jamais aucun policier n’est intouchable comment expliquer qu’un commissaire en état d’ivresse, conduisant un véhicule de service, tuant un enfant et prenant la fuite, puisse finir sa carrière en tant que chef du renseignement à Ajaccio ?

 

Comment expliquer qu’un commissaire condamné à 10 mois de prison avec sursis soit toujours chef d’un service de renseignement ?

 

Comme expliquer qu’un commissaire qui a volé dans les remboursements de frais de missions de nos collègues pour payer les traites de son château en province ait juste été déplacé ?

 

Comment expliquer dans un même temps que l’administration demande la révocation d’un collègue cuisinier en CRS car il a « volé » des steaks périmés pour ses chiens ? Finalement nous l’avons défendu, mais il a quand même eu 15 jours d’exclusion de fonction.

 

La réponse l’IGPN l’a donné lors de la formation de formatage du nouveau Code de Déontologie de la Police Nationale de 2014, qui soulignons-le est illégal : « les sanctions peuvent être diamétralement opposées, suivant les grades, les relations, les dossiers en cours... C'est pour cela que nous ne VOULONS pas donner les résultats des enquêtes... »

 

Quand Madame MONEGER déclare : « on ne m’a jamais demandé d’étouffer quoique ce soit, ni de faire trébucher qui que ce soit », elle ment.

 

En effet quand notre organisation a saisi l’IGPN pour des faux en écriture commis par Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale (DGPN), la réponse a été que l’IGPN « émet des doutes sur la pertinence de la saisine de la plate-forme pour faire valoir vos arguments. Il vous est ainsi rappelé qu’il appartient au DGPN de déterminer si des manquements professionnels ont été commis à l’occasion de l’établissement des statistiques de la délinquance. Si des manquements étaient relevés, il lui appartiendra de décider de la suite à leur donner. »

 

En plus d’affirmer que c’est le DGPN qui décidera s’il doit s’autosanctionner, l’IGPN nous a menacé : « en mettant en cause, expressément, la probité du directeur général de la police nationale, (…) il me semble que vous vous engagez sur un terrain juridiquement périlleux, que ce soit sur le plan judiciaire ou administratif. »

 

Au final, Monsieur le DGPN ne sera pas auditionné, mais ce sera notre secrétaire général qui le sera, dans une audition digne de la police politique des pires régimes totalitaires, pour essayer de transformer un lanceur d’alerte en coupable par tous moyens, y compris illégaux (preuves falsifiées, intimidation, etc.)  

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Jean de LA FONTAINE

 

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Avec MACRON, la fin de la Police Nationale républicaine ?

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Manuel VALLS, avec la complicité des syndicats dits « représentatifs », a décrété un nouveau code de déontologie de la Police Nationale le 1er janvier 2014, qui prévoit que les policiers n’ont plus pour mission « la garantie des libertés individuelles », mais « le respect des Lois », sachant qu’il est plus facile de légaliser que de légitimer. De même nous ne devons plus assurer « la défense des institutions de la République », mais « la défense des institutions et des intérêts nationaux. » Ce code reprend également des dispositions du code de la fonction publique de Vichy. Monsieur MACRON, en laissant ce texte en l’état, montre une vision de la Police Nationale plus 1941, que 1789, d’autant que sous son mandat, ce texte va être appliqué. Quelques exemples.

 

Quand le secrétaire général de VIGI. dénonce quels sites internet sont consultables par des agents de renseignent dans le cadre de leurs missions (filtrage de sites sur DAESH, les blocs identitaires et les blacks blocs, mais accès libre à vente-privées et la banque Rothschild), l’administration, plutôt que donner aux personnels les moyens de travailler, diligente une enquête administrative, pour le faire taire. Il sera reconnu coupable par l’administration de diffamation, d’avoir manqué de loyauté et de s’être soustrait à une obligation de réserve !!!

 

 

 

Quand le syndicat Ile De France de VIGI. publie la première page de la note d’organisation du 14 juillet 2017 (visible sur notre site), celui où le Président des USA Monsieur TRUMP était présent, pour montrer qu’elle a été faxée le 17 juillet, soit 3 jours après l’évènement et qu’en plus elle contenait des ordres illégaux, notre responsable régional est reconnu coupable professionnellement de manquement au devoir de réserve et au devoir de loyauté. On lui reproche également de ne pas avoir fait de la délation, en refusant de dire comment cette note est arrivée en sa possession. Les rédacteurs de la note, ainsi que ceux chargés de sa diffusion, n’ont pas inquiétés.

 

 

Quand VIGI. a dénoncé le trucage des statistiques de la délinquance à Marseille, en faisant un signalement à l’IGPN pour des faux en écritures publiques, c’est notre secrétaire général qui a été poursuivi professionnellement pour son activité syndicale par l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) sur ordre du Directeur Général de la Police Nationale. Cette audition de l’IGPN avait pour but de faire taire notre secrétaire général par tout moyen : mensonge, intimidation, menaces, etc.

La directrice de l’IGPN cautionne ces méthodes dignes d’un état totalitaire : « L’administration (et en conséquence l'IGPN) n'a pas pour intention d'entraver la liberté syndicale, mais rappelle à l'ensemble de ses agents, fussent-ils représentants syndicaux, qu'ils sont soumis à un devoir de réserve et à l'obligation de ne pas porter atteinte au crédit de l'institution. » En résumé c’est celui qui dénonce les turpitudes de l’administration en informant la population, qui est coupable, en aucun ceux qui les commettent.

 

Devant la gravité des faits les députés ont été saisis. Très peu ont répondu et aucun n’a pris position.

 

En revanche un délégué syndical dit « représentatifs », peut tenir des propos racistes à la télévision, sans être inquiété.

 

La prochaine étape, une chanson de propagande ?

 

« Jupiter nous voilà ! / Devant toi, le sauveur de la France / Nous jurons, nous, tes gars / De servir et de suivre tes pas / Jupiter nous voilà ! »

 

Notre organisation a une mémoire qui remonte jusqu’en 1883 et nous avons toujours notre drapeau du Front National de la Résistance de 1944 !

 

 

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Renforcer la lutte contre les rodéos : nouveau coup de com’ du gouvernement

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La dernière trouvaille des « y a qu’à faire, faut qu’on » qui sont sensés diriger notre pays est de faire une proposition de Loi pour passer la pratique du rodéo motorisé de contravention à délit.

 

Une fois de plus, cela démontre un amateurisme dans le domaine sécuritaire. Les conditions de travail dans la Police Nationale ne ressemble nullement au clip de propagande de recrutement à 1 millions d’euros. La réalité est tout autre.

 

A l’heure actuelle, les consignes internes de la Police Nationale sont bien souvent de ne pas intervenir sur les rodéos pour « éviter de créer un trouble qui serait supérieur au trouble initial. »

Traduction : de peur d’émeute dans les banlieues, on sacrifie la tranquillité de la population, à la tranquillité de carrière de la hiérarchie policière et de nos politiques.

 

Pire des notes de service ont même été jusqu’à spécifier que si un appel 17 était reçu pour un rodéo, dire au plaignant « qu’on a bien pris en compte son appel. » La hiérarchie policière ne ment pas, elle joue sur les mots. Le plaignant ne verra jamais aucune patrouille de police intervenir, vu que l’engagement pris est de noter l’appel et non de répondre à l’infraction.

 

Que va-t-il se passer demain avec cette « super nouvelle Loi ? »

 

Rien, absolument rien du tout.

 

Dans le faits, la hiérarchie policière aura toujours aussi peur qu’une émeute lui coûte sa place et la politique du chiffre, toujours d’actualité, incitera à tout simplement à ne plus enregistrer les rodéos, pour que le nombre de délits n’augmente pas. Sur cette base, digne de la propagande d’un régime totalitaire, le gouvernement pourra annoncer « droit dans les yeux » : « je vais être très clair, grâce à notre Loi, nous avons fait baisser le nombre de rodéos. »

 

Même si la hiérarchie policière et nos politiques voulaient réellement appliquer cette Loi et non être dans la paraitre, les prisons sont déjà en surpopulation et les délinquants insolvables… La seule conséquence serait de renforcer le sentiment d’impunité, les pouvoirs publics étant incapables de mettre à exécution les menaces de sanctions.

 

Qu’aurait-il fallu faire ?

 

Pour commencer consulter les acteurs de terrain et faire l’effort de sortir de sa « tour d’ivoire. »

 

La réponse : pas une énième Loi inutile, juste des effectifs pour pouvoir être assez nombreux pour connaître les habitants de nos lieux de travail.

 

Ainsi pas besoin de course poursuite pour mettre fin à un rodéo, il suffit d’aller sonner chez les parents si la personne est mineure et chez elle si elle est majeure. Risque 0 pour tout le monde et efficacité garantie. C’est technique marchait parfaitement avant la mise ne place de la politique du chiffre…

 

« Les Lois inutiles affaiblissent les Lois nécessaire. » Montesquieu

 

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Après la « falsification » des chiffres de la délinquance, la « falsification » des fiches S ?

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Monsieur COLLOMB a fait une promesse : fin de la bureaucratie afin que les policiers puissent être sur le terrain.

 

La réalité est toute autre, comme le Canard Enchainé le relate dans son article du 30 mai 2018 : « fichage S comme saturation. »

 

Les services de renseignement n’arrivent pas à suivre les 10 500 fichés S pour radicalisation avec les moyens actuels attribués.

 

Au lieu de les renforcer (effectifs et moyens) ou de cibler un nombre de fichés S qu’on peut réellement suivre en l’état actuel, le Service Central du Renseignement Territorial (SCRT) propose d’en rajouter 5000 ! Et avant le 18 juin 2018 !

 

En haut lieu, on pourra se rassurer comme après comme les attentats de 2015, où le nombre de fiches S est passée de 10 000 (5000 pour radicalisation) à 20 000 (10 500 pour radicalisation) en 2016. Les statistiques sont bonnes et on pourra sortir le « parapluie » quand le prochain attentat se produira.

 

Dans les services, les agents du renseignement vont devoir « bricoler » des motifs pour faire rentrer ces 5000 « objectifs » au Fichier des Personnes Recherchées (FPR), comme le « diktat » de la centrale leur demande. Bien sûr ce sera leur responsabilité et non celle de la centrale qui sera engagée, si jamais un juge trouve les motifs du fichage « fallacieux ». Pendant qu’ils vont rentrer ces 5000 noms en moins de 3 semaines, ils seront moins présents sur le terrain, alors que la menace terroriste est toujours très élevée, comme nous le rappelle tristement l’attentat de Liège, en Belgique.

 

Heureusement que dans certains départements les fonctionnaires du Renseignement Territorial disposeront enfin d’un budget pour obtenir le meilleur de leurs contacts : 1,50€/mois. Une honte !!!

 

Pour achever de désorganiser le Renseignement Territorial, le Procureur de la République de Paris, Monsieur François MOLINS et le Président de la République Monsieur Emmanuel MACRON, veulent informer les maires des fichés S installés sur leur commune, sans savoir si c’est une « vraie » fiche S ou une fiche S « statistique » … Des informations confidentielles, voire secret défense, vont se retrouver dans la nature, compliquant encore le travail des agents de ce service central, mais également de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI).

 

VIGI. demande une nouvelle fois qu’on arrête de gérer la Police Nationale à coup de chiffres, de statistiques et d’excuses une fois le drame arrivé. La réalité n’a rien avoir avec les tableaux aseptisés présentés dans les hautes sphères.

 

Nous demandons que le Renseignement Territorial sorte au plus vite de la Sécurité Publique pour redevenir une direction indépendante.

 

Nous demandons une nouvelle fois au Président de la République de nous recevoir, si jamais il se soucie autant de la sécurité de la population que de faire le buzz en rencontrant RHIANA, BONO et maintenant Monsieur GASSAMA.

 

 « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse » proverbe.

 

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Soutien à nos collègues belges

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Nos collègues belges expriment mieux que nous ne pourrions le faire la douleur d'avoir perdu deux collègues.

 

Soutien à eux dans ces moments de deuil et de souffrance, que nous avons malheureusement aussi connu en France.

 

Toutes nos pensées à nos deux collègues et à leurs familles.

 

Courage à tous nos collègues de l’autres côté de la frontière.

 

 

« Le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. » Jean Jaurès

 

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Un an d'action au Ministère de l'Intérieur

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Notre réaction sur la page Facebook du Ministre de l'Intérieur et reprise sur notre page, si jamais notre commentaire était censuré.

 

 

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Mardi 22 mai 2018 : Nous serons dans la rue, car nous faisons partie du peuple !!!

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Le Président de la République se moque complétement de la Police Nationale et de la sécurité de tous, car lui a su assurer sa sécurité personnelle.

 

Monsieur le Président de la République aime se montrer avec BONO et RIHANA à l’Elysée, en échange de chèques pour leurs fondations. Aucun problème, sauf si dans le même temps il ne prenait pas des mesures anti-sociales à l’encontre des personnels du service publique, alors que nous œuvrons pour l’intérêt général :

 

  • Remet en place d’un jour de carence pour punir les fonctionnaires malades ;

 

  • Gèle le point d’indice, pour reprendre d’une main ce qui a été donné par l’autre ;

 

  • Supprime de l’indemnité de résidence ;

 

  • Modifie les règles liées à la majoration des indemnités des fonctionnaires en postes Outre-Mer ;

 

  • Supprime du supplément familial de traitement ;

 

  • Augmente la CSG sans la compenser ;

 

  • Calcule notre retraite sur 20 dernières années au lieu de 6 mois ;

 

  • Séparer le calcul du point d’indice pour les différentes fonctions publiques, « parce que leur réalité est différente », certains ont le droit de grève et d’autres non…

 

=> CE QUE NOUS COMBATTONS

 

Nous ne pouvions pas imaginer de telle volonté de détruire les serviteurs du public que nous sommes tous. Dans la Police Nationale nous espérions plutôt :

 

  • Retrouver un sens à nos métiers nous demandant un rendement qualitatif et non quantitatif.

 

  • Nous donner des conditions de travail digne pour accomplir nos missions efficacement.

 

  • D’étendre le nouveau cycle horaire, permettant d’avoir un week-end sur deux à tous les collègues, en renforçant les services en conséquence. Ce cycle permet de plus une meilleure formation.

 

  • Des heures de nuit payées 25%, puis 50% de plus au lieu de l’aumône de 0,97 centimes.

 

  • Mettre fin à l’accumulation des heures supplémentaires, pour enfin nous reposer.

 

  • Une prise en charge de notre mutuelle par notre employeur.

 

  • Qu’on puisse bénéficier du 75% SNCF, comme nos collègues militaires, pour que ceux qui sont éloignés géographiquement de leur famille.

 

  • Proposer des crèches pour nos enfants en adéquation avec nos horaires, même si nous devons faire des heures supplémentaires, y compris la nuit ou le week-end, etc.

 

=> CE QUE NOUS PROPOSONS

 

« A notre époque, les pizzas mettent moins de temps à arriver chez vous que la police » Jeff ARDEN

 

Pour pouvoir assurer un service public supérieur à la livraison de pizza, rendez-vous à 14H place de la République (République => Bastille => Nation) à Paris.

 

 

 

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Falsification des chiffres de la délinquance, une histoire de « gros sous » : ACTE II

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Après avoir saisi le parquet financier, dans le cadre des primes distribuées sur les chiffres falsifiés de la délinquance, nous saisissons la Cour des Comptes, pour une mauvaise gestion des deniers publics dans la Police Nationale.

 

Madame, Monsieur,

 

De nombreux hauts responsables de la Police Nationale touchent des primes basées sur l’évolution des chiffres de la délinquance. Mais ces chiffres sont volontairement faussés. Aussi ces primes, se chiffrant en dizaine de milliers d’euros, sont attribuées sans motif.

 

Le 24 avril 2013 la mission d’information relative à la mesure statistique des délinquances et leurs conséquences concluait que les chiffres publiés n’étaient pas fiables. L’Inspection Générale de l’Administration (IGA), dans deux rapports sur l’enregistrement des plaintes par les forces de sécurité intérieure, un premier national du 12 juillet 2013 et un second sur le ressort de la Préfecture de Police de Paris du 3 mars 2014, constate également des dérives dans les qualifications d’infractions retenues.

 

Les responsables de ces dérives n’ont jamais été sanctionnés et aujourd’hui le système perdure, comme le prouve une nouvelle fois l’audit fait à Marseille en décembre 2017.

 

L’organisation syndicale que je représente, VIGI CGT Police, a fait une dénonciation, par l’intermédiaire de notre avocat Maître Yassine BOUZROU, auprès du parquet financier pour escroquerie (articles 313-1 et 313-2 du Code Pénal) et pour faux en écriture publique (article 444-1 alinéa 3 du Code Pénal), contre X.

 

Nous vous saisissons de la situation, car nous estimons que c’est une mauvaise gestion des deniers publics au sein de la Police Nationale. Nous soulignons en parallèle, que les policiers de terrain manquent des moyens de base pour assurer leurs missions et que de nombreux commissariats sont insalubres.

 

Nous nous tenons à votre disposition pour apporter toutes précisions qui pourraient vous sembler utile.

 

En l’attente de votre retour, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en mes respectueuses salutation.

 

Alexandre LANGLOIS

Secrétaire Général

VIGI CGT Police

 

« Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée. » 

 

Article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789

 

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Falsification des chiffres de la délinquance : une histoire de « gros sous »

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Monsieur le Directeur Général est au courant que les chiffres de la délinquance à Marseille sont « truqués » depuis octobre 2017. Monsieur le Directeur Départemental de la Sécurité Publique des Bouches du Rhône l’est depuis encore plus longtemps. La conséquence est que des personnes dans la hiérarchie touchent des primes grâce à d’une altération de la vérité. Un juge pourrait voir en ces faits un détournement de fonds publics et les qualifier d’escroquerie.

 

Comme l’administration préfère, une fois de plus, intimider et cacher ses turpitudes, plutôt que de les régler, VIGI. fait une dénonciation, par l’intermédiaire de notre avocat Maître Yassine BOUZROU, auprès du parquet financier pour escroquerie (articles 313-1 et 313-2 du Code Pénal) et pour faux en écriture publique (article 444-1 alinéa 3 du Code Pénal).

 

Le choix du parquet financier a été fait, car cette escroquerie n’est pas que Marseillaise, mais nationale. Le 24 avril 2013 la mission d’information relative à la mesure statistique des délinquances et leurs conséquences concluait que les chiffres publiés n’étaient pas fiables. L’Inspection Générale de l’Administration (IGA), dans deux rapport sur l’enregistrement des plaintes par les forces de sécurité intérieure, un premier national du 12 juillet 2013 et un second sur le ressort de la Préfecture de Police de Paris du 3 mars 2014, constate également des dérives dans les qualifications d’infractions retenues. A chaque fois la presse avait relayé les informations, mais aucune sanction interne. Le Directeur Général de la Police Nationale dit avoir mis fin à cette « politique du chiffre », pour la remplacer par des « indicateurs ». Comme le disait JAURES « quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots. »

 

Nous invitons nos collègues, qui ne l’ont pas encore fait, à nous envoyer leur témoignage sur les pressions subies pour que nous les fassions suivre à la Justice, pour que chacun puisse retrouver les valeurs pour lesquelles il est entré dans la Police Nationale : servir le peuple et non les intérêts de quelques-uns.

 

Quelles ont été les actions de nos deux directeurs depuis que nous avons dénoncé ces faits ?

 

18 octobre 2017, (à la suite de l’intervention de VIGI. sur EUROPE 1) c’est un problème informatique mais « des contrôles réguliers étaient régulièrement effectués sur ce nouveau logiciel de saisie qui est effectivement passé par une phase de rodage ». Un audit interne à la Direction Départementale de la Sécurité Publique 13 est lancée.

 

15 novembre 2017, (suite à un article du CANARD ENCHAINE) « la Direction Départementale de la Sécurité Publique ne prend pas l'article au sérieux. Un ou deux policiers auraient lancé ces informations. Mais ce serait juste une histoire de rancœur envers la hiérarchie. Ces informations ne seraient pas fiables ». Un audit externe de la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP) est mis en place.

 

18 décembre 2017, l’audit sur le trucage des statistiques est terminé, il y a bien eu trucage des statistiques mais le Directeur précise qu’il « n’y a eu aucune instruction de ma part d’intervenir sur la comptabilisation des statistiques » (dans un reportage sur FRANCE 2).

 

Durant cette période, Monsieur MORVAN Directeur Général de la Police Nationale affirme qu’il aurait « pris connaissance avec intérêt de [notre] alerte, fondée ou non », mais prendre connaissance ne veut aucunement dire agir.

 

Depuis le 19 décembre 2017 VIGI. demande à Monsieur le DGPN les conclusions officielles de l’audit, sans résultats.

 

10 janvier 2018 VIGI. fait un signalement sur la plateforme Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) concernant Monsieur MORVAN directeur général de la Police Nationale et Monsieur SALANOVA, directeur de la sécurité publique des Bouches du Rhône, ainsi que tous les coauteurs ou complices que l’enquête pourrait déterminer par la suite, pour faux en écriture publique définit à l’article 441-4 du Code Pénal.

 

11 janvier 2018 la réponse de l’IGPN est immédiate et nous intime de nous taire car « la liberté d’expression syndicale n’affranchit ni du devoir de réserve, ni de l’obligation de ne pas porter atteinte au crédit de l’institution. » Suivent ensuite des menaces « il me semble que vous vous engagez sur un terrain juridiquement périlleux, que ce soit sur le plan judiciaire ou administratif. » En ce sens l’IGPN ne fait que reprendre la position de sa directrice, qui le même jour nous confirme cette « théorie » : « L’administration (et en conséquence l'IGPN) n'a pas pour intention d'entraver la liberté syndicale, mais rappelle à l'ensemble de ses agents, fussent-ils représentants syndicaux, qu'ils sont soumis à un devoir de réserve et à l'obligation de ne pas porter atteinte au crédit de l'institution. » Nous voilà rassurés, l’IGPN fait de l’entrave à l’action syndicale, mais sans en avoir l’intention. Ouf, on ne peut rien reprocher à la directrice de l’IGPN car elle n’a pas d’intention coupable… pathétique !

 

Enfin l’IGPN conclut « qu’il appartient au DGPN de déterminer si des manquements professionnels ont été commis à l’occasion de l’établissement des statistiques de la délinquance. Si des manquements étaient relevés, il lui appartiendra de décider de la suite à leur donner. » Donc le mis en cause va décider des suites de l’enquête, de sa culpabilité et de la sanction qu’il veut s’auto-infliger !!! Peut-être une prime ne sait-on jamais…

 

12 janvier 2018 nous répondons avec des arguments juridiques. Modification du discours de l’IGPN, qui déclare que « la plate-forme de signalement comme son nom l'indique n'est pas une autorité d'enquête mais d'orientation des signalements. Il n'a donc pas lieu d'en attendre des diligences supplémentaires, car il s'agit d'une courroie de transmission des signalements vers les autorités administratives susceptibles d'en traiter le fond. » Au moins c’est clair : l’IGPN va s’empresser de ne surtout rien faire… sauf s’il s’agit de protéger des intérêts bien compris, comme on le verra un peu plus loin.

 

2 février 2018 : Monsieur le DGPN coupe le peu de dialogue social par l’envoi de ce mail, que nous livrons ici dans son intégralité : « ne m'envoyez pas vos respectueuses salutations tout en me traitant de "criminel" dans vos écrits. La duplicité a ses limites ». Nous lui répondons pour le rassurer : « N’y voyez pas de la duplicité, seulement une marque de politesse. Quant au fait que nous vous traitions de "criminel", cela n'est pas de notre fait, mais la conséquence de votre comportement et de vos agissements, qui semblent correspondre à un crime définit par le Code Pénal. »

 

22 mars 2018, l’IGPN se saisit enfin du dossier … pour poursuivre non la personne mis en cause, mais VIGI. qui a osé faire un signalement à l’IGPN. Notre secrétaire général Alexandre LANGLOIS est convoqué et entendu en tant que syndicaliste, mais pour une sanction en tant que gardien de la paix, dans le but de « casser » sa carrière, alors que professionnellement, il est toujours bien noté. Nous avions publié l’intégralité de son audition, avec des méthodes d’interrogatoires dignes d’un état totalitaire, où on « fabrique » des coupables.

 

28 mars 2018, audition de notre secrétaire général par la Police Judiciaire au nouveau 36, à la suite de la plainte pour diffamation de Monsieur le DGPN. Cette affaire est classée prioritaire par la hiérarchie. A la différence de l’IGPN, la PJ a fait son boulot de façon neutre pour chercher la vérité et non à plaire.

 

02 mai 2018, nouvel article du CANARD ENCHAINE. Il a eu accès à l’audit interne, qui nous donne raison. Nous attendons toujours officiellement cet audit, mais Monsieur le DGPN refuse la transparence. On y découvre la nouvelle défense de l’administration : les chiffres de la délinquance ont réellement baissé à Marseille, mais pas dans les proportions annoncées… Au bout de 4 versions différentes, on ne peut que légitiment croire à un nouveau mensonge.

 

« Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même. » François de LA ROCHEFOUCAULD

 

Illustration avec humour et en vidéo de cette politique du chiffre dans Ma Vie de Flic dans l’épisode 6 : le chiffre.

 

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La Police Nationale lance une campagne de propagande… pardon de recrutement…

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Les concours de la Police Nationale n’ont jamais eu autant d’inscription que ces dernières années, mais les personnes attirées n’ont malheureusement pas le niveau pour intégrer la Police Nationale. En 2017, 300 postes n’ont pas été pourvus, même en acceptant des personnes n’ayant pas la moyenne. Malgré ce constat le Directeur Général de la Police Nationale, Monsieur Éric MORVAN déclare : « l’objectif de cette campagne, c’est de susciter un maximum de candidatures parce que plus nous aurons de candidats, plus nous pourrons sélectionner les meilleurs. » Mais comme expliqué ce n’est pas le nombre de candidats mais leur niveau qui pose un problème…

 

Du coup à VIGI. on avait, naïvement, pensé, que la loi de l’offre et de la demande, chère au gouvernement actuel, ferait que les carrières et les conditions de travail des policiers seraient revues à la hausse, pour attirer des personnes ayant les capacités de réussir les différents concours. Nous nous trompions.

 

La Police Nationale a choisi de lancer une vaste campagne de recrutement en ce beau mois de mai 2018 : « devenez policier, gardien de notre paix. »

 

Derrière ce titre plein de sens, se cache une campagne de propagande (coût 1 million d’euro, donc faire de la pub a priori est plus nécessaire à la sécurité de tous, que des voitures aux normes ou des locaux salubres), avec un clip de 30s, un second de corporate, un troisième dis-moi pourquoi ?  et un dernier making-of. Notre institution espère donc recruter par le mensonge, en présentant une Police Nationale idyllique, bien loin du quotidien des policiers de terrain.

 

En plus d’une présentation de la Police Nationale fantasmée dans ces vidéos publicitaires, les réponses « langue de bois » du question/réponse, dont voici deux perles :

 

  • Je suis provincial, quelles sont mes chances d’être affecté en province après la scolarité de Gardien de la Paix ?

 

Cela dépend du rang de classement de l’élève gardien de la paix. Mieux il sera classé, plus de choix il aura dans les postes et secteurs qu’il souhaite.

 

Dans la vraie vie ce sera Ile de France pour la majorité des sorties d’école.

 

  • Est-ce possible de concilier vie professionnelle et vie privée lorsqu’on est policier ?

 

Le métier de policier est très exigeant. Néanmoins, il est parfaitement possible de concilier vie privée et vie professionnelle.

 

Dans la vraie vie : un week-end sur six, taux de divorce élevé, suicides…

 

« La propagande fait des adhérents, elle ne fait pas des soldats. » André MALRAUX

 

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Promesse de campagne tenue par La République En Marche : le terrorisme fait partie de notre quotidien

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Une nouvelle attaque terroriste s’est produite en France, samedi 12 mai 2018 à Paris.

 

Avant toute chose, nos pensées accompagnent la famille et les amis de la victime assassinée par un djihadiste et nous souhaitons un prompt rétablissement aux personnes blessées.

 

Nous voulons saluer la rapidité de l’intervention et le professionnalisme de nos collègues, qui ont neutralisé l’individu.

 

Monsieur le Président de la République a immédiatement réagi sur twitter :

 

 

Oui la population paie le prix du sang, une nouvelle fois, car notre Président de la République ne maîtrise absolument pas le sujet de la lutte contre le terrorisme, comme l’avait rappelé le Canard Enchaîné dans son article du 22-11-2017 :

 

 

En effet notre divin Jupiter s’était vanté d’avoir mis en place personnellement un plan de lutte contre la radicalisation à Trappes dans les Yvelines et qu’il allait être présenté en conseil des ministres au mois de décembre 2017, pour une application sur tout le territoire. Sauf, qu’il n’y avait aucun plan antiterrorisme, juste un plan de com’… Son amateurisme coûte des vies.

 

Qu’on se rassure le Président de la République agit quand même. Faute de pouvoir sauver tout le monde, il a déjà commencé par lui-même en doublant sa « garde prétorienne » pour assurer SA sécurité.

 

Sur ce qui est de ne pas céder un pouce aux ennemis de la liberté, ça dépend lesquels. Si c’est face au fanatisme religieux, nous sommes parfaitement d’accord. Si c’est face à la dérive totalitaire des lois antiterroriste de Messieurs VALLS/HOLLANDE et COLLOMB/MACRON, nous ne sommes pas d’accord. Même notre Ministre de l’Intérieur actuel le constate : l’état d’urgence n’a pas permis d’éviter les attentats de Nice et de Marseille et il estime donc normal que sa loi antiterroriste ne permette d’éviter des attentats. Au bout de 3 ans il était temps d’admettre que les « lois antiterrorismes » ne servent à rien, si ce n’est à la com’ gouvernementale et au contrôle social de la population. D’ailleurs Monsieur le Ministre de l’Intérieur nous parle de 22 attentats déjoués en 15 mois, mais où sont les prévenus ? Quand a eu lieu le procès ? Sont-ils tout simplement « mis au secret » ?

 

Notre Ministre de l’Intérieur Gérard COLLOMB a également été de son commentaire en rappelant que la lutte contre le terrorisme est sa priorité (en tous les cas pour cette semaine), qu’il faut plus de coopération entre les services de renseignements (mais que chacun joue son avancement et sa prime en solo) et a demandé aux préfets de redoubler de vigilance (dès fois qu’ils se tournaient les pouces). Des mesures creuses de com’ pour faire semblant d’agir.

 

Mais qu’attendre d’un Ministre ayant dépassé l’âge de la retraite et qui a eu son poste par loyauté au chef, non par compétence ? D’habitude l’actuel Président de la République nomme des « techniciens » aux postes de ministre, mais pas pour l’Intérieur, démontrant l’importance qu’il accorde à la sécurité de tous.

 

Nous étions à l’Assemblée Nationale pour porter des propositions cohérente, en apportant une expertise de terrain. Mais le Président de la République préfère s’afficher avec des stars du showbiz étrangère, que de recevoir VIGI. 

 

 

« Connaissez-vous beaucoup d'hommes qui attribuent leurs échecs à leur incapacité ? » Gustave THIBON

 

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1er mai 2018 : un chaos voulu par le pouvoir ?

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Le premier mai est la fête du travail. Comme en 2017, la fête a été gâchée par la présence d’environ 1200 délinquants et criminels, en amont de la manifestation syndicale légalement déclarée.

 

La Préfecture de Police savait qu’il y aurait plusieurs centaines de manifestants ultra-violents dès le 30 avril, les services de renseignements ayant fait leur travail.

 

Cependant le jour J, la consigne donnée aux CRS en début de manifestation par la Préfecture de Police est : « s’il y a de la casse, on laisse casser ».

 

A la presse le Préfet de Police a déclaré pudiquement que la police avait été dépassée par les événements.

 

Quand l’ordre fut enfin donner d’intervenir, le chaos était déjà installé et nos collègues ont dû faire face à plus d’un millier de « black blocks » et les manifestants ont dû changer leur parcours initial.

 

Comme ces fanatiques ultra-violents étaient pour la plupart identifiés par les services de renseignements, pourquoi les avoir laissé constituer leur block et s’équiper, au lieu de les interpeller au fur et mesure qu’ils arrivaient par petits groupes en amont de la manifestation syndicale ?

 

Cela aurait éviter les risques de blessures, de dégradations et une confusion, a priori voulue par nos politiques, entre des délinquants et criminels avec des manifestants pacifiques.

 

Il faut dire que Monsieur MACRON a pu bénéficier de la « formation » de Messieurs HOLLANDE et VALLS, quand il était Ministre du précédent gouvernement. D’ailleurs le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur peuvent condamner les violences, mais sans agir, car comme Messieurs CAZENEUVE et VALLS ils seront jugés par « la Cour de Justice de la République », que Messieurs HOLLANDE a oublié de supprimer comme promis et que Monsieur MACRON a promis de supprimer, mais n’a pas encore fait.

 

Sur les réseaux sociaux, certain accuse les services d’ordre des cortèges syndicaux de ne pas assurer la sécurité. Mais encore heureux, les déclarants d’une manifestation ne sont responsables que de leur cortège et non des attroupements en marge. C’est l’Etat qui est garant à la fois de la sécurité de tous et de la liberté de manifestation. Sinon nous serions face à des milices.

 

De même certains politiques ont vu une infiltration de mouvement d’extrême-droite. Non ces derniers, tout aussi nuisible que les blacks blocks, devaient être encore perchés au col de l’Echelle.

 

« Qui n’empêche pas le mal le favorise. » Cicéron

 

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Après le scandale de la clé USB de MAGNANVILLE : 3531 noms de policiers en libre accès sur internet…

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Une radicalisée incarcérée pour son soutien à des mouvements terroristes étaient en possession de 2626 noms de policiers du renseignement. Un scandale !!! Mais qui n’est pourtant que la partie immergée de l’iceberg…

 

On aurait pu espérer que dans le contexte actuel, la clé USB de MAGNANVILLE pousse notre institution à remettre en question ses pratiques sur l’anonymisation des personnels de la Police Nationale… et bien non.

 

N’importe qui a accès au nom de 3531 collègues qui ont réussi le concours de Gardien de la Paix de septembre 2017 et qui vont bientôt rentrer en école de police. On parle bien de nos collègues avec le moins d’expérience et donc les plus vulnérables. Un grand bravo à notre institution pour sa clairvoyance !

 

On connaît déjà sa défense : « il n’y a pas d’adresses ni de photo ».

 

Mais il y a un problème. Le fichier des cartes grises a été vendu à des sociétés privées depuis le 21 avril 2011, sans aucun contrôle, autre que celui du paiement d’une redevance (le plus important l’argent et non la sécurité des personnels). Et avec un nom et un prénom, on peut avoir une adresse…

 

Et cela vient en plus de ce que nous avions déjà dénoncé le 11 avril 2018 dans notre communiqué : « MAGNANVILLE, la question de la protection de l’identité des personnels de la Police Nationale. »

 

Vivement que nous ayons tous des véhicules de fonctions, comme toutes ces personnes qui prennent ou s’abstiennent de prendre des décisions, qui ont pour résultats de nous mettre en danger.

 

« Le danger que l’on pressent, mais que l’on ne voit pas, est celui qui trouble le plus. » Jules César

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La réponse de Monsieur le Directeur Général à nos questions sur les 2626 noms de la clé USB de MAGNANVILLE

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Nous avions demandé à Monsieur le Directeur de bien vouloir faire informer les 2626 agents dont le nom était présent dans cette clé USB, dans les plus brefs délais, pour :

 

  • Qu’ils soient déjà simplement informés, ce qui est la moindre des choses ;

 

  • Qu’ils puissent, le cas échéant, saisir la Justice pour mise en danger de la vie d’autrui et déterminer le partage des responsabilités entre l’administration, l’ex déléguée d’Alliance et le syndicat Alliance lui-même, dans cette « négligence ».

 

 

Il nous a transmis la réponse générique faite à toutes les organisations syndicales de la Police Nationale, qui rappelle que :

  • Depuis des procédures d’anonymisation ont été mises en place pour les personnels affectés à la DGSI

 

  • Les noms de nos deux collègues assassinés à MAGNANVILLE n’étaient pas sur cette liste.

 

Monsieur le Directeur Général propose également une une aide de l’administration aux organisations de la Police Nationale pour sécuriser leurs fichiers adhérents. Pour le reste, circulez il n’y a rien à voir : secret de l’enquête.

 

En conclusion nos collègues dont le nom figure sur cette clé USB ne seront pas informés « au nom du secret de l’enquête », alors même que notre institution a les 2626 noms dans ses archives des ressources humaines, dans un document nullement classifié. De même, les organisations siégeant en Commission Administrative Paritaire en 2008 ont le détail de ces 2626 noms dans leurs archives.

 

Alors pourquoi opposer un pseudo secret de l’enquête empêchant des agents de faire valoir leurs droits en Justice contre tous les responsables ayant permis que ces 2626 noms se retrouvent entre les mains d’une jeune femme radicalisée, fichée S et incarcérée ?

 

Comme nous ne pouvons malheureusement pas avoir confiance en notre administration, qui est préfère bien souvent travestir la vérité (statistiques à Marseille), camoufler des faits (collègue noyée à la brigade fluviale), ne pas donner des informations sous un faux-prétexte (le cas présent), pour protéger les intérêts de quelques personnes dans la hiérarchie, nous nous demandons si c’est une volonté de l’administration de ne pas assumer ces manquements, que Monsieur Alain BAUEUR souligne dans son interview du 11 avril 2018 sur RTL ?

 

« Les puissants ont souvent une langue de bois, le peuple rarement la parole » Ciryl GUEDJ

 

 

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Tu en as marre d’être pris pour un « c.. » ? Le 19 avril 2018, fait le savoir en manifestant !

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Lors de son interview du 15 avril 2018, Monsieur MACRON, Président de la République l’a affirmé :

 

A priori les personnels de la Police Nationale sont des nantis qui n’ont pas un travail bien difficile vu, qu’il nous a fait subir : le gel du point d’indice, l’augmentation de la CSG non compensée, le retour du jour de carence…

 

Mais comme nous restons des privilégiés, Monsieur MACRON a un nouveau projet pour nous : nous faire travailler gratuitement un deuxième jour férié.

 

Pourquoi ? Pour aider nos anciens, qui ont bien du mal à vivre avec leurs faibles pensions, aggravé par la hausse de la CSG décidée par… le Président de la République également !!!

 

Mais attention notre Président de la République est touché par la détresse sociale.

 

 

Plutôt que des remerciements, nous préférerions vivre la même « détresse » sociale que lui :

 

  • Budget de l’Elysée de +3%, soit 3 millions d’euros ;
  • Budget de la Première Dame 440 000€

 

Dans la Police Nationale, la détresse sociale c’est, entre autres, 13 personnels actifs qui se sont suicidés depuis le début de l’année, plus sûrement des personnels administratifs, techniques, scientifiques ou ouvriers d’état, qui sont sortis de ce macabre décompte.

 

Le 19 avril 2018 un mouvement interprofessionnel de mobilisation est organisé par l’intersyndicale CGT, FSU et SUD. Ne cherchez pas le Alliance ou l’UNSA-Police, qui avaient appelé à voter pour Monsieur MACRON il y a un an. Mais on ne devient pas RULP tout en étant permanent syndical par hasard…

 

Nous serons dans les cortèges le 19 avril 2018 pour revendiquer, une meilleure répartition de l’argent public pour :

 

  • Que nous puissions assurer la sécurité de tous dans les faits et non seulement en apparence, permettant de redonner un sens à nos métiers ;
  • Mettre des mesures sociales pour le logement, la garde d’enfant, le 75% SNCF, la prise en charge à 50% de notre mutuelle… permettant de retrouver un équilibre personnel ;
  • Nous permettre de nous soigner, en retirant le jour de carence ;
  • D’augmenter nos salaires avec un dégel du point d’indice et une compensation totale de l’augmentation de la CSG pour les personnels en activité, mais aussi retraités, pour que nous puissions vivre correctement et ne plus être une des polices les plus mal payées d’Europe.

 

Manifestation dans toute la France.

 

A Paris départ du cortège à 14h00 à Montparnasse en direction de la place d’Italie.

 

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2626 noms d’agents du renseignement en possession de personnes en lien avec des mouvements terroristes

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Nous avons choisi d'écrire une lettre ouverte à Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale, des collègues et leurs familles étant devenus des cibles potentielles de terroristes.

 

 

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MAGNANVILLE : la question de la protection de l’identité des personnels de la Police Nationale

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Une radicalisée incarcérée pour son soutien à des mouvements terroristes étaient en possession de 2626 noms de policiers du renseignement. Un scandale !!! Mais qui n’est pourtant que la partie immergée de l’iceberg…

 

Depuis le 1er janvier 2018, de nombreuses villes ont délégué le stationnement à des sociétés privés remettant en cause les accords entre le Ministère de l’Intérieur et les municipalités, qui permettaient aux policiers stationner gratuitement leurs véhicules personnels, pour venir assurer la sécurité de tous.

Au lieu que notre employeur prenne à sa charge ces forfaits de stationnement, comme continuité d’un avantage acquis garanti par la Loi, il a choisi de donner un fichier à ces sociétés privées avec les immatriculations des véhicules personnels de nos collègues, alors même qu’on a pu constater que les personnes de ces sociétés n’étaient pas toutes fiables. Notre employeur nous met donc en danger pour des raisons d’économie !!!

 

De même, le Ministère de l’Intérieur continue d’envoyer au domicile privé des agents de tout corps (rappelons que Jessica SCHNEIDER était une collègue administrative), des courriers dans des enveloppes Police Nationale ou Ministère de l’Intérieur. Par négligence notre employeur nous met en danger !!!

 

Fin juin 2016, 15 jours après l’attentat de MAGNANVILLE, le fichier des adhérents de ma Mutuelle Générale de la Police (MGP) était piraté. Les coordonnées personnelles de 112 000 policiers se retrouvent dans la nature.

 

Depuis le 21 avril 2011, l'arrêté du NOR : IOCA1110535A prévoit que : « le ministère de l’intérieur met à disposition, contre le paiement d’une redevance, par voie électronique ou sur support informatique, des informations publiques issues du système d’immatriculation des véhicules (SIV). » Aucun contrôle sur qui peut avoir accès à cette base de données. Il suffit de voir un policier garer son véhicule personnel, pour avoir accès à son adresse personnelle via sa plaque d’immatriculation. Notre employeur nous met en danger, pour gagner de l’argent !!!

 

Les procédures pourront être anonymisées, on pourra porter des cagoules, les syndicats et les mutuelles pourront mieux sécuriser leurs fichiers, tant que le Ministère de l’Intérieur, lui-même, ne protègera pas les données personnelles de ses agents, ces mesures ne serviront à rien.

 

« Tu vois, c’est ça le problème avec les terroristes : ils n’ont aucun respect pour ta vie privée. » Arnold SCHWARZENEGGER

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POLICIERS TUES A MAGNANVILLE : ALLIANCE Police Nationale un repère de djihadistes ?

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L’Express a publié aujourd’hui un article, « Magnanville : une syndicaliste d’Alliance en garde à vue. »

 

 

Alors le titre est vendeur, comme souvent pour un article polémique. C’est l’arroseur arrosé, Alliance Police Nationale étant coutumier de faire des raccourcis avec la vérité pour avoir des titres accrocheurs à ses communiqués.

 

 

Nous ne portons pas les positions d’Alliance dans notre cœur, ni leur conception du syndicalisme, qui consiste à :

 

 

  • Échanger un poste de major contre la démission d’une collègue de son poste en tant que départementale 78 du syndicat et plus généralement de choisir les avancements et mutations sur des critères de « copinage », plutôt qu’objectifs ;
  • Accepter la limitation de la liberté d’expression des syndicats quant à la critique de notre institution ;
  • Pouvoir être Responsable d’Unité Local de Police (RULP), qui est une fonction et non un grade, en tant que permanant syndical ;
  • De prendre des positions politiques au nom du syndicat, notamment lors des campagnes présidentielles ;

 

 

Cependant, concernant l’affaire de terrorisme Alliance n’y est pour rien. La réponse à la question posée en titre est :  NON. La vie privée d’une adhérente d’Alliance, même déléguée, n’a rien avoir avec le syndicalisme. La collègue aurait pu être déléguée de n’importe quelle organisation, que ça n’aurait rien changé, si ce n’est le titre de l’article de presse.

 

 

Concernant la collègue, dans un premier temps son nom de famille était cité et la rédaction de l’Express a finalement corrigé en ne laissant que la première lettre de son nom. Sa qualité de policière était connue du fait des ses fonctions syndicales, donc aucune divulgation de ce côté-là. Cependant, c’est le côté présomption d’innocence et secret de l’enquête qui sont mis à mal.

 

 

Sur les faits, on lui reproche d’avoir hébergé une amie de sa fille, fichée S, qui a depuis été incarcérée. On peut lui reprocher ne pas avoir été plus vigilante, surtout que sa fille avait fait le choix de vivre plus « intensément » sa religion. Mais en aucun elle ne pouvait savoir qu’elle hébergeait une personne soupçonnée d’accointance avec les milieux terroristes.

 

 

En revanche, on peut se demander si, en tant que responsable d’un syndicat de police, elle n’avait pas chez elle des adresses et noms de collègues d’adhérents à son organisation (Alliance, SNAPATSI, Synergie, SICP), que l’amie de sa fille aurait pu copier. Ce serait une négligence très grave, mais une fois de plus, cela aurait été la même chose quelque soit son syndicat d’appartenance. On pourra toujours dire qu’Alliance, surtout vu ses positions en matière de terrorisme, devrait faire preuve de plus de discernement en nommant ses délégués, mais une fois plus, il s’agit de la vie privée de la collègue.

 

 

Pour Alliance, à part les « connivences » internes habituelles avec les différentes directions de la Police Nationale, rien de nouveau.

 

 

Concernant le terrorisme en lui-même une seule information importante à retenir : la personne fichée S, fait parti des gardes à vue.

 

 

« Il est plus facile de croire sans comprendre que de vouloir tout expliquer »

 

De La Rochefoucauld

 

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Dans les stades et les centres commerciaux des vigiles peuvent imposer leur loi aux policiers… mais notre institution elle-même ne nous fait pas confiance !!!

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Des journaux s’inquiètent que des vigiles puissent interdire l’accès à des lieux privés à des policiers hors-service armés. Mais ce n’est qu’à la partie visible de l’iceberg !

 

 

À la suite des attentats de 2015, les policiers peuvent, par choix, conserver leur arme 24h/24.

 

 

La population nous fait confiance pour être armé en service, donc il est logique que cette confiance perdure quand nous sommes hors-services, d’autant que nous sommes appelés à intervenir y compris sur nos temps de repos.

 

 

Cependant notre administration n’a pas augmenté nos formations au tir, alors même qu’intervenir seul nécessite un entraînement accru. Elle a juste demandé, pour se couvrir, que la dernière séance de tir date de moins de 4 moins, alors que des fonctionnaires n’ont pas pu tirer pendant 1 an, les stands de tir n’ayant pas été entretenus.

 

 

D’ailleurs, notre institution nous interdit de nous rendre à la médecine statutaire ou à l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), qui sont pourtant deux services de la Police Nationale. Pire à l’IGPN nous sommes même fouillés et palpés !

 

 

Si notre propre institution ne nous fait pas confiance, comment s’étonner que des vigiles aient pour consignes ne pas laisser rentrer un policier armé hors-service ?

 

 

VIGI. demande une nouvelle fois au Ministère de l’Intérieur de nous former en conséquence des risques qu’il nous fait prendre et de montrer l’exemple, en laissant les policiers pouvoir accéder à tous les services de police en étant armé.

 

 

Nous aimerions que la devise de notre haute hiérarchie ne soit pas : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » Proverbe

 

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Interview par Boulvard Voltaire de notre SG lors de la manifestation fonction publique du 22 mars 2018

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La vidéo et l'article sont ici.

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Comme l’IGPN a tenté de nous intimider par des menaces pour que rien ne filtre sur l’audition du SG de VIGI. en voici l’intégralité

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Cette publication a été envoyée, conformément au nouveau dispositif de censure des syndicats de police, à Madame la Directrice de l’IGPN, mais n’a pas encore été validée officiellement. Lecture à vos risques et périls.

 

 

 

 

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Pour la Liberté d’expression au sein de la Police Nationale : soutien à Alexandre LANGLOIS

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Selon le Directeur Général de la Police Nationale et l’Inspection Générale de la Police Nationale, c’est le fait de dénoncer dans la presse, au bout de deux ans de signalements internes, des agissements pouvant être criminels, qui porte atteinte au « crédit et renom » de la Police Nationale comme prévu par le code de la fonction publique de … 1941 !!! Ici nous avions dénoncé le « trucage » des chiffres de la délinquance sur les Bouches du Rhône.

 

D’ailleurs notre code de déontologie de 2014 a omis de rappeler l’article 40 du code de procédure pénale qui prévoit que : « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. »

 

En revanche pour que notre hiérarchie puisse agir en toute impunité, notre administration impose un devoir de réserve pour museler les personnels, mais aussi les syndicats, avec l’article R. 434-29 du code de la sécurité intérieure :

 

« Lorsqu'il n'est pas en service, il s’exprime librement dans les limites imposées par le devoir de réserve et par la loyauté à l’égard des institutions de la République.

Dans les mêmes limites, les représentants du personnel bénéficient, dans le cadre de leur mandat, d’une plus grande liberté d’expression. »

 

Ce code a été pris illégalement par décret le 1er janvier 2014 au lieu d’une loi, comme le prévoit la Constitution. Il a été pris par Monsieur VALLS, Ministre de l’Intérieur, avec la complicité des syndicats représentatifs qui ont voté pour en comité technique police :

 

 

Les organisations de la CFE-CGC ont voté contre ou se sont abstenus, non pas parce que ce code était illégal, mais parce qu’il « en devient stigmatisant, voire outrageant, pour les policiers » :

 

 

Pas étonnant, qu’aujourd’hui, aucun ne se battent pour conserver une liberté d’expression et syndicale, l’ayant déjà vendu il y a 4 ans.

 

« Le silence devient un péché lorsqu'il prend la place qui revient à la protestation ; et, d'un homme, il fait alors un lâche. » Abraham LINCOLN

 

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Le 22 mars l’IGPN sera dans l’action… de répression syndicale et non de défense du service public…

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Le secrétaire général de notre organisation est convoqué à l’Inspection Générale de la Police Nationale le 22 mars 2018, 30 rue Antoine-Julien HENARD à Paris, en tant que syndicaliste pour la publication syndicale du 10 janvier 2018, supportant les photographies du directeur général de la police nationale et du directeur départemental de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône, avec comme sous-titre « criminel ? », posant la question de leur implication dans le « trucage » des chiffres de la délinquance à Marseille.

 

Comment en est-on arrivé là

 

Avril 2016 : Monsieur le Directeur Départemental de la Sécurité Publique des Bouches du Rhône (DDSP 13) est informé que des fonctionnaires subissent des pressions pour modifier les qualifications d’infractions pénales.

 

16 octobre 2017 : publication d’un tract expliquant comment refuser l’ordre illégal de modifier la qualification d’une infraction.

 

18 octobre 2017 : le responsable VIGI. de la zone Sud passe sur Europe 1.

16 novembre 2017 : le Canard Enchainé publie un article avec des conclusions allant dans notre sens, mais avec un fait que nous ignorions, le DDSP 13 a demandé un audit interne à un commandant sanctionné 3 ans auparavant pour trucage de statistiques !!! Nous faisons un nouveau communiqué.

 

Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) refuse de nous recevoir et nous accuse d’avoir porter atteinte à l’image de la Police Nationale en dénonçant publiquement, des faits pouvant correspondre à une qualification criminelle selon le code pénal.

 

19 décembre 2017 : passage dans l’œil du 20h sur France 2.

 

10 janvier 2018 : publication du tract pour lequel notre secrétaire général est convoqué. À la suite de notre signalement l’IGPN nous répond qu’elle prend « évidemment en compte [notre] signalement et le relaiera comme il se doit auprès de l’autorité administrative. Elle émet cependant des doutes sur la pertinence de la saisine de la plate-forme pour faire valoir [nos] arguments. Il [nous] est ainsi rappelé qu’il appartient au DGPN de déterminer si des manquements professionnels ont été commis à l’occasion de l’établissement des statistiques de la délinquance. Si des manquements étaient relevés, il lui appartiendra de décider de la suite à leur donner. »

 

11 janvier 2018 : Madame MONEGER directrice de l’IGPN nous envoie un mail nous rappelant que nous n’avons pas le droit de critiquer notre institution : « l’administration (et en conséquence l'IGPN) n'a pas pour intention d'entraver la liberté syndicale, mais rappelle à l'ensemble de ses agents, fussent-ils représentants syndicaux, qu'ils sont soumis à un devoir de réserve et à l'obligation de ne pas porter atteinte au crédit de l'institution. »

 

13 mars 2018 : convocation de notre secrétaire général à l’IGPN, en tant que syndicaliste, pour une publication syndicale, pour être sanctionné en tant que … gardien de la paix.

 

16 mars 2018 : nous écrivons aux organisations de la Police Nationale.

 

19 mars 2018 : nous écrivons à tous les députés à l’exception de Monsieur Manuel VALLS.

 

22 mars 2018 : audition de nos secrétaires général et rassemblement devant les locaux de l’IGPN

 

« L’Administration est une société anonyme à irresponsabilité illimitée. » Jean AMADOU

Contact presse :

Alexandre LANGLOIS 06 22 77 85 43 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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Tentative de censure de notre logo par le Ministère de l’Intérieur VIGI. 1 – Ministère de l’Intérieur 0

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Finalement, grâce à notre avocat, le Ministère de l’Intérieur ne pourra pas censurer notre logo au motif que pour lui il est « de nature à tromper le public, notamment sur la nature, la qualité ou la provenance géographique du produit ou du service », VIGI. étant le diminutif du terme VIGILANCE. Notre Ministre de l’Intérieur avait peur que le public puisse confondre ces logos :

 

 

Du coup on est rassuré, le Ministère de l’Intérieur n’a pas le pouvoir, pour le moment, de se réserver des mots en les excluant du langage courant.

De même, le Ministère de l’Intérieur estimait que notre logo est « contraire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs », car pour lui, il y a un risque de confusion entre le logo de notre syndicat et les logos du Ministère de l’Intérieur ou de la Police Nationale.  Comme les logos sont proches, nous vous proposons d’essayer de battre le Ministre de l’Intérieur au jeu des 7 différences :

 

 

Précisons que nous avons choisi notre logo en y associant le nom de notre employeur, comme le font de nombreux syndicats, y compris au sein de notre institution. Curieusement le Ministère de l’Intérieur n’a jamais été dérangé par Alliance POLICE NATIONALE ou par la Fédération des Syndicats du MINISTERE DE L’INTERIEUR, qui ne sont que deux exemples parmi tant d’autres.

 

 

VIGI. ne peut que déplorer que ce gouvernement préfère s’entourer de « courtisans » et veuille faire taire, ici par la censure, les organisations voulant remonter les expériences vécues sur le terrain pour améliorer à la fois la sécurité de la population et les conditions de travail des personnels de la Police Nationale.

 

« On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige ». Cicéron

 

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Lettre ouverte aux député(e)s à l’exception de M. VALLS sur la fin de la Liberté d'expression au sein de la Police Nationale

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Nous avons saisi les organisations de la Police Nationale. Aujourd'hui nous saisissons tous les député(e)s à l'exeption de Monsieur VALLS, dont on sait déjà qu'il est pour la fin de la Liberté d'expression au sein de notre Institution.

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A mesdames et Messieurs les Député(e)s

 

Objet : Fin de la Liberté d’expression au sein de la Police Nationale : la mort de police républicaine ?

 

 Madame, Monsieur,

 

Je suis convoqué à l’Inspection Générale de la Police Nationale, 30 rue Antoine-Julien HENARD à PARIS, le 22 mars prochain 10h00, jour de la journée de mobilisation dans la fonction publique.

 

Je suis convoqué en tant que secrétaire général de mon syndicat, pour une publication de mon syndicat dans le but d’être sanctionné disciplinairement en tant que… gardien de la paix, alors que même que je suis noté professionnellement entre 5 et 6 sur 7.

 

Je suis convoqué, car mon organisation syndicale a dénoncé le « trucage » des statistiques de la délinquance dans les Bouches du Rhône, qui sont minimisées pour « accélérer » la carrière du directeur départemental, voir du directeur général de la Police Nationale. Un audit tenu secret par la hiérarchie policière semble confirmer nos affirmations, pour lesquelles nos preuves n’ont jamais été demandées.

 

Devant un acte qui semble correspondre à un crime, celui de faux en écriture publique par des dépositaires de l’autorité publique, nous avons fait un signalement à l’IGPN des agissements de Messieurs le Directeur Départemental de la Sécurité Publique 13 et Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale. Notre signalement a bien été enregistré, mais aujourd’hui notre institution considère que c’est à cause de nous que ces « magouilles » sont connues de tous et que c’est moi en tant que gardien de la paix, qui ait porté atteinte au « crédit et renom » de la Police Nationale, via mon mandat syndical, et non ceux, qui ont demandé de « falsifier » des qualificatifs d’infractions pénales : « une tentative de vol avec effraction » devenant « une dégradation volontaire », « un vol avec violence » devenant « un vol simple », etc.

 

Toutes les représentantes et tous les représentants de la Nation siégeant à l’Assemblée Nationale, à l’exception de Monsieur VALLS, ont reçu cette lettre par courriel, ce jour. Je souligne que je ne vous écris pas en tant que membres de partis politiques, mais bien en tant qu’élus du peuple, qui veillent à l’intérêt général.

 

Monsieur VALLS a été exclu car il est le Ministre de l’Intérieur, auteur du Nouveau Code de Déontologie de la Police Nationale, qui est contraire à la Constitution, à La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, au Code Européen d’Ethique de la Police signé par la France en 2001 et à la Loi 83-634, fixant le statut de fonctionnaire.

 

Ce Code, pris illégalement en Décret et non par une Loi, vise à instaurer un devoir de réserve aux syndicats de la Police Nationale et à transformer, plus généralement tous les personnels de la Police Nationale en « sous-citoyens ».

 

Extrait commenté par le Ministère de l’Intérieur du Nouveau Code de Déontologie de la Police Nationale de 2014 :

 

Article R. 434-29 – Devoir de réserve

 

Lorsqu'il n'est pas en service, il s’exprime librement dans les limites imposées par le devoir de réserve et par la loyauté à l’égard des institutions de la République.

Dans les mêmes limites, les représentants du personnel bénéficient, dans le cadre de leur mandat, d’une plus grande liberté d’expression.

 

Commentaire :

 

Il s'agit de l'élémentaire et nécessaire respect que doit le policier à l'institution, ainsi qu'au service public de la police et de la justice, au service desquels il est placé.

 

Ce devoir peut être rapproché de celui dû à la protection du crédit ou du renom de la police nationale. Il s'en distingue car le fait générateur est directement constitutif du manquement, alors que l'atteinte à l'honneur est le plus souvent constituée par le biais de la violation d'un autre manquement (probité, …).

 

Exemples de comportements fautifs :

 

· tenue de propos irrévérencieux sur une autorité hiérarchique par voie de presse ou tout autre moyen (réseaux sociaux…) ;

 

 

Il y a ici une volonté manifeste de nous faire redevenir à la conception du fonctionnaire de Michel DEBRE de 1954 : « Le fonctionnaire est un homme de silence, il sert, il travaille et il se tait, », avec le code de déontologie de Monsieur VALLS.

 

D’ailleurs Madame MONEGER, directrice de l’IGPN m’a confirmé cette volonté par mail que j’ai reçu de sa part le 11-01-2018, dont voici l’extrait : 


« L’administration (et en conséquence l'IGPN) n'a pas pour intention d'entraver la liberté syndicale, mais rappelle à l'ensemble de ses agents, fussent-ils représentants syndicaux, qu'ils sont soumis à un devoir de réserve et à l'obligation de ne pas porter atteinte au crédit de l'institution. »

 

Le devoir de réserve n’existe pas dans la Loi et l’obligation de ne pas porter atteinte au crédit de l’institution a comme source l’article 5 du statut général de la fonction publique de… 1941 ! « Le fonctionnaire doit, dans sa vie privée, éviter tout ce qui serait de nature à compromettre la dignité de la fonction publique, à porter atteinte au crédit et au renom de celle-ci. »

 

Cependant notre Constitution inclut la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. L’article 10 prévoit que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. »

 

De même la Loi 83-634, fondant le statut de la fonction publique dont nous faisons partis, prévoit que :

 

  • Article 6 : « la liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires. Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions (…) syndicales, (…). »

 

  • Article 8 : « le droit syndical est garantie aux fonctionnaires. »

 

  • Article 18 : « Il ne peut être fait état (…) dans tout document administratif, des opinions ou des activités (…) syndicales, (…) de l'intéressé.

 

  • Article 27 : « les fonctionnaires ont le devoir de satisfaire aux demandes d’information du public. »

L’auteur de cette Loi, Monsieur le Ministre et Sénateur Anicet LE PORS, donc celui le plus à même de nous en expliquer le sens, déclare : « les fonctionnaires [sont des] citoyens de plein droit. Leur statut accorde la liberté d’opinion aux agents publics. Il ne leur impose pas d’obligation de réserve. »

 

Il y a une volonté de notre hiérarchie, voire politique, de faire de nous des sous-citoyens, alors même que nous étions jusqu’en 2014, les garants des liberté individuelles. En effet depuis l’instauration du Code de Monsieur VALLS, en remplacement de celui de 1986, nous ne concourons plus à la garantie des libertés, ce passage ayant tout simplement été supprimé et nous ne protégeons plus les Institutions de la République, mais les Institutions et les intérêts nationaux. Ces nuances, ainsi que la reprise du code de la fonction publique de Vichy, ne peut que nous interroger sur le passage d’une police républicaine au service du peuple, à une police totalitaire au service d’un régime non-républicain.

 

En conséquence, mon organisation syndicale invite les député(e) à venir soutenir une conception républicaine de la Police Nationale, qui considère les policiers comme des citoyens à part entières et dont la Liberté syndicale est garantie, en étant présent le 22 mars 2018, 10h00 devant l’IGPN parisien. Il ne s’agit pas de défendre une organisation, mais bien une conception républicaine de la Police Nationale et de préserver notre modèle de dialogue social.

 

Le Code de Déontologie de la Police Nationale de 2014, ayant été pris illégalement, mon organisation se tient à la disposition des députés voulant réécrire un Code de déontologie, conforme aux valeurs républicaines de la France.

 

Madame, Monsieur si vous vous sentez concernés, merci de m’envoyer en réponse, votre réaction à une telle situation, le plus rapidement possible. Je me tiens à votre disposition au 06 22 77 85 43 ou par mail pour vous apporter plus de précisions si besoin.

 

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, de recevoir au nom de mon organisation syndicale, mes respectueuses salutations.

 

Alexandre LANGLOIS

Secrétaire Général

 

 

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Fin de la Liberté d’expression au sein de la Police Nationale

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Le Ministère de l'intérieur censure déjà la parole des personnels de la Police Nationale, en les considérant comme des sous-citoyens.

Après avoir essayé de faire taire les associations, notre Institution essaye de censurer les syndicats. Nous avons donc adressé un courriel à toutes les organisations syndicales et associatives de la Police Nationale, pour que nous puissions chacun avec nos différenes continuer de défendre nos collègues librement.

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Cher(e)s collègues,

 

Je suis convoqué à l’IGPN, 30 rue Antoine-Julien HENARD à PARIS, le 22 mars prochain 10h00, jour de la journée de mobilisation dans la fonction publique.

 

Je suis convoqué en tant que secrétaire générale de mon syndicat, pour une publication de mon syndicat dans le but d’être sanctionné disciplinairement en tant que… gardien de la paix, alors que même que je suis noté entre 5 et 6.

 

Il y a ici une volonté manifeste de nous faire redevenir à la conception du fonctionnaire de Michel DEBRE de 1954 : « Le fonctionnaire est un homme de silence, il sert, il travaille et il se tait. »

 

 

D’ailleurs Madame MONEGER, directrice de l’IGPN m’a confirmé cette volonté par mail que j’ai reçu de sa part le 11-01-2018, dont voici l’extrait : 


« L’administration (et en conséquence l'IGPN) n'a pas pour intention d'entraver la liberté syndicale, mais rappelle à l'ensemble de ses agents, fussent-ils représentants syndicaux, qu'ils sont soumis à un devoir de réserve et à l'obligation de ne pas porter atteinte au crédit de l'institution. »

 

 

Le devoir de réserve n’existe pas dans la Loi et l’obligation de ne pas porter atteinte au crédit de l’institution a comme source l’article 5 du statut général de la fonction publique de… 1941 ! « Le fonctionnaire doit, dans sa vie privée, éviter tout ce qui serait de nature à compromettre la dignité de la fonction publique, à porter atteinte au crédit et au renom de celle-ci. »

 

Cependant notre Constitution inclut la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. L’article 10 prévoit que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. »

 

De même la Loi 83-634, fondant le statut de la fonction publique dont nous faisons partis, prévoit que :

 

  • Article 6 : « la liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires. Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions (…) syndicales, (…). »

 

  • Article 8 : « le droit syndical est garantie aux fonctionnaires. »

 

  • Article 18 : « Il ne peut être fait état (…) dans tout document administratif, des opinions ou des activités (…) syndicales, (…) de l'intéressé.

 

  • Article 27 : « les fonctionnaires ont le devoir de satisfaire aux demandes d’information du public. »

 

 

L’auteur de cette Loi, Monsieur le Ministre et Sénateur Anicet LE PORS, donc celui le plus à même de nous en expliquer le sens, déclare : « les fonctionnaires [sont des] citoyens de plein droit. Leur statut accorde la liberté d’opinion aux agents publics. Il ne leur impose pas d’obligation de réserve. »

 

Il y a une volonté de notre hiérarchie, voire politique, de faire de nous des sous-citoyens, alors même que nous étions jusqu’en 2014, les garants des liberté individuelles.

 

En conséquence, mon organisation syndicale appelle à une manifestation le 22 mars 2018, 10h00 devant l’IGPN parisien, pour que nous puissions tous continuer d’exprimer librement nos opinions pour défendre nos collègues. Comme il ne s’agit pas de défendre une organisation, mais bien notre droit à tous de débattre et défendre nos collègues, nous invitons tous les syndicats et associations qui seront présent de venir avec leurs drapeaux, leurs banderoles et leurs tracts avec leurs logos.

 

Si jamais nous ne réagissons pas aujourd’hui, demain nous ne pourrons plus débattre entre nous, car nous ne serions plus que de simples courroies de transmission de la propagande de notre hiérarchie et du pouvoir politique.

 

Merci pour les organisations se sentant concernée de m’envoyer en réponse, leur communiqué ou tract sur le sujet, ainsi que de m’indiquer si elles seront présente le 22 mars 2018, au plus tard le mardi 20 mars inclus. Je me tiens à votre disposition au 06 22 77 85 43 ou par mail pour vous apporter plus de précisions si besoin.

 

Bien cordialement, 

                                         

Alexandre LANGLOIS

 

Secrétaire Général

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Jeudi 22 mars 2018 : nous sommes toujours en colère et nous serons de nouveau dans la rue

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Nous étions dans la rue fin 2016. Depuis notre situation n’a fait qu’empirer. Mais cette fois-ci nous ne serons pas seuls.

 

La colère n’est pas celle uniquement des personnels de la Police Nationale, qu’ils soient administratifs, techniques, ouvriers d’état, scientifiques ou actifs. La colère est celle de tous les fonctionnaires, car ce gouvernement pour nos remercier de notre investissement sans faille au service de tous :

 

-        Remet en place d’un jour de carence pour punir les fonctionnaires malades ;

 

-        Gèle le point d’indice, pour reprendre d’une main ce qui a été donné par l’autre ;

 

-        Supprime de l’indemnité de résidence ;

 

-        Modifie les règles liées à la majoration des indemnités des fonctionnaires en postes Outre-Mer ;

-        Supprime du supplément familial de traitement ;

 

-        Augmente la CSG sans la compenser ;

 

-        Calcule notre retraite sur 20 dernières années au lieu de 6 mois ;

 

-        Séparer le calcul du point d’indice pour les différentes fonctions publiques, « parce que leur réalité est différente », certains ont le droit de grève et d’autres non…

 

Nous ne pouvions pas imaginer de telle volonté de détruire les serviteurs du public que nous sommes tous. Dans la Police Nationale nous espérions plutôt :

 

-      Retrouver un sens à nos métiers nous demandant un rendement qualitatif et non quantitatif.

 

-      Nous donner des conditions de travail digne pour accomplir nos missions efficacement.

 

-      D’étendre le nouveau cycle horaire, permettant d’avoir un week-end sur deux à tous les collègues, en renforçant les services en conséquence. Ce cycle permet de plus une meilleure formation.

 

-      Des heures de nuit payées 25%, puis 50% de plus au lieu de l’aumône de 0,97 centimes.

 

-      Mettre fin à l’accumulation des heures supplémentaires, pour enfin nous reposer.

 

-      Une prise en charge de notre mutuelle par notre employeur.

 

-      Qu’on puisse bénéficier du 75% SNCF, comme nos collègues militaires, pour que ceux qui sont éloignés géographiquement de leur famille.

 

-      Proposer des crèches pour nos enfants en adéquation avec nos horaires, même si nous devons faire des heures supplémentaires, y compris la nuit ou le week-end, etc.

 

« A notre époque, les pizzas mettent moins de temps à arriver chez vous que la police » Jeff ARDEN

 

Pour pouvoir assurer un service public supérieur à la livraison de pizza, rendez-vous à 14H au métro Bercy à Paris.

 

 

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L’audition du « premier flic de France », d’une expérience de 9 mois, au Sénat

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Monsieur le Ministre de l’Intérieur Gérard COLLOMB a été auditionné au Sénat par la Commission d’enquête parlementaire sur les forces de sécurité le 20 février 2018

 

Dans son rôle de VRP de la Police de Sécurité du Quotidien et agent de com’ du gouvernement il a été parfait.

 

En tant que « premier flic » de France, il a montré sa méconnaissance du malaise au sein de la Police Nationale.

 En effet pour lui le malaise, qui a quand même poussé aux suicides 50 de nos collègues actifs en 2017 et déjà 10 en 2018, vient en parti :

  •  
  • Du manque d’effectifs ;
  • Du manque de moyens ;
  • D’un non-respect de l’uniforme ;
  • D’une procédure pénale difficile ;
  • De tâches indues ;

 

Alors oui cela engendre un sentiment de frustration d’être empêché par notre administration de « bien faire notre travail », car pour elle ne compte que la production de statistiques. Mais nous savons encore résister à un système devenu absurde, que Monsieur COLLOMB ne veut pas réformer : les BAC n’arrivent plus à recruter faute de candidats prêts à être sacrifiés à des intérêts de com’ politique et il y a des files d’attente pour être garde barrière. La démotivation est à son comble mais elle ne pousse pas au désespoir. Par contre, si jamais les actes suivent les promesses, Monsieur le Ministre aura régler en grande partie le problème de la motivation.

 

Quand Monsieur le Ministre dit que c’est avec de l’argent que les policiers obtiendront du respect, il se fourvoie. Avec de l’argent on ne fera plus « pitiés », on pourra inspirer de la crainte, mais le respect ça se mérite, ça ne s’achète pas. Et pour regagner le respect de la population il faut supprimer le code de déontologie, pris illégalement par décret en 2014, pour en refaire conforme au code européen d’éthique de la police, signé par la France en 2001.

 

A l’inverse votre analyse est la bonne quand vous dites que notre profond malaise vient que notre institution détruit notre vie familiale et personnelle par :

 

  • Des heures supplémentaires ne respectant pas l’encadrement légal ;
  • Des affectations loin de chez nous ;
  • Des logements loin de notre lieu de travail ou dans des zones à forte délinquance, notre salaire ne nous permettant pas mieux ;
  • Des risques de morts pour notre famille et nos proches depuis Magnanville, sans aucune mesure de la part de notre employeur, en dehors de médailles à titre posthume ;
  • Un management délétère ;

 

Par contre les réponses de Monsieur le Ministre font froid dans le dos, car les contraintes budgétaires passent avant la dignité humaine :

 

 

  • Remise en cause de la directive européenne obligeant à 11h de pause. Un non-sens d’autant plus grand, car nous sommes armées et la fatigue baisse la vigilance et rend irritable.
  • Remise en cause du cycle avec la « journée forte » interdisant aux personnels de la Police Nationale d’avoir une vie personnelle et familiale épanouie avec un mercredi et un week-end sur deux.
  • Aucune mesure pour le logement, au prétexte que c’est un problème général, enfin presque… car quand Monsieur COLLOMB est venu de Lyon, le Ministère de l’Intérieur l’a logé. Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est à cause de son poste, car de nombreux collègues sont prêts à le prendre même sans le logement.
  • Pour fidéliser les personnels en Ile de France, le Ministre est conscient qu’il faut faire un effort financier important… mais qu’il n’est pas prévu. Il préfère rester à l’ancienne méthode de la contrainte, en forçant les personnels à rester 8 ans en Ile de France. De plus la priorité pour Monsieur le Ministre est le nombre d’affectation en Ile de France pour ses statistiques, pas l’équilibre personnel des agents.
  • Proposition d’un passage régulier devant la médecine préventive… si c’est comme à l’heure actuelle, c’est régulier, mais tous les 10 ans.
  • Monsieur le Ministre parle d’un soutien fort de la hiérarchie, mais il ne fait qu’en parler. Pour rappel, la présomption d’innocence des policiers bafouée par lui en février 2017 :

 

 

  • Pour les suicides Monsieur le Ministre va demander au DGPN de travailler sur les causes (que tout le monde connaît déjà) et l’environnement pour dégager des tendances. La tendance pour le moment est que depuis que Monsieur MORVAN est DGPN il y a déjà 24 de collègues qui ont réussi leur suicide. Par contre les criminels n’ont pas tué de policiers.
  • Monsieur le Ministre veut organiser des moments de convivialité imposés après le service et sûrement aux frais des personnels. En premier lieu la convivialité ça ne s’impose pas. En deuxième lieu, on n’a déjà pas de vie personnelle, ce n’est pas pour passer le peu qui nous reste en convivialité imposée. En troisième et dernier lieu, nous avons déjà le gel du point d’indice, le jour de carence, la hausse de la CSG non compensée : donc le peu d’argent qui nous reste, on va le dépenser avec nos proches, pas en convivialité imposée.
  • Aucune réforme en profondeur, car le Ministre dit d’abord vouloir gagner la confiance des personnels… Mais on ne fera jamais confiance à une personne qui n’a pas le courage de mettre fin à la spirale des suicides et préfère fermer les yeux… Les deux derniers Ministres de l’Intérieur à avoir su gagner la confiance des policiers sont Pierre JOXE pour avoir réformer l’institution et Charles PASQUA pour son soutien sans faille aux collègues de terrain.

 

« Il faut revoir toute la Police Nationale, car là vous proposez un sparadrap. Il faut tout refondre. Vous allez rester l’infirmier et le problème va perdurer. » Sénateur Henri LEROY à Monsieur Gérard COLLOMB, Ministre de l’Intérieur, lors de son audition au Sénat par la Commission d’enquête parlementaire sur les forces de sécurité le 20 février 2018

 

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Droit de réponse aux mensonges du syndicat Alliance Police Nationale

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Habituellement, notre ligne de conduite n’est pas d’écrire sur les autres syndicats de police, car chaque organisation devrait se battre pour défendre ses propositions dans l’intérêts des collègues.

 

Malheureusement, Alliance Police Nationale ne propose rien et préfère salir la réputation des autres organisations syndicales de la Police Nationale par de la diffamation, dont VIGI.. Par exemple dans l’affaire « Théo », Alliance veut faire croire que les autres organisations police ont pris parti pour « Théo » contre nos collègues. Pour nous cela est faux.

 

Par contre la position du syndicat Alliance Police Nationale elle est ambiguë.

 

En effet, le syndicat Alliance Police Nationale invite officiellement à ses vœux en janvier 2018, des politiques qui ont bafouée la présomption d’innocence de nos collègues en février 2017. Alliance Police Nationale soutient les policiers… en paroles. Dans les actes, les intérêts personnels de leurs dirigeants passent avant. C’est grâce à cette méthode que Bruno BESHIZZA, ancien secrétaire général de Synergie (Alliance officiers) et actuel maire d’Aulnay-sous-Bois, a pu passer sous-préfet.

 

« Le dialogue, relations des personnes, a été remplacé par la propagande ou la polémique, qui sont deux sortes de monologue. » Albert CAMUS

 

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Y aurait-il une provocation au suicide, voir une complicité de meurtre de nos hauts hiérarques, dans la mort de nos collègues ?

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Une fois de plus la Police Nationale a été endeuillée dimanche 18 février 2018, 10ème fois depuis le début de l’année et 24ème fois depuis que Monsieur Éric MORVAN est devenu Directeur Général de la Police Nationale (DGPN), le 2 août 2017.

 

Une fois de plus ce n’est pas un criminel qui a tué notre collègue, mais notre institution qui l’a poussé au suicide. Ces tristes chiffres ne prennent d’ailleurs pas en compte nos collègues administratifs, techniques, ouvriers d’état, scientifiques, SIC, qui sont également poussés à des actes de désespoir par cette même hiérarchie, mais qui sont sortis des statistiques de ce « jeu de massacre ».

 

Nous avions saisi Monsieur le Ministre de l’Intérieur par un une lettre ouverte le 22 novembre 2017, nous avions proposé des mesures qui ont permis de faire baisser le taux de suicide dans la police de la ville de Québec de 78% depuis 1980, mais notre DGPN préfère soit utiliser la méthode Coué en ne se lassant pas de répéter que « le quotidien des policiers s’est amélioré », depuis sa prise de fonction, soit de passer de beau PowerPoint en réunion dans les salons feutrés de la Place Beauvau, où il est primordial pour notre haute hiérarchie, Monsieur le DGPN en tête, de ne pas « déterminer des responsabilités ». Cela va bientôt faire 40 ans que ça marche, pourquoi changer, d’autant que les « morts » ne se plaignent plus.

 

 

 

Pire, la politique menée par le Monsieur le DGPN, nos hauts hiérarques et leurs complices des syndicats représentatifs, est confirmée par notre nouveau Code de Déontologie, qui a oublié de rappeler que tout fonctionnaire de police, s'il a connaissance dans l'exercice de sa fonction, d'un délit ou d'un crime, doit le signaler au Procureur de la République. Mais c’est vrai, pourquoi déranger Monsieur le Procureur, alors que nous avons une hiérarchie intègre et que la police peut enquêter sur elle-même en interne ?

 

D’ailleurs, nous ne devons signaler à la hiérarchie policière uniquement les délits liés à un ordre illégal ET lié à un « trouble à l'ordre public ».  « Détourner des fonds publics », « pourvoir deux fois un poste vacant », « harceler moralement et/ou sexuellement », « provoquer au suicide » ne créent pas réellement de trouble à l'ordre public. Ce sont des « atteintes » aux biens et/ou aux personnes, sans retentissement sur la réputation de la police nationale. Cela explique pourquoi, aux yeux de Monsieur le DGPN, que ce n’est pas ceux qui « magouillent » qui portent atteinte « au crédit et renom » notre institution, mais ceux qui font connaître de telles pratiques au public.

 

A VIGI. on va s’attacher à chercher des responsables, car un juge pourrait qualifier que Monsieur le DGPN et ses « amis » commettent un délit de provocation au suicide, voir un crime de complicité de meurtre de fonctionnaires de police, qui est condamné à la réclusion à perpétuité.

 

« Dès qu’il touche à vos proches, le suicide s’appelle meurtre »

Victor HUGO, les misérables

 

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Après le « doux despotisme », après la « sortie de l’Etat de droit » : les « polices privées »

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Lors des questions au gouvernement, la députée Marine LE PEN, s’est inquiétée que les pouvoirs régaliens de l’Etat soient sous-traités à des sociétés de sécurité privée.

 

La Police de Sécurité du Quotidien n’est pas une police de proximité, mais une police qui veut « vendre » le plus possible de ses missions au secteur privé. Chacun pourra avoir une sécurité en fonction de qu’il peut payer pour être protégé par des société de sécurité privée d’intervention.

 

Le problème soulevé par la députée est le manque de contrôle pour accéder à la profession d’agents de sécurité privé.

 

Notre organisation, ainsi que la CGT prévention sécurité avions déjà dénoncé ces dérives concernant l’armement des agents de sécurité.

 

Le refus d’étendre les contrôles de la part du Ministère de l’Intérieur est incompréhensible, surtout après avoir voté un « état d’urgence permanent » dans la Loi ordinaire, que nous avions également combattu, car cette Loi était dangereuse pour les libertés individuelles. Si on résume la position du gouvernement : limiter les libertés individuelles OUI, vérifier qui va assurer notre sécurité NON.

 

Un rapport de la Cour des Comptes a également souligné les défaillances du CNAPS dans le contrôle des habilitations.

 

Finalement la réponse à la question ne sera pas donnée par le Ministre de l’Intérieur, mais par la Ministre auprès du Ministre de l’Intérieur. En effet, le candidat MACRON avait promis de limiter le nombre de conseillers par ministre, à tel point qu’ils n’étaient pas assez nombreux pour faire le boulot. Du coup le gouvernement a inventé le Ministre auprès du Ministre pour doubler le nombre de conseillers tout en pouvant annoncer la tenue des engagements de campagnes. Au final pour la com’ du Président de la République, nous avons des emplois « fictifs » de ministre, pendant que sur le terrain on manque de tout.

 

Donc la réponse de la Ministre « remplaçante » fait froid dans le dos. Elle parle de polices privées, à plusieurs reprises, ce qui ne peut dont pas être un lapsus, mais bien une volonté politique. D’ailleurs, ce système de police privée existe déjà aux Etats-Unis.

 

Bien que le Ministère de l’Intérieur refuse de passer les candidats des « polices privées » à tous les fichiers, alors qu’ils peuvent être armés, bien que la Cour des Comptes ait constaté les défaillances du CNAPS dans les habilitations, Madame Jacqueline GOURAULT est formelle « les relations avec les polices privées sont tout à fait contractuelles, surveillées et contrôlées ». Prière de la croire sur parole, vu que c’est une « prêtresse » du grand dieu Jupiter. Nous, simples mortelles, n’avons pas à savoir COMMENT ces polices privées sont contrôlées et surveillées.  

 

A VIGI. nous voulons au contraire que la Police Nationale reste un service public dont tout le monde peut bénéficier GRATUITEMENT, pas en fonction du niveau de richesse ou de tout autres critères rompant le principe d’Egalité.

 

« La police consiste à assurer le repos du public et des particuliers, à protéger la ville de ce qui peut causer des désordres ».

Édit de Saint-Germain-en-Laye, 15 mars 1667

 

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Le DGPN annonce pour la 2ème fois que l’IGPN va comptabiliser les blessés ou tués par la Police

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En septembre 2017, la directrice de l’IGPN l’avait annoncé. En février 2018 au tour de Monsieur le Directeur Général de faire fièrement… la même annonce. Quand on sait que son présent dure 7 mois, il a été vite. On aura même un fichier pour ça, car pour notre directeur « des chiffres et leurs interprétations sont diffusés par certains organismes nationaux ou internationaux de défense des droits de l’homme. Or ces informations souffrent d’un manque de rigueur et d’objectivité et sont souvent prétexte à contester la légitimité de l’action des forces de l’ordre. »

 

Quand on sait que Monsieur le Directeur Général ferme les yeux sur les « trucages » des statistiques de la délinquance, notamment à Marseille, on ne peut que s’interroger sur la fiabilité des chiffres, qu’il va proposer. A noter, qu’au nom de la « transparence » notre Directeur Général n’a pas voulu nous transmettre une copie de l’audit sur la situation marseillaise.

 

VIGI. note également que c’est une fois de plus la police qui va être juge et partie, ce qui est contraire au Code Européen d’Ethique de la Police, signé par la France en 2001.

 

VIGI. est pour que la population puisse connaître l’action de sa police en toute transparence, mais cette « comptabilité » opaque ne va qu’alimenter la propagande des associations comme « urgence notre police assassine ».

 

Comme l’a déclaré la patronne de l’IGPN, « c’est un projet où on va simplement comptabiliser, ce n’est pas un projet où on va séparer ce qui est légitime et ce qui n’est pas légitime ».

 

Aucun rôle pédagogique pour expliquer pourquoi il y a eu usage légitime de la force et toujours un « flou artistique » entretenu volontairement pour que le nombre réel de « bavures policières » reste du domaine du fantasme et non de la réalité objective.

 

Par ailleurs, VIGI. se demande si dans ces morts et blessés de la responsabilité de la Police Nationale seront inclus tous les collègues que notre administration poussent au suicide par son management délétère, la perte de sens de notre métier et/ou le fait de détruire nos vies familiales en ne respectant pas les textes en vigueurs ? Pour mémoire, 50 de nos collègues se sont suicidés en 2017 et déjà 9 en 2018, bien que selon notre Directeur Général « le quotidien des policiers s’est amélioré. » Voilà les déclarations qu’on peut faire, quand on se base sur des « chiffres » et non la réalité.

 

VIGI. s’interroge également si cette « comptabilité » va inclure tous les collègues qui sont blessés ou tués faute d'avoir du matériel adapté à leurs missions ou à cause d'ordre incohérent avec la réalité de terrain ?

 

VIGI. propose, si cette mascarade devait aboutir en l’état, un moyen très simple de réduire le nombre « d’honnêtes » citoyens, totalement inconnus des services de police et respectueux des institutions, blessés par les « méchants » policiers : que nous n’intervenions plus d’initiative et ne faire que répondre aux appels 17.

 

« Les vies humaines ne semblent pas avoir une valeur inestimable pour les hommes de pouvoir. Ce ne sont finalement que des statistiques » Christiane VILLON

 

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A Versailles les policiers devront payer 500€ pour venir assurer la sécurité des citoyens de la ville royale

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A l’origine, le stationnement payant autorisé par une loi de 1884 et généralisé en France dans les années 1970, devait répondre à des impératifs de circulation et faciliter en ville la rotation des véhicules. Depuis, il a été institué dans un certain nombre de communes pour des motifs strictement financiers et donc étrangers à sa finalité légale, comme le confirme le forfait post-stationnement.

 

En 2017, nous avions été le seul syndicat de police à être aux côtés de nos collègues Agents de Surveillance de Paris pour éviter leur remplacement par « les petits gris ». Aujourd’hui tous les dysfonctionnements rencontrés n’ont fait que confirmer que nous avions, malheureusement, raison.

 

Aujourd’hui au nom de cette rentabilité financière, la ville de Versailles veut que les policiers, qu’ils soient techniques, administratifs, ouvriers d’état, SIC ou actifs, paient 500€ par an pour avoir le droit de venir travailler.

 

La mairie nous propose d’ailleurs un « abonnement professionnel », payé, assez ironiquement à titre personnel, car elle ne veut pas proposer celui de résident à 250€, de peur d’une « réprimande » de la Cour des comptes, sans aucun effet juridique. C’est fou les excuses qu’on est prêt à invoquer pour gagner 250€ de plus par abonnement.

 

Par contre, retirer un avantage en nature constitue une sanction pécuniaire prohibée, comme le rappel la Cour de Cassation. Avant les policiers ne payaient pas leur stationnement et leur demander, aujourd’hui de le payer leur cause un surcoût financier à supporter, en plus du gel du point d’indice, de la non compensation de la hausse de la CSG, du jour de carence, etc. D’autant que pour la plupart nous avons des horaires qui ne sont pas compatibles avec ceux des transports en commun, donc nous DEVONS prendre notre véhicule personnel.

 

Le Préfet du SGAMI Ile de France peut décider de prendre en charge nos frais de stationnement et même nos frais d’essence entre notre domicile et lieu de travail comme prévu par le Code du Travail. Pour le moment, à part nous demander de payer, rien n’a été prévu par le Préfet du SGAMI.

 

VIGI. va le saisir pour que, comme les fonctionnaires de la Préfecture des Yvelines, qui dépendent aussi du Ministère de l’Intérieur, nous puissions a minima avoir des abonnements dans des parkings versaillais.

 

Enfin, le forfait « post-stationnement » complique le travail des services de police. En effet, à Versailles toutes les plaques des véhicules de service ont été transmises pour être incluses dans le logiciel de la société gérant les « forfaits post-stationnement ». Cela veut dire qu’une société privée peut être en possession des immatriculations de tous les véhicules de police travaillant sur Versailles. Pour la discrétion on repassera, comme pour conserver notre anonymat en mission.

 

VIGI. propose une mesure alternative : créer des places de parking réservées police nationale en nombre suffisant pour que tous les policiers puisse garer leurs véhicules personnels à proximité de commissariat de Versailles.

 

VIGI. propose également de créer des emplacements police nationale dans tout Versailles, sur le modèle des emplacements pompiers, pour que les équipages en intervention puisse garer leur véhicule le plus rapidement possible et sans que notre administration ait à fournir toutes les plaques d’immatriculation de nos véhicules de service à une société privée.

 

Pour suivre l’évolution de ce dossier n’hésitez pas à contacter votre délégué VIGI. : Jérôme GIGOU au 06 74 30 11 14.

 

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Recrutement et formation de la Police Nationale : on va droit dans le mur !!!

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En rédigeant notre communiqué sur le recrutement prévu pour la Police de Sécurité du Quotidien nous évoquions que 10 000 recrutements relevaient plus du vœu pieux ou de la magie, que de la réalité. Depuis, l’article du Monde du 10 février 2018, n’a fait que confirmer, en pire, ce que nous redoutions.

 

En effet, pour le concours externe 2017, malgré 24 000 inscrits au concours et avoir accepté des personnes ayant moins de 8 de moyenne, 400 postes n’ont pas été pourvus. Les résultats de cette brillante politique de recrutement ne s’est pas fait attendre. C’est Monsieur LUTZ, Directeur Central de la Formation et du Recrutement de la Police Nationale (DCFRPN) lui-même qui le dit : « devant les élèves on lutte. Au niveau de l’expression, du vocabulaire, de l’orthographe… Il y aussi des choses qu’ils n’intègrent pas au niveau procédural. Ils ont besoin d’être encadré en permanence. S’ils sont livrés à eux-mêmes sur la voie publique ça va être compliqué ».

 

A VIGI. nous proposions pour attirer des personnes ayant le niveau de passer le concours de revaloriser le salaire de tous les personnels de la Police Nationale, ainsi que promouvoir des déroulés de carrière cohérents. Par exemple un adjoint technique de la Police Nationale a une « augmentation » de 34€ en 17 ans de carrière, moins que le coût de la vie…

 

Mais le gouvernement du Président de la République de Monsieur Emmanuel MACRON a une autre idée pour les personnels de la Police Nationale : gel du point d’indice, jour de carence, augmentation de la CSG non compensée, limitation de l’avancement, etc.

 

Pour recruter, nos politiques pensent qu’il suffit de baisser le niveau d’exigence en réformant les épreuves au concours externe pour donner plus de poids à l’entretien oral par rapport à l’étude de texte ou au test de questions/réponses. Traduction : rendre le système de recrutement le plus opaque possible, en baissant les critères objectifs de sélection au profit de critères subjectifs. Une fois de plus, le DCFRPN Monsieur LUTZ rappelle avec lucidité qu’il « faut se rappeler que ces fonctionnaires vont faire de la procédure, prendre des plaintes… »

 

De son côté, le Directeur Général de la Police Nationale(DGPN), Monsieur Éric MORVAN réfléchit à l’aide au logement et au transport. Notre directeur réfléchit beaucoup, mais agit peu. Il est vrai qu’il a déjà une aide au logement et au transport. A toute fin utile VIGI. rappelle que nous demandons le 75% SNCF minimum et d’être logé dans des quartiers sans taux de délinquances records.

 

Enfin, malgré la baisse du niveau, malgré que la seule formation pour d’adapter aux zones de « reconquête républicaine » soit de gestion des violences urbaines (à noter la belle conception du dialogue police/population) et malgré que la plupart des « dérapages » sont dus au fait que notre Institution envoie nos plus jeunes collègues, sans expérience dans les quartiers les plus difficiles, Monsieur le DGPN, Éric MORVAN, est fier d’annoncer que : « dès à présent » (savoir que son présent à lui est le 1er septembre 2018, soit dans 7 mois), « les jeunes recrues [qui] sortiront d’école » seront affectées « dans les quartiers ciblés ». Pour expliquer cette dangereuse incohérence, VIGI. tient à souligner que notre directeur n’avait aucune expérience ce la Police Nationale avant d’en prendre la direction il y a 6 mois. Peut-être qu’en étant dirigé par des « flics » de terrain et non bureaucrates déconnectés de la réalité, la Police Nationale irait mieux.  

 

 

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Vu pour vous LCI le Brunch de l'info : recrutement et formation dans la Police Nationale

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Notre secrétaire général y était pour commenter la catastrophe annoncée.

Voir l'émission à partir de 52'38'' à la fin.

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Police de Sécurité du Quotidien : beaucoup de bruit pour pas grand-chose

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Les personnels de la Police Nationale attendait beaucoup de la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ), mais on va devoir encore attendre. Nous n’avons eu qu’une tentative de coup de com’ basé uniquement sur des annonces et rien de concret. Et c’est marrant dans la Police Nationale on ne croit plus aux promesses, on veut du concret.

 

En avant-propos, notons que malgré l’autosatisfaction du Ministre de l’Intérieur, 70 000 réponses aux questionnaires sur 250 000 policiers, ça fait 72% de nos collègues qui n’ont pas pu répondre !!! Et pour cause il fallait avoir un accès à l’intranet via un ordinateur Police Nationale. La bonne nouvelle c’est que la PSQ prévoit une « révolution numérique ». Comme ça tous nos collègues de terrain pourront répondre à la prochaine consultation.

 

Une mesure intéressante :

 

  • Recruter des personnels administratifs et techniques, pour permettre des policiers actifs sur le terrain.

 

 Des mesures pouvant être intéressantes avec quelques correctifs :

 

  • 10 000 recrutements sur 5 ans.

 

Problème n°1 : le concours n’attire pas des personnes ayant le niveau de le passer. Malgré plus de 25 000 inscrits au premier concours de 2017, 300 postes n’ont pu être pourvus.

Solution : revaloriser le salaire et proposer un dérouler attractif de carrière, ce qui semble compliqué avec un point d’indice gelé, la remise en place du jour de carence, les limitations de l’avancement, etc.

 

Problème n°2 : ces 10 000 recrutements potentiels, ce n’est pas 10 000 policiers en plus, comme sous-entendu, car la com’ ministérielle ne tient pas compte des départs à la retraite, disponibilités et démissions.

Solution : baser la réflexion sur des chiffres complets

 

  • Une révolution numérique avec l’équipement des policiers de 50 000 tablettes.

 

Problème : c’est d’ici 2020 et le XXIème siècle a déjà commencé il y a 18 ans. Problème n°2 : 66% des effectifs ne passeront pas dans l’aire du numérique, malgré ce déploiement.

 

Solution : investir plus et plus vite. Les policiers veulent tous pouvoir utiliser le numérique, comme notre Président de la République aux deux smartphones sur son portrait officiel.

 

  • Mettre fin à la politique du « chiffre » et que la population participe à l’évaluation de sa police.

 

Problème n°1 : la politique du « chiffre » a été remplacée par une politique de « l’indicateur » selon le Directeur Départemental de la Sécurité Publique du 91 et le Directeur Général de la Police Nationale.

Solution : arrêter de nous prendre pour des « cons » en jouant sur les mots ;

 

Problème n°2 : quand et comment la population pourra évaluer sa police ?

Solution : donner une date tout de suite, pour éviter que le projet soit « oublié ».

 

  • Mettre fin à certaines tâches indues.

 

Problème n°1 : les déléguer à la sécurité privée, quand on sait les problèmes connus dans la sûreté aéroportuaire et ce que soulève le récent rapport de la Cour des Comptes pour l’habilitation des agents de sécurité privé par le CNAPS, semble pour le moins dangereux.

De même on voit bien l’incohérence à utiliser des sociétés privées pour gérer les « contraventions » pour le stationnement payant.

Solution : créer des nouveaux corps de fonctionnaire pour certaines missions, si les corps déjà existant ne peuvent pas assurer ces tâches. Une idée : recréer le corps des Agents de Surveillance de Paris (ASP).

 

  • + 150 millions d’euros de budget par an :

 

Problème n°1 : on ne sait pas comment il va être dépensé. Si ces pour grossir les primes nos hauts hiérarques ça ne va rien changer pour nous, policiers et la population. Pas plus que si cet argent passe en réceptions « petits fours, champagne ».

Solution : affecter clairement ces crédits aux matériels et locaux des collègues allant sur le terrain, avec un bilan pouvant être consulté en toute transparence.

 

La mesure provoc’ de la « reconquête républicaine » pour faire croire qu’avec Macron, « on est des durs » :

 

Notre Ministre de l’Intérieur a ouvert son « show » par « la sécurité est la première des libertés ». Oui parce que notre Ministre c’est un « dur ». Sauf que la phrase ne veut rien dire. La sécurité n’est pas une Liberté. Elle permet de garantir les libertés individuelles. Enfin jusqu’en 2014, date à laquelle cette mission a été supprimée de notre Code de Déontologie.

 

Donc, 30 zones de « reconquête républicaine » en 2018 et 30 nouvelles zones en 2019. Cela fera 60 zones au total.

 

Pour trouver ces zones de « reconquête » les équipes de com’ ont presque copié la carte des Zones de Sécurité Prioritaire de VALLS.

 

Désigner 60 zones, permet d’éviter d’avoir à assurer la sécurité de tous sur tout le territoire, car le gouvernement n’aura besoin de communiquer que sur ces zones dans son bilan. Le reste des français peut vivre dans l’insécurité ce n’est pas grave. Et qu’on se rassure pour la sécurité de notre Président de la République, il a doublé sa garde prétorienne fin 2017.

 

1300 effectifs dédiés. Traduction on va les ponctionner dans d’autres services, qui ne pourront plus fonctionner, pour dédier des effectifs à la « reconquête » .

Mais d’où vont venir ces effectifs le 1er septembre prochain ? Des mutations : personne ne veut aller dans ces zones, sans aucune compensation. Des sorties d’école : ce serait une fois de plus envoyer nos collègues avec le moins d’expérience dans des zones qui en nécessité beaucoup. A croire que notre Ministre veut pousser les policiers à la faute !!!

 

Les mesures incantatoires du « sorcier » Gérard COLLOMB pour la Police Nationale :

 

  • « Une ambition retrouvée »: mais rien pour redonner un sens à notre métier (50 suicides en 2017 et déjà 8 en 2018).

 

  • « Du sur-mesure » : annonce sans rien de concret

 

  • « Un travail partenarial avec la Gendarmerie Nationale »: comme le dit un proverbe russe « on n’est jamais ami par la force ». A quand la fusions de la Gendarmerie, qui assure 95% de missions civiles, avec la Police Nationale ? Car ça se serait concret.

 

  • « La réforme pénale »: la Justice doit faire ci ou ça… mais elle indépendante. De plus cette réforme vise uniquement à adapter la Justice au budget prévu par Bercy, plutôt que d’adapter le budget de Bercy en fonction des besoins de la Justice.

 

La mesure la plus incohérente : « pas de respect sans crédit »

 

On aimerait bien savoir à combien s’achète le respect ? C’est peut-être en croyant en cette affirmation que le Ministère de l’Intérieur donne à nos hiérarques des primes pouvant aller jusqu’à plus de 100 000€. C’est pour acheter leur respect !!! Tout s’explique finalement.

 

Sauf que dans la « vraie » vie le respect ça ne s’achète pas, ça se gagne, se mérite. On achète juste la servilité.

 

 

 

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Le Préfet de Police de Marseille au garde à vous devant les chiffres « truqués » de la délinquance

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Lors de ses vœux à la presse le Préfet de Police des Bouches du Rhône, Olivier de MAZIERE, a évoqué les chiffres « plutôt positif » de la délinquance sur son département.

 

Monsieur le Préfet n’a dû ni lire nos communiqués, ni les divers articles de presse, dont celui très détaillé du Canard Enchaîné, ni l’audit, qui confirme le « trucage » des statistiques de la délinquance à Marseille. « Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir » comme le dit le proverbe.

 

Oui les cambriolages baissent quand les tentatives sont requalifiées en dégradations.

 

Oui les violences baissent quand les vols avec violence sont requalifiés en vol simple.

 

La magie des chiffres permet que la réalité objective cède face aux rapports officiels.

 

Mais comment un système aussi corrompu peut-il perdurer ?

 

A l’origine la Police Nationale était censée se concentrer sur la protection de la population et garantir les libertés individuelles, les statistiques ne devaient être qu’un moyen de mesurer l’efficacité de l’institution. Assez naturellement, cependant, les préfets, directeurs et chefs de service ne tardèrent pas à se concentrer sur la quête de bonnes statistiques. Comme le sait aussi bien la population et les policiers de terrain, les mesures mises en œuvre pour avoir de bonnes statistiques ne sont pas les mêmes que celles dont on a besoin pour lutter contre la délinquance et le crime. Notre institution quand elle doit choisir entre les deux privilégie les statistiques.

 

Si un policier proteste en disant que ces statistiques ne sont que des chiffres sans valeur et se conduit comme si ce n’était que des chiffres sans valeur pour se concentrer sur son « vrai » travail, il n’aura pas d’avancement, de mutation et subira souvent le « harcèlement » de sa hiérarchie. Cette perte de sens de notre métier pousse les policiers au burnout, à la dépression voir au suicide, dans l’indifférence générale.

 

Il en va de même quand l’institution policière déclare que l’utilisation des statistiques est la meilleure méthode pour évaluer son activité. Le système a suffisamment d’autorité pour influencer les normes devant servir de base à la production statistique. Les chefs de service consacrent tout leur temps à obtenir de bonnes statistiques. Les postes convoités reviennent à ceux qui ont les meilleures statistiques, lesquels soutiennent naturellement le système qui les a mis en place. Le contrôle du système de la production de statistique lui donne plus de pouvoir et lui permet de s’autojustifier.

 

Cette gestion par statistiques a été utilisé par Mao ZEDONG pour gérer de la production céréalière, lors de son « Grand Bon » en avant entre 1958 et 1961. Les statistiques étaient formelles, la production a augmenté de 50%, mais le peuple mourrait de faim.

 

Aujourd’hui en France les chiffres de la délinquance sont bons, mais dans la « vraie » vie des victimes continuent de souffrir de crimes et de délits, qui ne sont mêmes pas enregistrés par les pouvoirs publics qui veut que, comme dans la Chine communiste d’il y a 60 ans, la réalité soit conforme à leurs attentes !!!

 

 « Les faits ne cessent pas d'exister parce qu'on les ignore. » Aldous Huxley

 

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Les députés LREM sont-ils schizophrènes ? Proches du burn-out en novembre 2017 mais contre sa reconnaissance pour tous en février 2018 !!!

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Notre syndicat VIGI. avait été auditionné à l’Assemblée Nationale sur le projet de proposition de Loi n°516 portant sur la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle.

 

Nous étions pour cette reconnaissance, car comme l’a déclaré le député François RUFFON « le management mortifère n’est pas sanctionné » et « jouit d’une complicité des pouvoirs publics au moins par inaction ». Exactement ce que subissent des milliers de policiers quotidiennement de la part de leur institution.

 

Nous avions écrit à Monsieur le Ministre de l’Intérieur une lettre ouverte en date  22 novembre 2017, pour lui demander de ne plus fermer les yeux sur le fait que la Police Nationale « tue » ses propres personnels. Pour le moment aucune réaction, si ce n’est une consigne : « ne pas chercher de responsables, quand un collègue se donne la mort ».

 

En 2018 un personnel de la Police Nationale a TROIS fois plus de chance d’être « tué » par notre institution, que par un criminel !!!

 

Les policiers ont l’impression que les députés LREM se « foutent » d’eux, quand en novembre 2017 ils se plaignent d’être proche du burn-out, surtout vu leur taux de présence dans l’hémicycle et qu’aujourd’hui ils refusent la reconnaissance du burn-out à ceux qui peuvent faire 400 heures supplémentaires en un mois pour assurer la sécurité de tous. Rien que pour le vote de cette Loi : 86 contre et 34 pour ; soit 120 votants sur 577. Imaginons un service de police avec 20% des effectifs sans que ça ne choque personne. De plus la ministre du Travail Muriel PENICAUD était absente, alors même qu’elle aurait dû se sentir particulièrement concernée, notre collègue du SDLP en charge de sa sécurité s’étant donné la mort en décembre 2017, à cause de ses conditions de travail.

 

Le dégoût est encore plus grand, quand ces mêmes députés nous refusent le droit de se soigner par l’instauration d’un jour de carence. Ce sentiment d’injustice est encore renforcé, car un député ne pas se voir retenir de jour de carence, car il n’a même pas l’obligation de venir faire « acte de présence ».

 

Comme la majorité du Président de la République ne semble pas être intéressée par les êtres humains mais seulement par l’argent, nous allons parler leur langage froid et cynique. Le burn-out a un coût, comme l’explique le schéma ci-dessous il faut donc le reconnaître en maladie professionnelle, pour faire des économies.

 

 

« Les vies humaines ne semblent pas avoir une valeur inestimable pour les hommes de pouvoir. Ce ne sont finalement que des statistiques ». Christiane VILLON

 

 

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Droit à l'image des policiers : VIGI. dans les médias

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Nous avons été le premier syndicat à réagir pour préserver la sécurité de nos collègues et de leurs familles, demandant une nouvelle circulaire, celle de 2008 n'était plus adaptée au contexte actuel. Après Le Point, nous sommes aussi dans  Le nouvel Obs20 MinutesLe Parisien et France Soir.

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Policiers, souriez, vous êtes filmés... et vous n'y pouvez rien !

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La diffusion de cette note interne n'a pas manqué de faire réagir le syndicat de police Vigi CGT-Police. « Nous ne remettons pas en cause que les policiers puissent être filmés et nous prenons acte de cette note, même si nous considérons que sa diffusion est incongrue au regard des attentats qui ont frappé la France depuis 2015, souligne Stéphane Pelliccia, secrétaire général adjoint de Vigi CGT-Police. Cependant, afin d'assurer la sécurité et l'anonymat des fonctionnaires qui interviennent dans un contexte conflictuel, nous demandons au ministre de l'Intérieur, M. Gérard Collomb, la dotation obligatoire de la cagoule et le port de cette dernière par les policiers selon le contexte de leur intervention. »

L'article complet ici.

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Priorité du nouveau Directeur de la Sécurité de Proximité de l’Agglomération Parisienne : rappeler que les policiers n’ont pas de droit à l’image

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Une des premières notes de service du nouveau DSPAP, Monsieur Frédéric DUPUCH : rappeler aux collègues qu’ils peuvent être filmé par n’importe qui. Une légère amélioration par rapport à son prédécesseur, Monsieur Jacques MERIC, dont la priorité était d’interdire le port de la barbe, illégalement, aux policiers.

 

Bien que Monsieur le nouveau Directeur soit dans la légalité, nous aurions pensé qu’il y avait d’autres priorités, que de commencer par une défiance envers les collègues. Sur le terrain on espère toujours être dirigé par des « flics » et non des gestionnaires.

 

Plutôt qu’un rappel, VIGI. aurait préféré un dépoussiérage de cette circulaire qui date du 23 décembre 2008, alors que le contexte était complétement différent : pas de menace terroriste, pas de collègues assassinés chez eux pour leur qualité de policier, pas d’appel au meurtre de policier avec leur photo sur les réseaux sociaux, etc.

 

La circulaire fameuse circulaire 2008-8433-D a été prise sans citer aucune référence légale. Par contre elle fait volontairement abstraction, mais uniquement pour les policiers, de l’article 226-1 du Code Pénal, qui protège la vie privée, en l’occurrence ici la divulgation de notre profession. Par contre, elle cite cet article du Code Pénal pour protéger la vie privée d’une personne mise en cause à l’occasion d’une procédure pénale !!! Nous voudrions, a minima, autant de considération qu’un mis en cause.

 

Mais l’ubuesque de cette circulaire ne s’arrête pas là. Elle propose aux policiers d’inviter les individus qui prennent leur image, de flouter leur visage avant diffusion, en leur indiquant que cela permettrait de garantir notre efficacité et notre sécurité. En imaginant que nous ayons le temps d’inviter ces individus à quoique ce soit dans le « feu de l’action », notre hiérarchie est-elle à ce point déconnectée de la réalité pour penser que ces individus, qui veulent justement nous empêcher de faire notre travail et qui ne veulent pas que nous soyons en sécurité, floutent nos visages avant diffusion ? Surtout que c’est une simple invitation, sans aucun moyen de coercition, si jamais ces individus ne voulaient pas tenir compte de notre demande polie.

 

VIGI. en « ras-le-bol » que des personnes dans des bureaux dorés mettent en danger la vie de nos collègues sur le terrain, ainsi que celle de leurs familles.

 

Pour concilier à la fois la possibilité de filmer des policiers en intervention et le respect de la vie privée, VIGI. propose plusieurs solutions :

 

  • Autoriser le port de la cagoule administrative à la discrétion de tous les policiers suivant le contexte où ils interviennent, pour éviter que leur identification ne les mette en danger eux ou leur famille ;

 

  • Interdire de filmer les visages des policiers ;

 

  • Interdire la diffusion de vidéos filmant des policiers ou a minima avec les visages floutés.

 

VIGI. le syndicat des collègues de terrain par des collègues de terrain.

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D'après la presse : « Saint-Etienne-du-Rouvray : trois services de renseignement surveillaient Kermiche »

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Si ces allégations sont vérifiées les faits sont très graves puisqu'un prêtre a perdu la vie.

 

L'inertie des services de l'état n'est pas nouvelle et soutenue en cela par le silence des organisations syndicales de la Police Nationale.

 

En effet, qui aujourd'hui ose demander la sortie u renseignement territorial de la direction centrale de la sécurité publique  ?

 

Il n'y a plus personne sauf nous à VIGI. Nous ne cessons de demander une direction commune à tous les services de renseignement ou une autonome avec un budget propre.

 

Pourquoi ne pas avoir communiqué sur ce dossier ? Pourquoi l'avoir minimisé ?

 

Ce n'est pas à nous de répondre mais nous pouvons nous interroger sur le secret défense car comme tout est secret voilà le résultat… personne ne communique et pire personne n'ose prendre de décision.

 

A force de reculer et après la privatisation de la sécurité, demain il faudra peut-être aussi créer « l'agence tous risques » comme la célèbre série américaine où des mercenaires sont au service « de la veuve et de l'orphelin », combattant les injustices locales.

 

Blague à part, car le sujet est grave, nous exigeons la sortie du renseignement territorial de la sécurité publique pour la création d’une direction autonome, car l’outil actuel n’a jamais fonctionné. Il est devenu une vraie machine bureaucratique et absurde. D'après l'express : « La première instance à agir est le Service central du renseignement territorial (SCRT). Le 21 juillet 2016, cinq jours avant l'attaque, elle émet une note transmise à tous les services de police ».

 

Pourquoi les services de renseignements ne communiquent pas malgré la création de l'Allat, une cellule chargée de la coordination entre services, pilotée par la Direction Générale de la Sécurité Intérieur (DGSI).  

 

Le rajout par Monsieur MACRON, Président de la République, d’une « task force » alourdit encore cette machine bureaucratique et paralyse encore plus la prise de décision, alors que dans le renseignement on a souvent besoin d’aller vite pour prévenir des risques d’attentat.

 

Encore combien de morts avant que nos politiques décident d’utiliser les services de renseignement pour sauver des vies plutôt que leur com’ politicienne ?

 

Nos politiques font de magnifiques réformes sur le papier dans leurs beaux bureaux, en obligeant des services aux méthodes différentes à travailler ensemble, comme par magie. Mais comme le rappelle un proverbe russe :

 

« On n'est jamais ami par force. »

 

 

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Affaire « Théo » : Justice pour nos collègues policiers !!!

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Il y a un an, « l’affaire Théo » défrayait la chronique. Toute la classe politique en campagne électorale en a profité pour faire le buzz et presque unanimement pour condamner nos collègues, sans tenir compte d’un principe de base de notre République : la présomption d’innocence.

 

Notre administration avait connaissance de la vidéo diffusée par Europe 1. Pourquoi avoir attendu aujourd’hui pour réintégrer deux de nos quatre collègues ? Pourquoi agir au bout d’un an ? Pourquoi pas tous les quatre ?

 

Pourquoi ne pas avoir diffusé cette vidéo, qui permet de dissiper beaucoup de doutes sur l’intervention, il y a un an ? Il semble qu’il y ait une volonté politique, une fois de plus, d’acheter la paix sociale en jetant en pâture nos quatre collègues, tout discréditant sur toute notre profession. Au final ce n’est pas notre hiérarchie dans des bureaux ou nos politiques, qui subissent les violences qu’engendrent ce type de buzz.

 

Il est triste de constater comment le secret de l’enquête est à géométrie variable, quand il s’agit d’abandoner des personnels de la Police Nationale à la vindicte populaire, en dehors du corps des commissaires, bien évidement.

 

Le candidat Emmanuel MACRON parlait sur sa page Facebook en en février 2017 de « violences policières », d’utilisation de « la force illégitime de l’Etat » tout en soulignant qu’on s’était attaqué à « la dignité d’un jeune garçon, d’une famille et d’un quartier » et qu’il tenait « à rendre hommage à Théo et son entourage ».

 

Depuis, il est devenu Président de la République et malgré qu’il ait eu accès à cette vidéo, il n’a rien fait pour rétablir la vérité face à toutes les manifestations de « Justice pour Théo ».

 

Le maire de la ville d’Aulnay-sous-Bois, qui avait accès à cette même vidéo, à quand même apporté son « soutien indéfectible » au jeune homme, tout en jouant la surenchère pour traîner ses anciens collègues dans la boue (il a été secrétaire général du syndicat Synergie, la branche d’Alliance pour les officiers) en écrivant « la police est là pour protéger et non humilier nos concitoyens ». Quand le parquet annonce l’ouverture d’une instruction pour « violences volontaires » et non plus pour « viol », il s’empresse de de remettre de l’huile sur le feu : «je ne comprends pas cette requalification, vécue comme un détournement de vérité. Je répète mon soutien plein, entier et total à la famille. »

 

VIGI. demande que Monsieur le Président de la République, Monsieur Emmanuel MACRON et Monsieur BESCHIZZA, maire d’Aulnay-sous-Bois, ainsi qu’à toutes les personnalité politiques ayant bafoué la présomption d’innocence de nos collègues, de présenter leurs excuses.

 

« En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin. » Chamfort

 

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La blague du simulateur de vol dans la formation des futurs commissaires de police

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La raison officielle est, selon RTL, « pour préparer les futurs commissaires de police aux situations de stress et favoriser le travail d’équipe ».

 

A plus de 80%, les futurs commissaires seront des gestionnaires « planqués » dans un bureau. Donc si le « stress » est que les tableaux statistiques tombent comme le DGPN et le Ministre le souhaitent, on peut relativiser. Pour les 20% de futurs commissaires, qui seront réellement « flics » et iront sur le terrain, le simulateur de vol ne va pas vraiment les préparer à la violence rencontrée dans le monde réelle.

 

Pour le travail d’équipe, on constate par contre que le simulateur de vol est bien adapté au métier de commissaire. Enfermer dans une cabine à deux, sans aucune connaissance du personnel de bord, des personnels de soute, en charge de l’accueil du public… Pour chez nous ce n’est aucune connaissance des officiers, CEA, personnels techniques et administratifs, ouvriers d’état, PTS…

 

Pour les former au travail d’équipe et au stress, VIGI. propose une solution efficace et gratuite : les envoyer tourner, sans leurs galons de commissaire stagiaire avec les équipes travaillant sur les secteurs les plus difficiles.

 

Mais si notre institution pense qu’un simulateur de vol peut vraiment aider à la gestion du stress et au travail en équipe, VIGI. demande que ce module soit inclus de toute urgence dans les modules de formations de tous les corps des personnels de la Police Nationale.

 

Sinon VIGI. a recensé quelques réponses, humoristiques, que cette formation a inspiré aux policiers :

 

« Si ça peut permettre à celui auquel je pense d’atterrir, c’est plutôt une bonne chose. Parce que là il est perché. »

« Quand les cons voleront je connais quelques TI [ndlr commissaires] qui seront chefs d’escadrilles… »

« Pour être encore plus dans la Lune. »

« Vu comme ils planent à 10000 c’est peut-être nécessaire. »

« Éventuellement des cours de pilotage de fusées pour assurer la liaison entre la réalité sur Terre et le monde divin de Jupiter. »

« En cas de grève d’Air France !!! »

« Pour piloter au large l’aéronef France, qui est en chute libre. »

« Ils feraient mieux de faire un simulateur de Légitime Défense. Si le candidat meurt : fin de scolarité. Si le candidat va en prison : fin de Scolarité. »

 

« Dans quelques années, les avions seront pilotés par un commandant et un chien. Le travail du chien sera de surveiller les boutons pour que le pilote ne touche à rien. » Scott Adams

 

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L’ordre de remplacer des surveillants pénitentiaires est manifestement illégal !!! Refusons-le !!!

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Finalement ce n’est pas le prêt de main d’œuvre, mais un détournement du Code de Procédure Pénale, aujourd’hui à l’administration pénitentiaire avec la complicité du Ministère de l’Intérieur, qui permet que 7 prisons fonctionnent avec des policiers et des gendarmes !!!

 

En effet l’article D 266 prévoit que « la sécurité intérieure des établissements pénitentiaires incombe au personnel de l'administration pénitentiaire.

Toutefois, lorsque la gravité ou l'ampleur d'un incident survenu ou redouté à l'intérieur d'un établissement ne permet pas d'assurer le rétablissement ou d'envisager le maintien de l'ordre et de la sécurité par les seuls moyens du personnel de surveillance, le chef de l'établissement doit faire appel au chef du service local de police ou de gendarmerie et en rendre compte sur-le-champ au préfet. Il en est de même dans l'hypothèse d'une attaque ou d'une menace provenant de l'extérieur ».

 

Pour que ce texte s’applique il faudrait que nos politiques reconnaissent que l’incident survenu est le chaos de leur gestion de l’administration pénitentiaire !!!

 

En dehors de ce malaise profond, comme dans la Police Nationale à noter au passage, VIGI. n’a pas entendu parlé de de révoltes de détenus, d’attaque ou de menace extérieur justifiant une intervention.

 

Nous invitons nos collègues à user pour une fois de l’article R434-5 de notre nouveau Code de Déontologie qui prévoir que « Le policier ou le gendarme exécute loyalement et fidèlement les instructions et obéit de même aux ordres qu’il reçoit de l’autorité investie du pouvoir hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ».

 

  • Pour une fois les deux conditions sont réunies : l’ordre est illégal l’article D 266 est détourné de façon peu subtile + il compromet gravement un intérêt public, car envoyé des policiers jouer les intérimaires sans formation est très dangereux pour eux et les « usagers » de système carcéral français, sans compter que la sécurité de la population n’est plus assurée sur la voie publique.

 

« S’il pense être confronté à un tel ordre, il fait part de ses objections à l’autorité qui le lui a donné, ou, à défaut, à la première autorité qu'il a la possibilité de joindre, en mentionnant expressément le caractère d’illégalité manifeste qu’il lui attribue ».

 

  • Informer sa hiérarchie, qui en général applique les ordres venant des directions ou des préfectures sans se poser de questions sur la légalité des ordres reçus.

 

Si, malgré ses objections, l'ordre est maintenu, il peut en demander la confirmation écrite lorsque les circonstances le permettent.

 

  • Aucun caractère d’urgence à aller les jouer les intérimaires, quand on sait que l’administration pénitentiaire est en sous-effectif et que la population carcérale est en sureffectif tous les jours de l’année et que tout le monde s’en contre-fiche.

 

Il a droit à ce qu’il soit pris acte de son opposition. Même si le policier ou le gendarme reçoit la confirmation écrite demandée et s’il exécute l’ordre, l’ordre écrit ne l’exonère pas de sa responsabilité ».

 

  • Malgré tout ça, si un policier reçoit la confirmation écrite et qu’il exécute l’ordre, il sera responsable si finalement l’ordre est reconnu illégal. Elle n’est pas belle la vie pour nos hauts « hiérarques ». Si tout se passe bien merci la prime et si tout se passe mal, on prend pour eux !!!

 

 

Les étapes à respecter pour refuser d’aller servir d’intérimaire dans les prisons :

1 : Informer sa hiérarchie oralement que l’ordre est manifestement illégal et contrevient un gravement à intérêt public

Si la hiérarchie maintien son ordre passer à l’étape 2, sinon retourner assurer la sécurité de la population.

2 : Demander un ordre écrit à sa hiérarchie. Si jamais elle ne le fait pas retourner assurer la sécurité de la population, sinon passé à l’étape 3.

3 : écrire un rapport écrit pour confirmer qu’on refuse l’ordre manifestement illégal sur le modèle si dessus :

 

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J’ai l’honneur de vous rendre compte des faits suivants,

 

L’ordre de remplacer mes homologues de la pénitentiaire sur le fondement de l’article D 266 du Code de Procédure Pénale est manifestement illégal, car il n’y aucun évènement imprévu de révoltes de détenus ou d’attaque extérieur des établissements pénitenciers.

 

Malgré que vous m’ayez confirmé votre ordre par écrit, cela n’exonère pas ma responsabilité dans son exécution, je me dois donc pour me protéger de refuser de nouveau votre ordre par écrit.

 

Par ailleurs, en dehors de l’illégalité de l’ordre reçu, je n’ai aucune formation sur le travail de surveillant pénitencier. Quand on voit le nombre de surveillants pénitentiaires victimes d’agression, alors qu’ils ont une formation spécifique, sans formation vous me mettez en danger mon intégrité physique. En conséquence, je ne serais apte à exécuter votre ordre, si jamais un changement de texte législatif intervenait pour le rendre légal, qu’après une formation au sein de l’administration pénitentiaire. Faute de quoi je manquerais de discernement.

 

 

 

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Le Président de la République fait la sourde oreille à la demande d’audience de notre porte-parole

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Nous avions saisi Monsieur le Président de la République par courrier le 13 juillet 2017 pour lui faire part des difficultés rencontrées dans l’exercice de nos missions et sur nos conditions de travail. Aucune réponse.

 

Voyant que RIHANA obtenait un rendez-vous via tweeter, nous avons adopté les nouveaux codes de prises de rendez-vous avec le chef de l’Etat, en trouvant un porte-parole du showbiz, Monsieur Sylvain NAUDIN. Aucune réponse.

 

En octobre 2017, Monsieur le Président de la République a bien pris conscience que la Police Nationale n’a pas les moyens d’exercer convenablement sa mission. Aussi, il double les effectifs de sa « garde prétorienne », mais aucunement les effectifs de commissariats, des CRS, etc. Pire pour doubler les effectifs de sa sécurité personnelle, il ponctionne des fonctionnaires dans des services déjà en sous-effectifs !!!

 

En décembre Monsieur le Président de la République n’a toujours pas le temps de nous répondre ou de recevoir notre porte-parole. Sa priorité n’est pas de donner des moyens à la Police Nationale d’assurer ses missions, ni de se poser des questions sur la vague de suicides, mais de passer dans l’émission de Cyril HANOUNA. The show must go on !!!

 

Le 18 janvier 2018, notre porte-parole Sylvain NAUDIN reçoit enfin une réponse. Mais pas du Président de la République, ni pour être reçu.

 

 

"Chargé de vous répondre, je dois vous indiquer que le Chef de l'Etat, ne peut malheureusement réserver une suite favorable aux nombreuses demandes d'entrevue qui lui sont quotidiennement adressées".

 

Traduction :  je réponds parce que j’en ai reçu l’ordre, sinon vous pourriez encore attendre. Le chef de l’Etat ne peut pas s’occuper de la fondation de RIHANA, de répondre à Cyril HANOUNA et en plus s’occuper du manque des moyens de la Police Nationale ou de s’interroger sur la vague de désespoir qui pousse les policiers à se suicider.

 

"Mais vous connaissez tout l'intérêt que porte Monsieur Emmanuel MACRON à l'échange et au dialogue avec ses concitoyens. Aussi vous pourriez, si vous le désirez, exposer par écrit les réflexions dont vous souhaitez l'entretenir"

 

Traduction : un bel oxymore, on est pour le dialogue, mais on ne va pas dialoguer, car le Président de la République préfère les monologues. Si vous n’êtes pas content écrivez-nous encore une fois, on a encore des meubles à caler.

 

"En vous demandant d'excuser le retard avec lequel cette réponse vous est adressée, dû au nombreux courriers qui parviennent à la Présidence de la République, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs".

 

Traduction : on n’est nullement désolé pour le retard, mais on devait le dire pour être poli. Ce retard nous permet en plus de bien montrer que la Police Nationale n’est pas du tout notre priorité. Enfin petite formule de politesse pour enfoncer le clou de l’hypocrisie.

 

« Le dialogue, relation des personnes, a été remplacé par la propagande ou la polémique, qui sont deux sortes de monologue » Albert CAMUS

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Projet de Loi sur le burn-out : VIGI. auditionnée à l’Assemblée Nationale

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Pendant que les syndicats majoritaires sont toujours en recherche avec le Ministre de l’Intérieur des causes qui peuvent pousser au suicide nos collègues, VIGI. va à la rencontre ce qui peuvent réellement changer la Loi.

 

VIGI. a participé à une audition à l’Assemblée Nationale, le 17 janvier 2018, sur l’opportunité d’une Loi visant à faire reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques résultant de l’épuisement professionnel, comme le burn-out, avec un commissaire du Syndicat des Cadres de la Sécurité Intérieur.

 

Avec le SCSI nous avons partagé le constat qu’une Loi ne pourra pas changer l’institution policière, qui est pathogène dans son organisation.

 

Nous étions également d’accord qu’une Loi pourrait faire réfléchir la hiérarchie sur le management et limiter les cas de burn-out, dans le cas où les chefs de service sont des « flics » et non des gestionnaires.

 

VIGI. a rajouté qu’une Loi même avec un impact limité était nécessaire, car elle permettrait aux personnels victimes d’épuisement professionnel de pouvoir se reconstruire en identifiant leur pathologie. De plus en imputant cette maladie au service, l’agent bénéficie de droits beaucoup plus protecteurs que pour une maladie ordinaire, lui permettant de se soigner sereinement.

 

Enfin une Loi permettrait peut-être à tous ceux qui vont de « réunionites en réunionites » place Beauvau pour analyser le malaise au sein de la Police Nationale, d’enfin se poser les bonnes questions, avec une chance d’y apporter les bonnes réponses.

 

Le but n’est pas tout. Chaque pas vers le but est un but. Ce sont tous les petits buts qui font le but.

Confucius

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Comment des policiers peuvent-ils recevoir l’ordre de remplacer des personnels pénitentiaires ?

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Nos collègues du Nord nous ont appris, le 20 janvier 2018, qu’ils remplaçaient des surveillants pénitentiaires à la maison d’arrêt de SEQUEDIN.

 

Bien que le prêt de main d’œuvre soit parfaitement légal, nous ne sommes pas sûr qu’il y ait des conventions signées pour chaque fonctionnaire de police entre l’entreprise prêteuse, ici la Police Nationale et l’entreprise utilisatrice, ici l’administration pénitentiaire.

 

Comment peut-on utiliser des policiers comme intérimaires de la pénitentiaire ? Nos collègues n’ont reçu aucune formation pour travailler en milieu carcéral, les exposants à des blessures ou les poussant à faire des fautes professionnelles d’un métier, qu’ils ne maîtrisent pas.

 

Nous invitons nos collègues, qui iraient sur de telles missions, à faire un rapport en indiquant qu’ils n’ont pas reçu de formation adéquate. Si leur hiérarchie, étant informée de cette carence en formation, confirme son ordre, elle ne pourra pas se défausser de sa responsabilité en cas de « soucis ».

 

Mais pendant ce temps, dans un contexte de menace terroriste, qui assure les missions de nos collègues ?

 

Enfin si demain, il y avait une « pénurie » de personnel hospitalier, de la poste, de la SNCF… est-ce que les policiers devront également assurer leurs missions ?

 

VIGI. est solidaire de nos collègues de la pénitentiaire, qui ont beaucoup de revendications communes avec nous sur leurs conditions de travail.

 

VIGI. rappelle cependant que la colère des personnels de la pénitentiaire ne doit pas être à l’encontre de nos collègues assurant le maintien de l’ordre, mais envers nos hiérarchies respectives, qui veulent nous opposer et parfois y arrivent.

 

 « Un individu conscient et debout est plus dangereux pour le pouvoir que dix milles individus endormis et soumis » Gandhi

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Les organisations CGT de la prévention/sécurité et de la Police Nationale sont viscéralement opposées à l’armement des agents de sécurité

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Depuis le 1er janvier 2018 suite au Décret n°2017-1844 du 29 décembre 2017 relatif à l’exercice de certaines activités privées de sécurité avec le port d’une arme, l’armement des agents de sécurité peut se généraliser.

 

Par décret, le ministère de l’Intérieur délègue aux préfets le droit d’autoriser des agents de sécurité à être armés. 10 000 sont d’ores et déjà prévus.

 

Pour nous les agents de sécurité n’ont pas à se substituer aux forces de l ‘ordre et nous considérons en conséquence que cet armement est incompatible avec le statut d’agent de sécurité privée.

 

Cette décision est la conséquence idéologique de la « casse » du service public, ici des forces de l’ordre, des gouvernements successifs.

 

Nous avons constaté un glissement des missions régaliennes de l’Etat, d’abord vers les municipalités et maintenant vers des entreprises de sécurité sous prétexte d’économies, sans tenir compte du rôle de chaque catégorie de personnels.

 

La Police aux Frontières a déjà été remplacée par les agents de sûreté privée dans les aéroports et dans les ports par les A.C.V.S. (Agents Chargé des Visites de Sureté). Comme les marchés sont toujours signés avec les entreprises le « moins disant », il n’est pas étonnant qu’il y ait des problèmes d’habilitation. Et là, ces agents ne sont pas armés !!!

 

Dans le transport maritime depuis 2016 près de 1000 agents de sécurité sont armés sur les navires sous pavillon français.

 

Suite à l’attentat de Charlie Hebdo puis du Bataclan, 200 Agents de Sécurité Renforcé (armés) ont été mis en place en urgence chez Charlie Hebdo et dont 50 chez Eurodisney.

 

Sans compter que la SUGE (Surveillance Générale) pour la SNCF et le GPSR (Groupement de Protection et de Sécurisation des Réseaux) pour la RATP sont armés depuis 1895, mais que ces entreprises sont de moins en moins des services publics, mais dans entreprises privées avec une logique de maximisation du profit.

 

En plus du danger pour la sécurité de tous, ce décret fait courir aux agents eux-mêmes des risques accrus.

 

Les agents de sécurité déjà au premier plan, lors des attentats au stade de France ou au Bataclan, ont prouvé leur courage et efficacité sans armes.

 

La généralisation de l’armement va faire des agents de sécurité, qu’ils soient armés ou non, des cibles aussi bien pour les terroristes et les délinquants, qui dans le bénéfice du doute commenceront par leur tirer dessus.

 

De plus, qui va former les agents de sécurité privé ? Est-ce que le niveau sera comparable à celui de la police nationale ou municipale ? Quel sera le suivi des agents, aussi bien psychologique qu’en formation continue ? En cas d’utilisation de l’arme qui sera responsable en cas de « bavure », l’agent ou son entreprise ?

 

La sécurité privée est déjà considérée comme un métier au rabais avec des salaires tout juste au-dessus du smic, une profession déjà à risque avec 90 % de turn-over. Une profession mal protégée avec un comble 10 jour de carence pour maladie avec des nuits et des dimanches majorés à seulement 10 %. Comme si cela ne suffisait, on veut maintenant mettre la vie des agents en ajoutant des risques de mort.

 

A la CGT nous refusons que des agents deviennent des cibles et nous souhaitons que la profession d’agent de sécurité reste dans le cadre de la loi de 1983, à savoir la protection des personnes avec un rôle d’acteur civil affecté à la prévention et la sécurité.

 

La voie publique ne devrait être réservée qu’aux forces publiques de l'état, malgré ce qu’augure la PSQ (Police de Sécurité du Quotidien) de Messieurs MACRON et COLLOMB, qui veulent vendre le plus possible de responsabilité de l’Etat au privé.

 

Le Code Pénal réprime l’activité de mercenaire, mais ce décret transforme les agents de sécurité en miliciens armés aux services de maires, d’entreprises, voire de particuliers fortunés.

 

Après l’armement des agents de sécurité, ce sera au tour des particuliers de pouvoir s’armer ?

 

Nous disons NON à la généralisation de l’armement des agents de sécurité et demandons le retrait de ce décret.

 

La multiplication des armes ne peut qu’engendrer un plus grand nombre de morts violentes.

 

Le rêve américain a de bons côtés, mais nous préférons regarder les westerns au cinéma, que les subir en bas de chez nous sous prétexte d’économies budgétaires.

 

HORVILLE Jean Paul

DSC CGT SECURITAS

06.61.43.70.31 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site internet : https://cgt-securitas.fr/

LANGLOIS Alexandre

Secrétaire général VIGI. Police Nationale CGT

06 22 77 85 43 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site internet : www.vigimi.fr

 

« Tout le monde porte des armes, mais tous ceux qui sont dotés de griffes ne sont pas des lions »

Proverbe

 

 

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Direction du Renseignement de la Préfecture de Police : exemple d’une gestion de l’apparence

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A priori, à la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police, on protège les chefs et non la population.

 

Inefficacité constatée dans la prévention des attentats de Charlie Hebdo, de l'hypercasher du Thalys, du 13 novembre, de l’Eglise de Villejuif, de Saint Etienne du Rouvray, des Champs Elysées…

 

Le risque 0 n’existe pas. Cependant des collègues ont élaboré des notes de renseignement, qui auraient pu permettre, moyennant exploitation, d’amoindrir les risques d’attentats, voire de les déjouer. Mais elles n’ont pas été traitées pour diverses raisons : lourdeur sadministratives, guerres d’égos, alarmisme excessif, vacances de chefs voire détournement des fonds destinés à rémunérer les sources…

 

Pour couvrir ces dysfonctionnements, une dizaine de ces collègues ont été contraints de formuler « des demandes de mutations volontaires », sous la pression de leur hiérarchie et la menace, souvent mise à exécution, de retrait arbitraire de leur habilitation secret défense. La direction leur reprochait d’avoir été « trop bons » dans leur travail, ou pour certains, « de visiter leurs parents à l’étranger ».

 

Ils ont été remplacés dans la foulée par des jeunes collègues de sécurité publique, formatés pour limiter les « risques de vagues », pouvant porter préjudice à la carrière de la haute hiérarchie de la direction.

 

Ainsi, un ancien directeur-adjoint de ce service, après le vol caractérisé de plusieurs milliers d’euros, est toujours en poste dans l’administration policière.

Un chef de service, nommé dans le 93, a été intronisé malgré une condamnation effective à 10 mois de prison avec sursis.

Enfin pour son départ à la retraite en avril 2017, l’ancien directeur a été nommé au grade de de commissaire-général, malgré cette gestion et ce bilan catastrophique !!!

 

Nous souhaitons donc beaucoup de courage à la nouvelle directrice du renseignement parisien.

 

Il faut dire que le Président de la République lui-même doit penser que le travail de renseignement n’a pas pour but de prévenir des attentats, mais couvrir ses besoins de com’. L’apparence d’agir suffira peut-être à sa ré élection, mais les morts et les blessés d’attentats terroristes sont hélas, bien réels.

 

En effet, il déclare le 18 octobre 2017, qu’un plan de lutte antiterroriste a été établit : « à [sa] demande, en particulier à Trappes, pour mieux lutter contre les comportements et les agissements qui favorisent l’extension de la radicalisation ». Alors qu’en réalité il n’a rien demandé et encore moins à Trappes. Donc ce « super » projet n’a pas pu être présenté comme promis, à un Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation avant fin 2017.

 

 

 

 Pour transformer la réalité, il faut plus qu’un plan de com’, il faut que des actes suivent.

 

« Parton la potion magique ça n’existe pas, c’est dans les papyrus dessinés pour les enfants, on est dans le monde réel là ».

Edouard BAER dans Astérix Mission Cléopâtre.

 

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Amélioration et simplification de la procédure pénale : VIGI. auditionnée à l’Assemblée Nationale

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Pendant que les syndicats majoritaires refont le monde avec le Ministre de l’Intérieur, VIGI. va à la rencontre ce qui peuvent réellement changer la Loi.

 

VIGI. a participé à une audition à l’Assemblée Nationale, le 11 janvier 2018, sur l’amélioration et la simplification de la procédure pénale, avec trois syndicats de magistrats (Unité Magistrats SNM-FO, l’Union Syndicale des Magistrats, le Syndicat de la Magistrature) et le Syndicat des Avocats de France.

 

Pour la Police Nationale les deux autres syndicats invités étaient absents : Alliance par peur du débat a préféré être reçu en bilatéral et Unité SGP-FO avait « piscine ».

 

Nous avons porté les propositions suivantes :

 

* La procédure est orale, aussi procéder à des auditions filmées, comme en Grande-Bretagne, pour limiter l’écrit à une note de synthèse. L’intégralité des films doivent bien sûr être transmis aux magistrats et aux avocats.

 

* Un PV peut regrouper plusieurs actes.

 

* Dématérialiser le plus possible la procédure avec un matériel informatique du XXIème siècle.

 

* Que tous les policiers passent Officiers de Police Judiciaire (OPJ), avec une formation de qualité et un salaire supérieur à l’aumône de 50€ par mois, pour mettre fin à l’hypocrisie procédurale actuelle où les OPJ signent le travail que les Adjoints de Police Judiciaire (APJ) font à leur place.

 

* Redonner un libre arbitre aux collègues sur la voie publique pour qu’ils puissent par exemple détruire « administrativement » quelques grammes de drogue d’un consommateur de cannabis, tout filmant avec la caméra dont tous les policiers devraient être dotés, pour en avoir la preuve.

 

* Passer en contravention certain délits, comme l’usage de cannabis, mais pas l’outrage au drapeau, comme le souhaite le Syndicat de la Magistrature.

 

* Revenir sur la réforme de 1995 pour que d’un côté il y ait les gardiens de la paix/officiers de paix et de l’autre les enquêteur/inspecteurs. Chaque métier au sein de la Police Nationale nécessite des compétences différentes. Nous sommes plus que des matricules interchangeables.

 

* Passer la Police Judiciaire sous tutelle de la Justice pour éviter d’avoir une double hiérarchie qui donne des ordres contradictoires, surtout dans les affaires « politiques ».

 

* Donner les moyens à la Justice pour ne pas attendre jusqu’à 3 heures au téléphone pour avoir le Parquet, qui aura 15 secondes pour de prononcer.

 

* Renforcer le nombre de juge d’instruction.

 

 

Toutes les organisations présentent étaient d’accord sur une chose : la simplification pénale voulue par la majorité actuelle n’a pas pour but de faciliter le travail de la Police Nationale et de la Justice, mais juste d’adapter la procédure pénale aux économies budgétaires prévues.

 

« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots. » Jean JAURES

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VU POUR VOUS Ma vie de flic : le chiffre

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Une vidéo expliquant la réalité de la politique du chiffre, rebaptisée indicateur de performance par Monsieur MORVAN, Directeur Général de la Police Nationale. Cela est une fiction et toute ressemblance avec le directeur départementale de la sécurité publique des Bouches du Rhône serait un hasard.

Ma vie de flic, épisode 6 : le chiffre

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Agressions de policiers : est-ce que la réunion « blablas » du 10-01-2018 va changer quelque chose ?

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Monsieur le Ministre de l’Intérieur est très fier d’avoir tenu son engagement.

Non pas celui de protéger les policiers, mais celui de réunir des syndicalistes triés sur le volet pour un échange convenu permettant la production d’un communiqué, pour dire que nos « policiers de salon » prennent le problème très au sérieux.

Apprendre à jouer du pipeau en 3 étapes

1 D’abord faire un bilan car ça n’engage à rien. Ici constater « que chaque année plus de 3 000 policiers sont blessés en mission suite à une agression ». En plus, on peut faire des déclarations solennelles en disant que c’est « inacceptable ». A VIGI. nous sommes inquiet car nous pensions que tous les crimes et délits étaient inacceptables…

2 Après avoir fait « pleurer dans les chaumières » faire de propositions de mesures sur lesquelles on n’a aucun pouvoir, comme donner des instructions au procureurs, qui dépendent du Ministère de la Justice ou de réformer la Loi, ce qui est du ressort de l’Assemblée Nationale ou du Sénat.

3 Finir sur une note positive, d’auto félicitation en soulignant « l'effort d'investissement réalisé au bénéfice de la protection et de l'équipement des forces de l'ordre et confirmé que, pour la 3ème année consécutive, le budget d’équipement de la police nationale serait supérieur à 150 millions d’euros », avant de se dire au revoir jusqu’au prochain drame.

 Heureusement pour défendre les policiers il y a VIGI.

« Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent » George ORWELL

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Magouilles sur les statistiques de la délinquance dans la Police Nationale

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16 octobre 2017, publication de notre tract donnant des conseils aux collègues marseillais de pas céder aux pressions de demande de « trucage » des statistiques.

 

Suite à divers articles de presses et reportage la défense du Directeur de la Sécurité Publique des Bouches Rhône va évoluer de façon amusante.

 

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« Je ne suis pas le Père Noël car [les policiers] ne sont pas de grands enfants » Emmanuel MACRON Président de la République

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VIGI. aurait aimé souhaité un joyeux Noël et une bonne année 2018 à tous les personnels de la Police Nationale.

 

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VIDEO. Les chiffres de la délinquance reflètent-ils la réalité ?

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Le reportage de l'oeil du 20h est ici.

Nous avons saisi Monsieur Eric MORVAN, directeur général de la Police Nationale, pour que nous soyons destinataire de l'audit. 

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VIGI. entendue : le Parquet fait appel de la décision

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Vendredi 8 décembre 2017 le Tribunal d’Alès a relaxé le porteur d’un t-shirt incitant au meurtre de policiers.

 

Pourtant en se fondant sur l'article 24 de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, l'auteur de cette infraction risque « cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ».

 

VIGI. a saisi le Ministre de l'Intérieur.

 

« Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse » Proverbe

 

Il nous a confirmés, que le nécessaire avait été fait et que le Parquet faisait appel de la décision.

 

Nous nous montrons régulièrement critiques envers notre Institution, mais nous savons aussi saluer l’action de notre Ministre, quand il prend en considération l’intérêt des policiers.

 

Merci à Monsieur COLLOMB d’avoir trouvé, cette fois-ci, un moyen et non une excuse.

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2017 : un 50ème collègue vient de mettre fin à ses jours

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De nouveau un collègue vient de nous quitter, non tué par un criminel mais broyé par notre Institution.

 

Nos pensées vont à sa famille et ses proches.

 

Pendant que nos collègues meurent, les institutionnels en place se réunissent au chaud à la DGPN, pour refaire le monde, loin de la réalité de terrain et de notre quotidien.

 

Combien de suicides faudra-t-il pour qu’ils sortent enfin du déni et prennent des mesures autres, que la date de leur prochaine réunion pour compter les morts ?

 

 

« Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse ». Proverbe

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L’Institution Police Nationale « TUE » !!!

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Trois de nos collègues de suicidés ces 15 derniers jours, portant le nombre de collègues ayant réussi à mettre fin à leurs jours, en 2017, à 49. Reposez en paix collègue CRS, du commissariat d’Alençon et du SDLP. Toutes nos pensées accompagnent leurs familles, leurs amis, leurs proches, leurs collègues.

 

La seule décision de la réunion du 24 novembre 2017 entre la haute hiérarchie et les hauts "pontes" des syndicats dits représentatifs, présidée par le Ministre de l’Intérieur a été de décider d’une nouvelle réunion demain 14 décembre 2017 avec les mêmes acteurs, mais cette fois une nuance, ce sera le Directeur Général de la Police Nationale, qui présidera.

 

Pendant que ces Mesdames et Messieurs discutent entre eux et vont de réunionite en réunionite, nos collègues meurent.

 

Nous avons demandé à participer à la réunion de demain, car nous avons des solutions concrètes à apporter, mais le Ministère de l’Intérieur trouve plus important de ne pas « froisser » les syndicats dits représentatifs, que de sauver les vies de nos collègues.

 

Il faut dire que même quand nous avons déposé plainte contre Messieurs VALLS et CAZENEUVE, pour leurs fonctions en tant que Ministre de l’Intérieur, le 15 septembre 2015, auprès de la Haute Cour de Justice de la République en écrivant que :

 

Pour faire taire un agent devenu gênant, l’administration laisse la hiérarchie policière intensifier le harcèlement moral, pouvant laisser croire qu’elle veut pousser au suicide « le contestataire ». Cette pratique ressemble fortement à un assassinat." Le ministre de l'intérieur ne prend aucune mesure sérieuse pour lutter contre le harcèlement au travail et prévenir les burn-out, les tentatives de suicides ou les suicides et la situation s'est même aggravée depuis la parution de ce tract.

 

La conclusion de la commission des requêtes de la Haute Cour de Justice de la République considère que "les faits exposés (...) n'apparaissent pas caractériser à l'encontre de Messieurs CAZENEUVE et VALLS la condition exigée par l'article 223-1 du code pénal (...) ; que la plainte sera classée."  Comme 97% des plaintes examinées par cette cour, les dizaines de plaintes contre Messieurs CAZENEUVE et VALLS ont été classées sans suite, sans possibilité de recours.

 

Nous avions minimisé infraction avec « mise en danger volontaire de la vie d’autrui » pour avoir une chance que la plainte aboutisse, dans un pays où la Justice est à deux vitesses, suivant que l’on est riche et puissant ou pauvre et misérable. 

 

Par ailleurs, en proposant trois jours de carence, les sénateurs ont envoyé un « signe fort » aux personnels de la Police Nationale, qui subissent des conditions de travail dégradées, qui se traduit par une « épidémie » de suicides. Maintenant il faudra choisir entre soigner sa dépression/son burn-out et nourrir sa famille. Un grand merci aux sénateurs de soutenir l’action de notre institution pour pousser le plus grand nombre de collègues au suicide, pour faire des économies « définitives ».

 

Pourtant avec une vraie volonté de prévention entre 1980 et 2010 le taux de suicide de nos collègues de Québec a baissé de 78%, alors qu’en France, il reste stable. Si l’on veut prendre des mesures qui marchent c’est possible, donc stop à l’hypocrisie et au déni, qui « assassinent » nos collègues.

 

Le Docteur Martin NORMAND, qui a mis en place ce plan de prévention Outre Atlantique a déclaré au cours d’une conférence filmée :

 

« Le suicide, c’est un peu comme le terrorisme. On sait que ça peut arriver, on ne sait pas quand, on sait que quand ça arrive, c’est une catastrophe. Regardez toutes les mesures qu’on met en place pour lutter contre le terrorisme, il faut en mettre autant pour lutter contre la prévention du suicide car c’est un phénomène présent dans nos organisations l’expérience du Service de Police de la Ville de Montréal montre qu’on faire la différence ».

 

Sauf qu’en France, si rien n’est fait pour empêcher le suicide des policiers, tout est mis en œuvre pour que le terroriste Salah ABDESLAM ne se suicide pas à Fleury-Mérogis. Une fois de plus, les délinquants et les criminels sont protégés et RIEN pour les victimes.

 

VIGI. invite les médias à une conférence de presse, demain 14 décembre 2017 à 10h00, place Beauvau, pendant la réunion « officielle », qui ne fera qu’une fois de plus, un triste bilan macabre du nombre de collègues s’étant donné la mort, en attendant la prochaine réunion.

 

« Les faits ne cessent pas d'exister parce qu'on les ignore »

 Aldous Huxley

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STOP AU « FOUTAGE DE GUEULE » de nos élus

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« Je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager », a déclaré une Députée LREM dans l’Opinion.

 

 

VIGI. tenait à lui rappeler quelques points de comparaison avec les policiers, qui assurent la sécurité de tous, y compris la sienne.

 

 Les personnels de la Police Nationale se sont engagés par conviction à défendre le peuple et les valeurs de la République.

 

 

Malheureusement nous sommes de plus en plus détournés de nos missions pour protéger les intérêts de quelques-uns, qui rendent très actuel le proverbe « le roi est au-dessus des Lois » car c’est lui qui les faits et qu’il pourra les changer selon « son bon plaisir ».

 

 

« De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui le font en silence » Chamfort

 

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SCANDALEUX !!! Les sénateurs qui ne viennent pas « bosser » instaurent 3 jours de carences pour les fonctionnaires

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Le Sénat a décidé de ne pas réinstaurer 1 jour de carence dans la fonction publique, mais 3 !!! Qui dit mieux ?

 

Un « signe fort » envoyé aux personnels de la Police Nationale, qui subissent des conditions de travail dégradées, qui se traduit par une « épidémie » de suicides. Maintenant il faudra choisir entre soigner sa dépression/son burn-out et nourrir sa famille. Un grand merci aux sénateurs de soutenir l’action de notre institution pour pousser le plus grand nombre de collègues au suicide, pour faire des économies « définitives ».

 

D’ailleurs, VIGI. constate que le 11 décembre 2017, il manquait « quelques » sénateurs (voir photo). En conséquence VIGI. demande au nom de l’Egalité et de l’Exemplarité, l’instauration de journées de carence pour les sénateurs qui ne viennent pas travailler.

 

Toujours au nom de l’Egalité si chère à nos sénateurs, VIGI. demande que la réforme ne s’arrête pas là pour les personnels du Ministère de l’Intérieur et plus particulièrement pour ceux de la Police Nationale, avec la mise en place :

 

  • Un 13e mois, voir aussi le 14e selon les conventions des grosses entreprises,

 

  • Un CE, car il n’y en a pas malgré que nous soyons + de 140 000 personnels

 

  • Des chèques restaurant, qui permettent aussi de remplir son caddie de course,

 

  • Une mutuelle digne de ce nom et prise en charge à 50% par l'administration,

 

  • Le jour de carence payé par le Ministère de l’Intérieur, voir si on passe ensuite à 3 jours, qu'ils soient pris en charge a minima comme dans les grosses entreprises, avec un % selon l'ancienneté du travailleur dans la boîte,

 

  • Des heures de nuit payées double et non 0,97€,

 

  • Des jours fériés payés triple,

 

  • Des heures supplémentaires majorées de 25%, puis 50%,

 

  • Que nous puissions accéder au prud’homme pour nous défendre...

 

 

En bonus le Sénat a supprimé une partie de la compensation de la hausse de la CSG pour les agents publics, tout en augmentant de 40% la rémunération des maires des villes de plus 500000 habitants, mais aussi de celle des présidents de région et de département. Bravo à eux. Prendre aux pauvres pour donner aux riches. En cela ils sont en accord avec leurs homologues de l’Assemblée Nationale qui ne fiscalisent par leur Indemnité Représentative de Frais de Mandat (IRFM), mais l’Indemnité Journalière d’Absence Temporaire (IJAT) des CRS.

 

« Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent »

George ORWELL

 

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Le porteur d’un T-shirt « Un bon flic est un flic mort » relaxé

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Vendredi 8 décembre 2017 le Tribunal d’Alès a relaxé le porteur d’un t-shirt incitant au meurtre de policiers.

 

 

Pourtant en se fondant sur l'article 24 de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, l'auteur de cette infraction risque beaucoup plus que RIEN :

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